Pulp Club

28 juin 2011

Le Pulp Club change de rue

Après plusieurs années dans le même coin, notre blog change de plateforme et migre vers Wordpress.

Pour nous retrouver (ou nous trouver tout simplement) rendez-vous ici :

Le Pulp Club

Les cocktails y sont toujours aussi bons, frais, et les serveurs accueillants ! Venez nous lire et nous faire partager vos envies comme vos avis !

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12 juin 2011

Life - Keith Richards

Keith Richards book cover Life

Aujourd'hui je vais vous parler de l'autobiographie du guitariste des Rolling Stones: Keith Richards. Ce pavé de 640  pages, sorti chez Robert Laffont, retrace la vie du bonhomme dans ses moindres détails, sans langue de bois et avec beaucoup d'humour. 

Je ne suis pas un spécialiste des stones, j'ai donc appris beaucoup de choses avec ce livre. De Keith Richards, on ne connait en général que ce que la "légende" veut bien que l'on retienne: Keith Richard est un mec borderline, plein de drogue et complètement délirant, une sorte de hyène sauvage dans le milieu du rock. En fait il n'en est rien, ce type est franchement lucide et plein de bon sens. Ainsi, il ne fait pas l'impasse sur son rapport à la drogue, qui l'a tenu la tête sous l'eau pendant des décennies. Il parle sans détour de ses multiples conflits avec la police, les gouvernements et les impots du monde entier. Il faut aussi la lumière sur ses rapports parfois tendus, parfois explosifs parfois presque amoureux avec Mike Jagger. Mais tout cela ne représente qu'une partie du livre. 

En effet "Life" est l'occasion de découvrir un gamin des rues, chétif profondement amoureux de la musique, un travailleur acharné, un type tiré vers le haut par ses idoles, pour l'essentiel des bluesmen noirs de la Nouvelle-Orléans. Keith Richard nous livre ses secrets de guitare, ses influences, les moments clés de sa vie, ses amours, ses amis, ses génies avec qui il a fini par jouer. Il nous parle de ses parents, ses enfants, sa famille, et laisse souvent la parole à d'autres personnes, pour compléter son point de vue. 

"Life" permet enfin, de dresser une histoire des Rolling Stones de l'intérieur. On suit le travail acharné de ce petit groupe anglais amoureux du blues US qui deviendra petit à petit un des piliers du rock moderne. De la misère aux chateaux, des caves humides aux stades immenses, Keith raconte la construction du groupe, la mort de Brian Jones, l'élaboration de chaque album, les tournées, les succès, les backstages, les excès, les périodes de doute. 

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Quand on referme finalement le bouquin, c'est avec regret. Richard est un mec touchant, intelligent et sacrément drôle. Ce morceau de musicien nous livre un bouquin extrêmement riche, bourré d'anecdotes, extrêmement bien écrit, même si certains passages sont un peu techniques. "Life" est un livre qui se parcourt avec l'intégrale des stones en fond. Un must!

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08 juin 2011

Supergod - Warren Ellis & Garry Gastonny

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Le décidement très bon éditeur Milady graphic (Scott Pilgrim!!!!) a sorti dans nos contrées la mini-série Supergod (Avatar press aux USA), scénarisée par Warren Ellis (Transmetropolitan, Planetary entre autre) et dessinée par Garry Gastonny (surement des trucs très biens mais j'ai jamais entendu parler de ce mec).

Supergod raconte, par le monologue d'un scientifique anglais, l'avènement des surhommes dans un monde crédible, mais surtout la destruction de ce monde par ces héros sans ame, ces armes surpuissantes que se lancent les gouvernements.

Le récit lorgne plus du côté de la science-fiction que du genre super héros. Même si Supergod se veut une sorte de réflexion sur le super héros, on n'y retrouve pas les archétypes, ni les enjeux propres au genre. Supergod parle de conquête spatiale, de la guerre froide, de la course à l'armement et des folies que peuvent perpétrer les hommes politiques et les scientifiques afin de dominer l'autre. 

Tout au long du récit du personnage principal, on découvre l'enchainement d'événements qui ont conduit à l'inévitable destruction. Le lecteur sait immédiatement que tout se termine mal, ce qui donne un aspect dramatique au récit. Dramatique ne signifie pas triste: Warren Ellis nous livre une vision cynique, avec un subtil équilibre entre désespoir et humour (noir). 

