Pulp Club

Blog commun de Bloggeurs Avertis

30 juin 2009

Playlist Summer

En ce début d'été, le Pulp Club vous propose une sélection de morceaux de leurs choix. Une playlist légère, rythmée, parfaite à écouter au bord de la piscine ou au boulot pour ceux qui ont moins de chance (les vrais veinards étant ceux qui bossent au bord d'une piscine ^^)

La Playlist d'Aecia

 


Découvrez Gossip!

 

Jealous girl - The Gossip: Au risque de répéter ce que j'ai dit dans mon article précédent, je trouve que ce groupe a une belle énergie et cette chanson par la même occasion. En plus, j'aime bien les paroles.

Whatever happened to my rock'n roll - Black Rebel Motorcycle Club: Ils tournent souvent sur I-Tunes ceux-là, et cette chanson en particulier. J'adore l'énergie (encore une fois) le rythme, la voix. Et elle a le mérite de me donner envie de bouger, ce qui n'est pas rien.

Je veux tout - Ariane Moffatt:  Ca casse pas trois pattes à un canard, mais j'aime bien.

Fuck You - Lily Allen: Ou l'art de faire une chanson qui balance avec un sourire de peste. J'adore!

Mr Writer - Stereophonics: Difficile d'en choisir une seule parmi le lot de bonnes chansons. Si j'ai opté pour Mr Writer, c'est parce que j'adore la voix du chanteur sur cette chanson.

La Playlist d'Aerials

 


Découvrez Kasabian!

 

1. Kasabian – Underdog : le titre phare du dernier album de Kasabian que j’ai acheté récemment. J’écoute ce morceau au moins trois fois par jour en ce moment, je ne vais pas tarder à devenir cinglée.

2. A Perfect Circle – The Package : un morceau que Rael me passe à chaque fois que je suis dans sa voiture. « Non, c’est pas Tool mais c’est presque ça ! » j’ai finalement réussi à trouver le titre alors j’en profite.

3.  PJ Harvey – Good Fortune : J’ai commencé à écouter PJ Harvey relativement récemment (j’ai tellement de lacunes à combler) et j’ai bien accroché à l’album Stories from the city, stories from the sea. J’ai choisi Good Fortune parce que c'est vraiment ce dont j'aurais besoin en ce moment.

4. Eels – Woman driving, Man sleeping : un morceau pas exceptionnel mais c’est celui qui vient après Fresh Feelings sur l’album alors je commence à le connaître par cœur et à me surprendre en train de le fredonner.

5. Placebo – Blue American : une de mes chansons préférées de Placebo sur Black Market Music. Bien qu’un peu répétitive, j’adore son ambiance particulièrement triste. De quoi se taper une bonne petite déprime de 3min30.

La Playlist de Zofia

 


Découvrez Émilie Simon!

 

1. Fleur de Saison - Emilie Simon : parce que j'aime cette fille, ces textes acidulées et ces mélodies

2. Billie Jean - Michael Jackson : à l'approche de l'été un classique qui revient souvent mais qui est toujours aussi bon avec le son bien fort ;-)

3. Leurs Echines - Romain Humeau : dans l'ensemble, j'aime beaucoup Romain Humeau et c'est toujours dur de n'en garder qu'une seule

4. Heavy Fuel - Dire Straits : un vieux classique j'ai envie de dire, ça faisait longtemps que j'en avais pas écouté et ça fait bien plaisir d'y revenir

5. Hello - John Butler Trio : découvert y a pas longtemps et j'adore ! :-)

La Playlist de Clownface

 


Découvrez Archive!

 

_Archive : System
Une jolie jeune fille m'a fais découvrir le groupe, et celle-là, elle fonctionne super bien!!!
_Beastie Boys : Sabotage
Un classique, l'entendre sur Star Trek a été un bonheur sans nom, et c'est un des meilleurs clips jamais fais !!!
_Eminem : We made you
Elle me fais marrer cette chanson, et je trouve le bonhomme plutôt doué niveau paroles.
_David Bowie : The man who sold the world
Une des meilleures chasons jamais faites, tout simplement.
_Propellerheads - Shirley Bassey : Goldfinger remix
Je suis fan de Bond, et de la musique des Bond, et y'a tout un tas de bons remix, mais avec Shirley Bassey, c'est quand même la classe !!!

La playlist de Rael

 


Découvrez Foo Fighters!

 

Learn to fly - Foo fighters (These nothing left to lose) Cette chanson rentre dans la catégorie des "chansons magiques", un rythme porteur, une mélodie qui reste, un refrain efficace, et des paroles qu'on retient... Bref, c'est magique... Merci à David Chaussure de nous prouver qu'on peut être batteur dans un groupe mythique, et faire bien mieux quand on passe aux commandes...

King of speed - Archive (Controlling crowds) Alors que l'on s'extasie sur bullets qui est, je dois l'avouer, assez géniale, on oublie parfois cette chanson qui est, elle aussi, assez énorme. De toute façon, cet album est un pur bijoux que je ne me lasse pas d'écouter, peut être le plus équilibré des albums d'Archive...

