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De Terrence Malick

 Avec : Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain…

 Terrence Malick est un cinéaste à part : Seulement cinq films en presque quarante ans de carrière, des stars prestigieuses qui se bousculent pour figurer au casting de ses long-métrages et un style inimitable. Après sa vision de la guerre (La ligne rouge) et sa version de Pocahontas (Le nouveau monde), Terrence Malick aborde la famille, et la difficile relation entre un père trop dur et son fils ainé.

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La première partie en déboussolera plus d’un : le film démarre par une tragédie puis s’évade aux confins du temps, avant de revenir sur l’histoire en elle-même. Vous voilà prévenu : Le film se veut une fois de plus contemplatif, et le scénario se déroule avec subtilité, à travers sous-entendus et non-dit. Chaque plan est un régal pour les yeux, un tableau composé avec soin. Tout y est travaillé, mais tout semble si naturel et simple. La vraie force de Terrence Malick, au-delà de sa capacité à raconter une histoire avec peu de mots, c’est sa science de l’image, son sens de l’esthétique et son amour pour la nature.

On saluera aussi le talent des acteurs. Brad Pitt est magistral en père trop dur, avec un jeu tout en repli sur lui-même. Le bonhomme semble complètement noué, et même s’il éclate par moment, il reste plein de retenue. Hunter McCraken, qui joue le fils ainé de Brad Pitt, est lui aussi prodigieux. Il déborde de mal être et ne sait comment l’exprimer, son regard est d’une intensité époustouflante.

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Au chapitre des déceptions : Sean Penn fait de la figuration. C’est d’autant plus regrettable quand on sait que le film faisait à l’origine plus de trois heures, et que l’heure amputé se concentre en grande partie sur son rôle. Il aurait été préférable (selon moi et après seulement un premier visionnage du film) de réduire la partie « création du monde » au profit de Sean Penn…

The tree of life est un film magnifique, porté par des acteurs talentueux. Il faut réussir à passer le cap de la première demi-heure plutôt vaporeuse, même pour un film de Terrence Malick.