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Le récit est soutenu par un dessin propre, assez classique mais suffisament sombre pour véhiculer le désespoir de cette fin annoncée. 

Le bouquin est un peu cher (14.90) mais c'est un joli objet. Il y a de quoi lire, c'est beau, bien écrit et c'est Warren Ellis alors il faut lire Supergod. Vous allez pas commencer à chipoter sinon je vais me facher.

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18 mai 2011

The tree of life - Terrence Malick

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De Terrence Malick

 Avec : Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain…

 Terrence Malick est un cinéaste à part : Seulement cinq films en presque quarante ans de carrière, des stars prestigieuses qui se bousculent pour figurer au casting de ses long-métrages et un style inimitable. Après sa vision de la guerre (La ligne rouge) et sa version de Pocahontas (Le nouveau monde), Terrence Malick aborde la famille, et la difficile relation entre un père trop dur et son fils ainé.

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La première partie en déboussolera plus d’un : le film démarre par une tragédie puis s’évade aux confins du temps, avant de revenir sur l’histoire en elle-même. Vous voilà prévenu : Le film se veut une fois de plus contemplatif, et le scénario se déroule avec subtilité, à travers sous-entendus et non-dit. Chaque plan est un régal pour les yeux, un tableau composé avec soin. Tout y est travaillé, mais tout semble si naturel et simple. La vraie force de Terrence Malick, au-delà de sa capacité à raconter une histoire avec peu de mots, c’est sa science de l’image, son sens de l’esthétique et son amour pour la nature.

On saluera aussi le talent des acteurs. Brad Pitt est magistral en père trop dur, avec un jeu tout en repli sur lui-même. Le bonhomme semble complètement noué, et même s’il éclate par moment, il reste plein de retenue. Hunter McCraken, qui joue le fils ainé de Brad Pitt, est lui aussi prodigieux. Il déborde de mal être et ne sait comment l’exprimer, son regard est d’une intensité époustouflante.

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Au chapitre des déceptions : Sean Penn fait de la figuration. C’est d’autant plus regrettable quand on sait que le film faisait à l’origine plus de trois heures, et que l’heure amputé se concentre en grande partie sur son rôle. Il aurait été préférable (selon moi et après seulement un premier visionnage du film) de réduire la partie « création du monde » au profit de Sean Penn…

The tree of life est un film magnifique, porté par des acteurs talentueux. Il faut réussir à passer le cap de la première demi-heure plutôt vaporeuse, même pour un film de Terrence Malick. 

 

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14 mai 2011

Chronique "The Hypnoflip Invasion" Stupeflip (2011)

Sorti le 28 février dernier, les déjantés de Stupeflip, pardon le Crou, revenait avec son troisième opus "The Hypnoflip Invasion". De quoi boucler la triptyque entamée il y a 8 ans.

                             stupeflip_the_hypnoflip_invasion

4 ans passé sous silence, on se demandait si le Crou, après le bras de fer perdu face à BMG, s'en relèverait. Devenu le défouloir des médias, Stupeflip voyait subitement son élan stoppé net avec ses albums invendus ("Stupreligion") sous les bras. Mais au fond, la foi est restée intacte. Cette flamme, cette culture du "culte" a perduré. Il apparaît donc évident que c'est un groupe encore plus fort qui revient sur le devant de la scène en 2011.

Un doigt levé contre les majors : "le Stupeflip Crou ne mourra jamais"

"Plus fort" du moment où Stupeflip vient de crier un immense "merde !" aux yeux du monde : Stupeflip a sorti son album sans maison de disques. Le concept est une franche réussite : le groupe a demandé un acte de foi aux "adeptes" du groupe : donner 10€ chacun pour avancer les frais d'enregistrement... et sans avoir rien entendu d'un album qui ne sortirait que bien plus tard ! En échange, les souscripteurs ont 10€ de remise sur le pack (vendu 43€), comprenant une édition collector du Cd, un vinyle inédit (et non vendu séparément) et divers stickers, badges et affiches. Trois mois après sa sortie, son single "Stupeflip, vite !!!" a été propulsé en Single de la Semaine sur iTunes ! Il fallait le faire sans avoir l'appui d'une campagne promo de dingue derrière son cul.