La chaleur - Noir désir (Dies irae) En ce moment je me refais les albums de Noir désir. Désir avoué d'un nouvel opus... Souvent un groupe se transcende en live, et à l'écoute de cette double galette, on ne peut que le confirmer: Puissant, nerveux, à la limite de la syncope, le groupe donne toute ses tripes.

La nuit et le jour - Luke (Les enfants de saturne) Parce qu'elle fait partie des chansons sur lesquelles je m'excerce pour tenter de progresser à la batterie...

Wake the dead - The used (Lies for liars) J'aime beaucoup l'énergie qui se dégage de cette chanson, avec un passage ballade hallucinant tellement il fait tache au milieu... Bref, du grand n'importe quoi comme on en attend de la part des used...   

La Playlist d'Aïollywood

 


Découvrez Birdy Nam Nam!

 

Mes choix :

Une playlist qui diffère sérieusement des précédentes, puisqu'elle est tournée essentiellement vers les musiques électroniques...

1) Birdy Nam Nam "Abbesses" : tout simplement un missile ce morceau.
2) Tricky : Issu de Massive Attack, il nous propose un projet solo plus que convaincant. L'art du trip hop.
3) Portishead : Grand classique, pas d'originalité, mais encore du très bon trip hop.
4) Kaly Live Dub : Un dub électronique bondissant ! Enorme en concert.
5) Sidilarsen : Non dispo sur Deezer, donc je file le lien sur Wizz Music (le morceau part tout seul). Métal/Electro explosif. Y'a t-il une chance de retourner la France ??
www.wizzmusic.com/sidilarsen/music/retourner_la_france.htm

playlist de little flea


Découvrez Emilíana Torrini!

j'ai découvert emiliana torrini chez taratata et ça me plait bien. fuck you et starter me trottent dans la tête depuis un bon moment! les deux autres sont issues de la bo de goodmorning england film qui m'a bien plu!

Playlist de Petiteconne


Découvrez Eiffel!

26 juin 2009

Petite breve: Michael Jackson est mort

J'ai beau ne pas être fan, cela m'a fait quelque chose, ce matin, d'apprendre que le roi auto proclamé de la pop était mort d'une crise cardiaque... Cela m'a fait quelque chose parce que, plus jeune, j'adorais ce qu'il faisait. Rapidement, je suis passé à autre chose, mais quand même, selon moi Thriller et Bad resteront toujours deux albums monstrueux. On peut lui reprocher pas mal de trucs, mais il faut lui reconnaitre qu'il a mené une carrière flamboyante jusqu'à la fin des années 90... Après ça s'est gâté...

Bref, voilà, Michael Jackson est mort à 15 jours de son retour sur scène...

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24 juin 2009

Sur la route

ontheroadSur la route, c’est l’histoire de Sal Paradise. De Sal et de son pote Dean Moriarty, l’élément perturbateur.
C’était dans l’après-guerre, une histoire d’allers-retours d’Est en Ouest, et même parfois jusqu’au Sud. Une histoire chaotique comme une route de montagne, explosive comme un excès de vitesse sur l’autoroute, rapide comme quand Dean bloque la pédale d’accélérateur, les cheveux au vent, à conduire une décapotable volée.
Ce livre est un livre de voyages, de quête initiatique, de chemins parcourus. Dans un style nerveux, où les phrases se bousculent les unes derrières les autres, rajoutent une virgule pour se prolonger et se perdre dans les méandres du récit.
Désordonné, un peu confus mais toujours vivant, vivace, prenant.
On se dit qu’on prendrait bien la première voiture venue et qu’il serait agréable de tailler la route. Mais pour nous, jeunesse du 21ème siècle, il ne faudrait pas seulement tracer la route mais remonter le temps. Revenir à l’époque du bop, des routes désertes, du plein d’essence à 3 dollars, de l’absence de radars, de chômage, de l’insouciance du lendemain.
Bref en plus d’être culte, ce livre a le mérite de nous faire voyager, certes par procuration mais voyager quand même. Ça fait envie, comme un air de regret d’être né à une période foireuse.
430 pages de kilomètres, sans un moment de calme pour reprendre son souffle. C’est parfois un peu fatiguant à lire, d’autant qu’il y a énormément de personnages et qu’il faut arriver à suivre. Mais ça rend bien cette ambiance fiévreuse qu’ont l’air de vivre les personnages pendant ces années débridées.
Par contre, j’ai trouvé que ça finissait de façon un peu spéciale. Pas tellement le roman en fait mais plutôt la relation entre Dean et Sal, relation vraiment particulière dont on arrive jamais à savoir ce qu’il en est vraiment.
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman, j’ai du le commencer deux fois, tellement c’était dense, fourni, riche de descriptions d’un paysage complètement inconnu de moi.
Ça a le goût de la nostalgie du souvenir, mais celui vibrant de la jeunesse libre. Une sorte de Las Vegas Parano en plus profond et plus spirituel.