Pour revenir à la musique, "The Hypnoflip Invasion" a été mixé au célèbre studio Ferber qui a vu passer des Manu Chao, Noir Désir, Claude Nougaro ou encore Alain Bashung. Précision nécessaire car d'après King-Ju, c'est le premier véritable album du Crou a être mixé (source : Discordance, 2011).

Et cela s'entend ! L'album est de loin le cd le plus soigné du Crou. L'ensemble est équilibré, cohérent, beaucoup moins à l'arrache que dans les skeuds différents. Stupeflip avec un son propre ? Ah. Étonnant. Peut-être le signe d'une certaine envie de se calmer, de grandir aussi. Même si le groupe continue à partir en "elliuoc".

Stupzik et addiction : la troisième ère du Stup

Entre hip hop, rock et punk, Stupeflip a désormais franchi un pas : les guitares saturées aux rythmes délurés ne sont plus qu'un vieux souvenir... C'est d'ailleurs très surprenant à la première écoute. Les samples ont envahi le son, les dominances sont à la fois très variées. Majoritairement hip hop, l'esprit punk n'est pas non plus refoulée. Les ambiances "pop" ou "années 80's" avec Pop Hip conservent bien entendu leurs places, l'album se veut aussi moins "noir". Plus positif, moins casse gueule, les capacités d'addiction des beats sont implacables. La "stupzik" du Crou prend ici tout son sens !

Le concept de ce "The Hypnoflip Invasion" est calqué comme une oeuvre cinématographique (idem sur les deux albums précédents) avec une introduction, des sons et un générique de fin. A propos des textes, Stupeflip ne s'est jamais vanté de trop se pencher sur ses textes, pourtant, beaucoup de compos sont hilarantes : "Gem lé Moch" avec ses "J'aime les moches : les vieilles, sous les yeux qui ont des poches ; les grosses, avec de la brioche ; les tons, avec des poils sous les guibolles ; les monstres qui n'ont pas besoin d'anti-vols" ou "Ce petit blouson en daim" très rétro "j'ai vu dans ce magasin ce petit blouson en daim, ah ouais c'est sûr, il m'ira bien ! [...] J'ai vu dans ce magasin cette fille aux jolis seins, j'irais l'essayer demain, c'est sûr, il m'ira bien !".

Même si le Crou a réussi sa chasse à l'homme en tuant Pop Hip, il aura eu le temps de nous proposer ses dernières créations : "Gaëlle", so kitch, non sans rappeler un certain Etienne Daho (!), ou un "Le coeur qui cogne" plutôt orienté Mylène Farmer mixé pop/disco.

Entremêlés à cette pop sucrée, on rentre dans le dur : plusieurs brûlots propres à l'univers monté de toutes pièces par le Crou sont bien sûr présents. "Stupeflip, vite !!!" à gros coups de buttoirs te fracassent le cerveau avec ses beats dévastateurs et une instru de malade sur des répliques "Utopistes debout ! J'ai des lyrics en stock et que plus personne ne comprend, je m'exile à Pétaouchnock..." ou "Cadillac, empire du pire, revient te chier dans le crâne, faire un petit tas, [...], tu préfères te cacher, faire le steack haché, sous vide, t'as du mal à respirer ! Tu crois gérer mais t'es mal digéré !"

"Check da Krou", façon "oldschool", est dans un flow tout droit tiré de l'époque d'IAM de "Ombres est Lumière" de 1993, tout en s'apparentant comme la compo la plus "rock" de la galette. Approche décapante "Aujourd'hui, c'est comme d'habitude je n'ai rien à dire, je n'ai rien à faire, j'attends que s'écoulent les jours, que s'écoule le temps jusqu'au cimetière ! [...] Crou cracra, le crou qui creuse comme une pelleteuse, fais des trous dans le crâne et les oreilles comme une agrafeuse !". 

"Hater's Killah" s'inscrit dans la même lignée de sons sur le bienfait du Stup : "Crou, truc crade cru qui fout une trempe, accro du micro mon style en rute fout des crampes, ce truc j'le crie comme une truie qu'on peut rien, mes textes pourris pour faire triper les gamins. Ma force était la farce, mais gaffe si ça corse, j'suis fort comme un arbre et la zik est mon écorce !". King-Ju, celui qui crie fort, en état de grâce.