Enfonçons-nous dans la nuit occidentale à la suite de ces mauvais garçons au cœur pur, « enfants de la nuit bop » ; tricheurs d’Amérique et aussi d’ailleurs, hurlant leur peine, et que « Personne n’écoute là-haut » - extrait de la préface de Michel Mohrt de l’édition Folio

« La ville de Gregoria était devant nous. Les gars dormaient et j’étais seul au volant de mon éternité et la route filait droit comme une flèche. Ce n’était pas comme si j’avais roulé en Caroline, ou au Texas, ou en Arizona ou en Illinois ; mais comme si j’avais parcouru le monde et les lieux où nous irons finalement quêter les leçons des Indiens Fellahs de l’univers, essentielle engeance de la primitivité fondamentale, humanité gémissante qui entoure d’une ceinture la bedaine équatoriale de la terre depuis la Malaisie jusqu’à l’Inde, le sous-continent immense, à l’Arabie, au Maroc, aux déserts et aux jungles identiques du Mexique et, par-dessus les flots, jusqu’en Polynésie, au Siam mystique de la Robe Jaune et autour, tout autour, si bien que l’on entend la même lugubre lamentation le long des murs pourris de la Cadix d’Espagne qu’à douze mille milles de là dans les abîmes de Benares, la Capitale du Monde. Ces gens étaient indubitablement des Indiens et les Panchos du stupide folklore de l’Amérique civilisée ; ils avaient des pommettes saillantes et des yeux bridés et des manières fort douces ; ce n’était pas des pantins, ce n’étaient pas des clowns ; c’étaient des Indiens pleins de grandeur et de gravité, la source même de l’espèce humaine qu’ils avaient engendrée. Les migrations sont chinoises mais la terre est chose indienne. Essentiels, tels des rocs dans le désert, ils se dressent dans le désert de « l’histoire ». Et ils savaient cela tandis que nous passions, tels des Américains vaniteux et richards qui venaient apparemment faire la foire sur leurs terres : ils savaient qui était le père et qui était le fils de l’antique vie sur cette terre et ils se gardaient de tout commentaire.
Car, lorsque viendra le temps de l’anéantissement pour le monde de « l’histoire » et que l’Apocalypse des Fellahs luira de nouveau comme tant de fois auparavant, le peuple aura le même regard fixe au fond des cavernes du Mexique et le même regard au fond des cavernes de Bali où tout a commencé et où Adam fut allaité et initié à la connaissance. Tel était le cours de mes pensées tandis que je conduisais l’auto jusqu’à Gregoria, ville brûlante et cuite par le soleil. »

Sur la route, Jack Kerouac, pages 396 et 397, éditions Folio

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23 juin 2009

Music For Men - (The) Gossip

Gossip

Je ne sais pas, peut-être que vous connaissez déjà ; c’est que j’ai très souvent un train de retard concernant la musique.
Toujours est-il que j’ai découvert ce groupe hier. C’est tout récent pour moi et j’ai bien envie de vous faire partager. 
Donc, Gossip (ou The Gossip, je sais pas trop en fait) est (selon wikipédia) un groupe de rock indépendant, punk blues tout droit venu des USA et est composé de Beth Ditto (chant), Nathan (guitare) et de Hannah Billie (batterie).
Le groupe, assez connu grâce au tempérament (bien trempé) de la chanteuse, ainsi qu’à sa corpulence atypique (dans le monde du showbiz), a vraiment commencé à avoir du succès avec Standing in the way of control, sorti en 2006.
Le 22 Juin, est sorti Music for men, le petit dernier. Music_for_men
Ce qui m’a le plus frappée dans cet album c’est la voix de la chanteuse, je la trouve puissante et énergique. De plus, je trouve que le rythme donné par la batterie ajoute un petit  quelque chose, comme du relief aux chansons. Je ne suis pas une experte en musique, et encore moins en batterie, mais j’ai pas l’impression d’avoir entendu ça souvent. (ou alors, je n’écoute pas les bons groupes, ce qui est possible aussi)
Dans cet album, la chanteuse y parle beaucoup de sa façon de voir le monde, son rapport à l’amour (la difficulté de vivre un amour longue distance, de concilier groupe et vie privée, notamment dans Heavy Cross, qui est aussi le premier single) ainsi que de ses influences. (Pop goes the world)
Pour résumer, j’aime bien cet album, j’aime bien son énergie et ça me donnerait presque envie de danser.
Et finalement, pour avoir fouillé un peu le net à la recherche d’infos sur ce groupe, je ne peux que souligner l’excentricité de Beth. C’est vrai que parfois elle fait un peu trash comme fille, mais en même temps, je la trouve tellement libérée et sûre d’elle que ça me plait. Et en plus de danser sur ses chansons, elle me donnerait presque envie de la voir en concert.
Comme les chansons ne sont pas encore sur Deezer, je vous laisse le clip de Listen up ! (le single de Standing in the way of control)
Enjoy !

21 juin 2009

Mais qu'est ce que le Ig Nobel Prize?

2007_prizeVous connaissez le très officiel et rudement sérieux Prix Nobel, décerné par l’Académie Royale des sciences de Suède, mais connaissez-vous son cousin, le parodique Ig Nobel Prize (prononcé approximativement comme "ignoble" en anglais) ?
Ce prix (peu convoité, bizarrement) présenté à l’université Harvard récompense chaque année depuis 1991 des chercheurs, écrivains, économistes ou encore hommes politiques,  pour leurs travaux saugrenus, parfois admirables mais souvent complètement stupides, dans des domaines à la fois variés et insolites.
De manière officielle, le Ig Nobel Prize est décerné à des personnes dont les travaux "ne peuvent ou de doivent pas être reproduits" car jugés inutiles, ridicules voire même nuisibles.

Le palmarès 2008 est plutôt sympathique:

Nutrition : revient à Massimiliano Zampini, de l’Université de Trente et Charles Spence de l’Université d’Oxford pour leurs recherches sur la sonorité de la nourriture.

Paix : le prix est décerné au comité d’éthique sur la biotechnologie non-humaine de la confédération helvétique pour avoir établi légalement que les plantes avaient une dignité.

Archéologie : Astolfo G. Mello Araujo et José Carlos Marcelino de l'Université de São Paulo, pour avoir mesuré les effets nocifs du tatou sur le contenu des sites de fouilles archéologiques.

Biologie : Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse pour avoir découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.

Médecine : Dan Ariely (Duke University) qui a démontré qu’un placebo au tarif très élevé était plus efficace qu’un placebo au prix peu élevé.

Sciences cognitives : Toshiyuki Nakagaki (université d’Hokkaido), Hiroyasu Yamada (Nagoya), Ryo Kobayashi (Hiroshima), Atsushi Tero de la Japan science and technology (JST/Presto), Akio Ishiguro de l’université Tohoku et Ágotá Tóth de l’université de Szeged en Hongrie, qui ont découvert que les mycétozoaires pouvaient trouver la sortie d'un labyrinthe.

Économie : Geoffrey Miller, Joshua Tybur et Brent Jordan de l’université de New Mexico pour avoir découvert que le cycle d’ovulation d’une danseuse de danse-contact pouvait avoir un effet sur le montant de ses pourboires.

Sciences physiques : Dorian Raymer, des observatoires océaniques de l’institution Scripps et Douglas Smith de l’Université de Californie à San Diego, pour avoir prouvé mathématiquement que les tas de cheveux, de cordes ou de presque n’importe quoi d’autre finissaient inévitablement par s’emmêler en nœuds.

Chimie : à Sharee A. Umpierre de l’université de Puerto Rico, Joseph A. Hill, des centres de fertilité de Nouvelle-Angleterre et à Deborah J. Anderson de l’université de médecine de Boston et de la Harvard medical school pour avoir démontré que le Coca-Cola était un spermicide efficace. Le prix est aussi remis aux chercheurs taïwanais Chuang-Ye Hong, C.C. Shieh, P. Wu, et B.N. Chiang qui ont de leur côté établi que le Coca-Cola n’était pas un spermicide efficace.

Littérature : David Sims, de la Cass Business School (Londres) pour son étude joliment écrite et intitulée You Bastard: A Narrative Exploration of the Experience of Indignation within Organizations. (traduction approximative : Espèce de salaud ! Une exploration narrative de l’expérience de l’indignation au sein des organisations).

En vrac, deux trois petites pépites des cérémonies précédentes:

En 2001:

Aviation: Patricia V. Agostino, Santiago A. Plano et Diego A. Golombek de l'Université Nationale de Quilmes, en Argentine, pour avoir découvert que le Viagra aidait les hamsters à se remettre d'un décalage horaire.

Paix: The Air Force Wright Laboratory, à Dayton, pour leur travail de recherche et développement sur une arme chimique, la « bombe gay », qui rend les soldats ennemis sexuellement irrésistibles pour leurs frères d'armes.

En 1993:

Mathématiques : Robert Faid de Greenville, Caroline du Sud, fidèle voyant en statistiques, pour avoir calculé les chances exactes (710 609 175 188 282 000 contre 1) que Mikhaïl Gorbatchev soit l'Antéchrist.

Médecine : James F. Nolan, Thomas J. Stillwell, et John P. Sands, Jr., miséricordieux hommes-médecins, pour leur douloureux mémoire de recherche, « Gestion correcte d'un pénis coincé dans une fermeture éclair ».

Et pour finir, en 1991:

Physique : Thomas M. Kyle, authentique farceur, pour sa découverte de l'élément le plus lourd de l'univers, l'Administratium, qui comprend un neutron, huit neutrons-assistants, 35 vice-neutrons et 256 vice-neutrons-assistants.

(source: Wikipedia)

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19 juin 2009

Tout est sous contrôle, comment peut-on sauver un thriller

Thomas a beau être un ancien militaire, il a des principes. Oui monsieur. Alors quand on lui demande d'assassiner quelqu'un, il refuse, c'est un gentleman, il ne mange pas de ce pain-là. Cependant, il se dit qu'il pourrait aller prévenir la cible qu'on lui a désigné afin d'éviter à celle-ci d'éventuels désagréments. L'idée n'est pas mauvaise, ce qui en résulte l'est bien plus.

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L'avis d'Anto :
Quand j’ai su que Hugh Laurie avait écrit un livre, j’étais toute contente. Quand j’ai lu la quatrième de couverture, j’étais toute contente.  Quand j’ai commencé à lire le livre, j’étais toute contente.  Mais malheureusement, au fil des pages tournées, j’étais de moins en moins contente.