Le côté sectaire et volontaire autour du Crou prend du relief sur "Sinode Pibouin", conclave para-religieux pour appeler tous les fidèles au grand retour de la religion du Stup. Rancoeur, règne sans partage, vanité... l'appel est lancé : "Réunion de fidèles pour créer l'étincelle. Saluons nos confrères, commençons la prière". Au-delà de ces aspects de déviances, il y a toujours un message profond "ils disent qu'ils redistribueront, c'est ce qu'ils veulent te faire croire, mais tu n'auras accès ni au soin ni au savoir. ils te reprocheront tes faiblesses, l'oisiveté : ils te feront payer s'ils te surprennent à méditer. NOUS LES HAISSONS. Mais nous resterons de marbre, nous serons tous prêts quand raisonneront les cymbales, le Sinode Pibouin scellera leur pierre tombale".

"Apocalypse 894", ne fait qu'apporter son grain de sel dans la machine pour prolonger l'hypnose : "Ma technique te snaque, mon meilleur pote c'est mon mac mec, j'aime mon hamac mais ma technique te nique, je suis trop esthétique quand j'ai bu deux gins tonic. Que le grand cric me croque, blablabla, fuck le rock et le baroque, dans peu de temps je serais la coqueluche... Ma stupzik fout des hématomes, y'a pas de mal vu l'état de la zik dans l'Hexagone !".

Enfin, comme un appel à une enfance perdue, "Le Spleen des Petits" et "La Menuiserie" renvoient aussi à des valeurs un peu oubliées : une époque douloureuse, où la souffrance débute et y prend sa source... A noter que l'on retrouve de nombreux fils directeurs entre les albums, par exemple "Le Spleen des Petits" s'avère être la suite de "Les Monstres", morceau du premier skeud "Stupeflip" (2003). Constat identique sur "Région Est", titre de 11 minutes qui clôture l'album mais qui symbolise surtout l'annexion de la Région Est à la Stupreligion. La région Est est donc tombée, 6 ans après la région Nord et Ouest, 8 ans après celle du Sud. Sachant que toutes les régions sont annexées, les trois ères du Stup sont donc terminées. Il y aura-t-il une nouvelle ère ? Éternelle question.

"Mon sourire te glace comme un clic clac qui grince, le voilà qui revient, mince, tous les mardis pour te serrer la pince, donne moi le courage d'aller bouffer tous les nuages, écoute mon coeur, écoute la rage, écoute ce texte anthropophage ! Écoute ce mec qui vote réac', écoute cette mère seule qui craque, écoute le cri des animaux quand on les enfouie dans un sac !" ("Stupeflip, vite !!!).

Stupeflip, vite ! Le verdict

Dans un premier temps, il est clair que le Crou s'est calmé dans sa musique, dans son délire et dans ses textes. Après il apparaît indéniable que musicalement parlant, le groupe nous propose son meilleur opus. L'effet addictif est impressionnant, le riddim et les beats sont dévastateurs, le flow varié et surtout un rendu à la fois novateur et old school. L'équilibre parfait, le Crou l'a trouvé. Truffé de surprises, de conneries, les textes sont excellents. Pop Hip a gardé sa place sur l'album et peut proposer, contre la volonté du Crou, ses morceaux stupides mais qui font incontestablement partis du groupe. Stupeflip sans Pop Hip ne sera pas Stupeflip. Même constat pour les nombreux "skip" qui cassent un peu malheureusement l'intensité de l'album, mais une fois encore, si le Crou veut continuer à alimenter son univers, ces interludes sont des plus nécessaires. Leur efficacité est sans détour puisque l'immersion est totale !

L'âme du Crou est plus que présente sur cet album, la troisième ère du Stup est une des plus marquante : les fidèles sont appelés à se rendre au monastère, pour les autres, le temps de la conversion est venu.

            Croyais-tu vraiment que la religion du Stup pouvait s'éteindre ?