Si cette intrigue de départ était plutôt alléchante et attirante, elle se révèle être en fait un vrai imbroglio ; et malgré une écriture assez agréable et souvent très drôle, il m’est arrivé à plusieurs reprises de revenir en arrière, car j’avais l’impression d’avoir oublié de lire des paragraphes.

En même temps, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce livre, car quand je le lisais, je prenais vraiment du plaisir à le faire, mais d’un autre côté, il m’arrivait de décrocher pendant quelque temps sans vraiment avoir envie de connaître la suite de l’histoire.

Je trouve ça dommage. D’autant plus que certains passages sont vraiment délectables. On retrouve l’humour noir, le cynisme du Docteur House. Mais sans dire que ce livre a été écrit par le médecin, on peut se douter que Hugh Laurie a apporté beaucoup de sa personnalité pour donner forme à se personnages fictif.
Je ne pense pas non plus que ça soit un mauvais livre, juste que je n’ai pas bien accroché. Mais je suis presque sûre que si vous êtes fan de ce médecin cynique et sans trop déontologie, alors vous aimerez très certainement ce livre.

L'avis de Clownface
:
L'acteur de Dr House, Hugh Laurie a écrit un roman. J'aime beaucoup le show, mais également son interprète. Surtout en apprenant que le-dit roman fut écrit avant House (sous-entendu, pas écrit pour profiter de la notoriété).

Le récit débute de manière brutale, mais avec cet humour typiquement anglais, très bon point. Thomas Lang est un personnage très réussi, très anglais dans le ton et dans l'attitude. Ce récit policier se lit avec un plaisir non-dissimulé, avec un second degré qui fais passer le tout. Mais, c'était trop beau, notre personnage est tout d'un coup sorti de sa petite affaire et de son Angleterre natale, pour se retrouver dans une grosse, grosse machination mondiale, orchestré par pleins de gens, très, très méchant et très, très riche. Et là, c'est le drame, on se retrouve dans un thriller.

Cependant, trois points en sont venus à me rendre ce roman sympathique. Déjà, le personnage ne perd rien de son humour, et c'est hautement rafraîchissant. Ensuite, ça ne se prend pas au sérieux, les personnages se prennent au sérieux, mais c'est désarmorcé par des situations ils paraissent ridicule. Enfin, on sort de la petite secrétaire qui du jour au lendemain devient un mix de Rambo et de McGyver, le personnage est aguerri aux situations qu'il rencontre et n'est pas un péquin lambda qui se retrouve au milieu d'un champ de guerre.

Je soulignerais ce qui me semble être de belles erreurs de traductions qui ne font qu'embrouiller encore plus le lecteur dans une histoire qui n'est déjà pas très simple. En bref, un roman de plage, sympathique, qui se lit vite, qui vous fera passer un bon moment grâce à son humour, qui malgré tout n'échappe pas à certains poncifs (l'histoire d'amour et la ribambelle de personnages par exemple),  mais qui passent bien si on est prêt à accepter certaines choses inhérentes au genre.

Posté par Clownface à 11:32 - Au menu - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 juin 2009

Coraline, un conte moderne et "creepy".

Coraline déménage et s'installe avec ses parents, loin de ses amis, elle veut cultiver un jardin, mais la pluie l'en empêche, une visite de la maison s'impose ! Elle y découvre une petite porte qui ne s'ouvre que pendant son sommeil, et qui donne sur un monde où ses parents et ses voisins sont bien plus extraordinaires.

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L'avis de Clownface :

coraline1Attiré par ce film pour trois raisons (l'animation, l'adaptation d'un roman de Gaiman, et le retour d'Henry Selick), je ne pût m'empêcher d'y courir à grand pas, avec cependant, une petite crainte, au vu de la promo axé autour du thème "par le réalisateur de L'étrange  Noël de monsieur Jack", alors que le monsieur ne se résume pas à ça.
Et quelle ne fût ma surprise, et mon bonheur de m'apercevoir que le fil n'était pas un ersatz de Nightmare before christmas. Au contraire, Selick s'est bien approprié le livre de Neil Gaiman, et la formule du conte. On a le droit à une réactualisation d'Alice aux pays des merveilles (dont Burton prépare une adaptation, comme quoi l'univers des 2 hommes est proche) à la fois drôle (vraiment très drôle), et relativement "creepy" (désolé, j'arrive pas à trouver une traduction qui englobe le terme et l'ambiance).
Le film pourrait apparaître comme étant uniquement pour les enfants, il n'en est rien (même si je suis un grand enfant), la forme du conte est vraiment respecté (c'est très rare par les temps qui courent) est intéressante. Vraiment un bon film, 1h40 de plaisir, d'émotions et en plus, vous pourrez encore sortir le petit cousin prétexte (la famille va vous adorer à force de le sortir).

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L'avis d'Aerials :
Ma première réaction en sortant de la salle a été de dire que je ne m'attendais pas coralineà ce que ce soit aussi bien!  Contrairement au jeune homme sexy précédent, je n'avais pas trois raisons pour aller le voir, et je ne me souvenais même que très vaguement de l'étrange Noël de Monsieur Jack. Donc au final j'y allais sans m'attendre à quelque chose de spécial.
Ce que j'ai apprécié dans ce film, c'est tout d'abord cette ambiance magique si particulière, très "Tim burtonienne", et le passage peu surprenant mais néanmoins efficace du rêve au cauchemar.
J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Coraline qui, je trouve, est très attachant et réaliste dans ses attitudes de jeune adolescente. Enfin, j'ai bien accroché à l'humour présent par petites doses tout au long du récit.
J'ai finalement passé un très très bon moment, donc petit cousin ou pas, je vous conseille vivement de courir le voir!!!

Le petit avis de Rael:

Mardi soir j'avais décidé d'emmener la gamine voir Coraline, parce que c'est Gaiman, et puis parce que le ticket pas cher c'est cool. Donc le film commence et mes yeux se ferment... Pas que le film soit mauvais, mais parce que j'étais défoncé. Mais comme le graphisme et l'ambiance sont extraordinaires, parce que la petite coraline est attachante et surtout parce que ca respire le Gaiman à plein nez, j'ai lutté, j'ai lutté pendant facile 45 minutes, après ça, la vague de sommeil était passé, et j'ai pu pleinement profiter de ce magnifique conte, que je trouve largement plus sympatique que môssieur jack. A voir absolument, mais prévoyez des Smarties pour la gamine...

l'avis de little flea : Après un oral pro d'espagnol rien de tel qu'une séance ciné! et puis c'est plutôt la gamine qui a voulu y aller! j'avais mes biscuits de la cure gourmande et de l'eau; déjà bon point puis ça a commencé et tout de suite je suis retournée en enfance: fille unique toute fine, dans son monde avec des parents présents mais pas toujours...et puis la phase onirique m'a vraiment rappelé des dessins que je faisais et des rêves d'enfant ! j'ai adoré le graphisme; j'ai vraiment aimé le passage (prévisible) du rêve au cauchemar et puis l'animation était super! la ptiote est attachante et ce n'est pas trop long; je ne me suis pas ennuyée du tout. et puis il n'y avait pas trop de gamins sauf un qui gémissait bizarrement devant moi! voilà comment on est agréablement surprise par un film qu'on a failli rater!

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17 juin 2009

Petite annonce: La sortie DVD de la semaine.

Coffret_Gurren_Lagann

Je vous en ai déjà parlé il y a quelques temps juste ici, mais il est bon de vous retoucher rapidement un mot de la superbe série Gurren Lagann, de Gainax. Pourquoi me direz-vous? Simplement parce que le premier volume de la série est disponible en dvd depuis hier chez Beez.

Deux éditions au programme: l'édition collector ci dessus, excessivement chère et ne contenant pas grand chose qui justifie un tel prix: 59.99 euros pour une boite à volet magnétique, permettant d'accueillir les trois dvd de la série, et contenant le 1er dvd, et trois goodies tout pourris.

Digipack_Gurren_Lagann_1

L'édition digipack quand à elle est plus intéressante: 39.99 euros pour 9 épisodes de la série, un digipack de qualité avec deux artworks au choix, un format italien (à l'horizontal), deux dvd, bref c'est la grande classe.

On se retrouve donc avec 210 minutes de programme de qualité, avec un doublage francais assez propre, même si la vo est préférable, tant les personnage sont expressifs... Pour vous dire comme ça démonte, j'ai vu la série, mais j'ai quand même acheté le digipack, et je n'achète jamais de coffret dvd...

Bref, vivement le prochain volume.

Posté par Rael à 09:23 - Ecran Géant - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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16 juin 2009

Les beaux gosses

560_119010Entre Confessions d’une accro au shopping, The Women et La nuit au musée 2, et les films qu’on n’a simplement pas envie d’aller voir, y’a pas grand-chose qui nous pousserait vers les salles obscures. Les amis, je crois bien que c’est la crise.
Mais peu importe j’ai envie de dire. J’ai fermé les yeux, pris le programme de mon ciné le plus proche et j’ai laissé faire le destin. Destin qui m’a emmenée voir Les beaux gosses, le premier film de Riad Sattouf. Pour ceux qui ne le connaissent pas et les autres, Riad Sattouf est l’auteur de bandes dessinées (Pascal Brutal et La vie secrète des jeunes).
Pour son premier film, Riad reprend le thème développé dans ses BD, à savoir l’adolescence des garçons.
Hervé a 14, c’est un ado moyen, au physique un peu ingrat et qui a pour principale occupation la branlette et sortir avec des filles. Enfin, sortir avec les filles est un bien grand mot, tant il enchaîne plus les râteaux que les conquêtes amoureuses. Faut dire aussi qu'Hervé est plutôt laid dans son genre et que les conseils de son ami Camel ("nourrit" aux films pornos choppés sur le net) ne sont pas très bons. Seulement, un jour, il se rend compte qu'il plaît à une fille. Et pas n'importe laquelle, une des plus belles filles de la classe.
C'est donc entouré de ses amis (pas très futes futes) et de sa nouvelle petite copine que Hervé va découvrir les joies de l'adolescence: les sentiments amoureux, la découverte du corps et tout et tout...
Le film n’est pas trop mal, mais il ne casse pas trois pattes à un canard. L’histoire est assez simple, les personnages plutôt dans l’air du temps. Rien de bien extraordinaire. C’est une chronique de la vie, quoi. Je dirais même que c’est un peu plat. Je ne me suis pas ennuyée, mais en même temps je n’étais pas emballée non plus. J’ai trouvé la fin un peu bizarre. J’avais l’impression que le réalisateur s’est dit « on va arrêter là, sinon ce film ne finira jamais » ; d’ailleurs, je ne suis même pas sûre que ce film ait une fin.
A ne pas aller voir, sauf si on n'a vraiment rien d'autre à faire et l'entrée gratuite. (Comme moi, quoi ^^)

Posté par Aecia à 10:00 - Ecran Géant - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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15 juin 2009

Live Report, Festival des Rocktambules 2009, Soirée Spéciale Comedia Provençala

12e édition pour le festival des Rocktambules de Rousson dans le Gard. Deux soirs pour lancer comme il se doit l’été, et surtout sauver un festival au bord du gouffre. En ce samedi soir, tous les regards sont tournés vers l’évènement régional qui va se tenir devant nos yeux : le show de la Comedia Provençala, constitué du Massilia Sound System et ses 3 projets solos.

                                         comedia_provencala

 La pression a pourtant été à son comble durant toute la journée. Jamais les Rocktambules n’ont été annulés, pourtant le ciel n’a vraiment pas été clément durant le weekend. Le premier soir a vu Enhancer s’arrêter à 00h30 de jouer et priver ainsi les festivaliers de toute la fin de soirée. Les orages, menaçants avant l’ouverture du deuxième soir, ont finalement éclaté plus loin. Comme si tout était écrit, un bon mistral se leva et écarta les derniers doutes…

 Les portes finissent par s’ouvrir à 19h. Une masse impressionnante de monde s’est déplacée ce soir. Les prés de Landas sont archi combles, nous avons rarement vu ça lors de ces dernières années. Faut dire que le groupe est de taille. Toute une région se retrouve en ces lieux pour assister au véritable show marseillais de 4h.

 Le petit groupe tremplin local qui lancera la soirée passera limite inaperçu. Symbio n’enflamme pas la foule, les festivaliers attendent sagement la Comedia.

Comme je sais que vous allez être vite perdus, je vous ai préparé une chronique avec une bouillabaisse marseillaise qui utilise les ingrédients propres au Massilia Sound System. Ses expressions et phrases propres seront sorties tel quel, tâchez de suivre ! Mais je pense à vous et vous ferez les traductions en temps voulu !

 Le principe de la Comedia Provençala est simple (vous allez vite comprendre) : le collectif du Massilia Sound System est à l’œuvre toute la soirée. Elle est lancée par les 3 projets solos de 50 minutes chacun, puis elle est terminée par le Massilia Sound System au grand complet pendant plus d’1h30.

 Le choix de passage est judicieux, l’aioli va méchamment monter au fil des minutes. L’aioli, qu’es aquo ? C’est l’ambiance, le mélange, la diversité, l’atmosphère. Plus l’aioli monte, plus l’ambiance gagne en température.

                           Papet_J_et_Rit

 Le premier groupe est Papet J Vs Rit, membre du Soleil Fx. La formule est acoustique, électronique, dub. Le répertoire est varié, allant du blues au reggae. Papet J (surnommé lo Papet car il est le plus vieux du groupe) a le micro et se pose en véritable MC (maître de cérémonie). Il impose le débat et se lance dans un concours de tchatche contre Rit. L’échange est net, sans relâche, le tout maîtrisé avec précision. Rit est un homme orchestre, il en impressionnera plus d’un. Percus, boîte à rythmes, guitare, harmonica, tout y passe. Il reproduit des sons de batterie et de basse avec sa bouche qui lui servent de base, puis remixe le tout en permanence. Le résultat est épatant, il créait la musique sur la place.

 Chansons militantes, on va y retrouver les mêmes idées véhiculées par le Massilia Sound System. Papet J & Soleil Fx nous aurons donc présenté les morceaux de l’album Papet-J.com, ainsi que son nouveau en préparation. Là où il mit définitivement le public dans sa poche, c’est lorsqu’il revisita des anciens morceaux du Massilia vieux d’il y a plus de 10 ans comme Connais-tu Ces Mecs ? ou alors une version acoustique de Pauvre de Nous sublime. Un régal.

     La soirée est lancée comme il se doit, chourmos et chourmettes au rendez vous. Quoi, vous ignorez ce qu’est un chourmo ?! Les chourmos font partis du Massilia Chourmo, association créée par le collectif du Massilia Sound System. Beaucoup de fans du groupe deviennent chourmos. Une chourmette, c’est pour une fille !

                            Moussu_T_e_lei_Jovents_01

   Quinze petites minutes et Moussu T e lei Jovents se prépare. On change totalement de registre. Le groupe est constitué de Moussu T, alias Tatou (deuxième MC du Massilia), de Blu (guitariste) ainsi que de Jam Da Silva. Moussu T a déjà acquis une certaine notoriété : 3 albums (Mademoiselle Marseille, Forever Polida et Home Sweet Home) où on se laisse tomber sous le charme. Ces trois gaillards revisitent la musique occitane et traditionnelle marseillaise. Marseille, La Ciotat, ses ports mis en chanson avec principalement comme instruments le banjo, la batterie, les percus. Les Rocktambules ne tardent pas à se faire embarquer dans ce voyage à la fois maritime et léger. Ils sont fiers de leurs terres, de leur pays, de la Méditerranée et de ses calanques, ça se voit. Mais ils n’hésitent pas non plus à dénoncer ce monde qui ne tourne plus rond…

      Cette musique pousse à la fête, indéniablement. A s’unir, à se mélanger. En occitan ou en français, Moussu T sait trouver les bonnes mélodies, choisir les bons morceaux. Mademoiselle Marseille pose le décor, Mar e montagna boulégante, A la Ciotat révélatrice ! Ca sautille de partout, « les papets, les minots, tout le monde boulègue ! ». Et c’est vrai. Un public unanime qui sera aux anges lorsqu’ils nous ressortiront (eux aussi) des incontournables du Massilia !
« Quelle est la spécialité de La Ciotat ?  Non ce n’est pas les pilotis ! C’est être frit confit !! »
Frit Confit à Marseille signifie être « débonze ». Toujours pas ? Frit Confit c’est n’être pas en forme au réveil à la suite d’une soirée un peu trop arrosée ! Quoiqu’il en soit, la reprise de Frit Confit aurait été le point culminant du concert, qui lui aussi, s’arrêta beaucoup trop tôt. Mais que voulez-vous, la soirée est longue.

                            oaistar210309d

      C’est la branche agitée du Massilia qui clôt les projets solos. Les énervés du Oai Star vont venir mettre leur bordel habituel. Depuis la mort de Lux Botté il y a tout juste un an, le navire du Oai Star a quelque peu changé. On retrouve Dj Kayalik aux platines, Buzz à la guitare électrique, Gari Greu (troisième et plus jeune MC du Massilia) au chant et désormais le tout nouveau fer de lance du groupe : Dub Mood, jeune dj suédois. Il vient apporter la recette au tournant amorcé du groupe. Fini le rock’n’roll, place au rock/électro marseillais. Dub Mood créait des sons électroniques uniquement avec de vieilles Gameboy et Atari, produisant des sons 8 bits ! C’est ce qu’on appelle la chip music, d’ailleurs bien perceptible à l’oreille !

      Oai Star a donc présenté une partie de son tout nouvel album Manifesta qui sort le 21  septembre prochain, avec un énormissime Je Veux Faire Brûler La Mer, un hilarant Chérie, C’est à Ton Tour de Faire La Vaisselle, ou de la provoc’ ouverte sur un morceau dédié à Sarko. Les pogos ont été violents, généralisés, et quelle furia collective sur le punk sale de Comme un Fumigène qui a offert un spectacle sensationnel : drapeaux marseillais et occitan au vent, la sécurité s’est vue complètement dépassée par les 6 fumigènes allumés dans la fosse durant le morceau ! Le Oai Star est passé comme un rouleau compresseur et a littéralement lessivé la foule… 15 minutes de pause bien mérité avant d’attaquer le dernier cap de la soirée : Massilia.

                            massilia_sound_system_03776

      Que dire de la copie rendue par Massilia ? Pas grand-chose. Tant Massilia a maîtrisé son sujet, en long, en large, en travers. Ça transpire le bonheur. On voit la cohésion entre les membres du groupe, ils ne se prennent pas la tête. Ils sont là pour le plaisir et aiment voir qu’ils rendent les gens heureux. Le raggamuffin marseillais a envouté Rousson, le public était acquis, dès le début.

  Massilia a joué quasiment l’intégralité de son dernier album, excepté Ton Balanlé et Lo Grand Tramblament. Les influences ragga, reggae, dub, sons digitaux proposent un melting pot qui en fait saute aux yeux : cet album est la synthèse des projets solos qui ont chacun apporté leurs touches, ainsi que l’évolution musicale voulue par Massilia. On ne peine pas à croire lorsque Papet J déclare que cet album a été le plus simple à réaliser.

  Massilia est fier de sa ville, Marseille est au cœur de ses chansons (Rendez Vous à Marseille, Marché du Soleil, Dimanche aux Goudes…). Le collectif marseillais, après désormais plus de 25 ans de route, n’est pas encore prêt à lâcher le micro (Massilia Fai Avans, De Longue, Lo Micro Es Romput…) et surtout garde toujours les mêmes idées (Oai e Libertat, Toujours, Laissa Nos Passar).

  Heureux de voir que Massilia n’a pas dérogé à son habitude : sur le morceau Vive le PIIM, le pastis est toujours distribué par le groupe ! Il n’a aussi  pas oublié ses débuts, puisque les incontournables ont été joués : gros bordel sur Stop The Cono, idem sur le mythique Commando Fada. Gari Greu a même réussi à faire allonger tous les festivaliers sur l’incontournable et indémodable compo Lo Oai ! Lo oai, c’est le bordel, le dawa, mais le bordel positif, qui vise à faire bouger les gens !

      Ce soir y’a pas dire, la Comedia Provençala, à l’image du Massilia Sound System, a foutu un sacré oai. Le Festival des Rocktambules n’est pas prêt d’oublier cette soirée.

Je l'ai copié-collé de mon blog, impossible de l'adapter à la police du Pulp... Autant pour moi !

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