                        CDAujourdhui_230223_Stupeflip_Hypnoflip_Invasion



LE CD DANS LE DETAIL

L'album :
1) Invasion (intro)
2) Stupeflip, vite !!!
3) La menuiserie
4) Gaëlle
5) Check da krou
6) Le spleen des petits
7) Dangereux (skip I)
8) Hater's killah
9) Strange pain (skip II)
10) Gem lé moch'
11) Sinode Pibouin
12) 72.8 mhz (skip III)
13) Ce petit blousain en daim
14) Dark warriors
15) Lettre à Mylène
16) Ancienne prophétie (skip IV)
17) Apocalypse 894
18) La mort à Pop Hip
19) Le coeur qui cogne
20) Keep the faith
21) Région Est

Durée : 66 minutes
Album : 3e
Sortie : 28 Février 2011
Genres : Hip Hop / Punk
Label : L'Autre Distribution

NOTE : 18/20

LE CD EN LIBRE ECOUTE :

 

Découvrez la playlist The Hypnoflip Invasion avec STUPEFLIP

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11 mai 2011

Nearly Colored - Meltones

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Meltones est un tout nouveau groupe en provenance de la région parisienne. Nearly colored est leur premier album, signé chez "MyMajorCompany". Une jolie galette de 11 titres, dans une jolie pochette format 45 tours. Premier constat: l'objet attire l'oeil. Pour l'instant ce n'est qu'un disque promo, puisque l'album ne sortira que le 6 juin 2011, mais esperons que le package restera le même. 

Des la première écoute on tombe sous le charme de ce jeune groupe plein d'énergie. L'album déborde de mélodies qui s'accrochent aux oreilles. Un constat s'impose rapidement: Meltones zieute du côté de Phoenix. L'influence déborde de partout, et ce n'est pas un mal, même s'il est possible que l'arrangement n'y soit pas étranger. 

Au programme donc, des balades pop flirtant avec le rock à l'anglaise, des refrains accrocheurs, un chant intégralement en anglais. Le groupe se permet même un petit trip progressif de sept minutes et quelques, avec "I don't live today", un morceau qui sent bon les floyds...

 "Don't stop Breathing" le premier single est une parfaite illustration de l'efficacité du groupe.  

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 Je vous invite donc à venir écouter, soutenir et plébiciter les Meltones, ils le méritent. 

La tracklist:

01. Audrey
02. Dont stop Breathing
03. It’ll Be just Fine
04. Secret Rules
05. Out and Inside
06. Only time can fix My Heart
07. Dear Leader
08. I don’t live Today
09. Kill me That Way
10. Early Colors
11. Outer Space

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05 mai 2011

Roader - Miro And The 2Pigeons

Depuis peu j'écoute beaucoup de nouveaux artistes et Miro est arrivé direct dans ma boîte aux lettres, sans avoir rien demandé. Et c'est une très bonne chose !
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Sur Roader, son nouvel album, il nous propose une palette de sons écclectiques. Du rock, bien sûr, (très) bon, planant, de la chanson, prenant des virages vers le blues, le funk. C'est rythmé, la voix est agréable, volant sur les mélodies, s'accrochant à nos oreilles. Ca sent bon, ça sent le talent.
Miro c'est un génial éventail de sons qui vous prouvera que le monsieur sait chanter - en français et en anglais, gratter, écrire et bien plus encore.
Dans cet opus dont la sortie est prévue le 23 mai 2011, on découvre du grave (Mon revolver), de l'ironie (La planète se connecte), un morceau qui ressemble à du Indochine (Le rêve du petit garçon). Et bien d'autres choses encore car c'est un double album de 20 titres qui sera proposé à la vente.

Certains le connaissent peut-être pour ses collaborations avec Tryo, Mc Solaar, Dick Rivers ou Charlélie Couture, une large diversité qui se retrouve dans ce dernier album, mélangeant titres très funky, d'autres plus rock. Et comme dit dans sa biographie sur son site, Miro est "Inclassable, objet musical non identifié (ou non identifiable), Miro pourrait être considéré comme le fils ou l'ami de personne, mais il est comme un frère : on peut l'aimer, le détester, mais il est difficile de lui être indifférent.
Depuis 2008, Miro est un homme des bois, studio au fond de la campagne normande. Chez Miro, tout est bio (0% corruption), pur, spontané, à demi-improvisé, ressenti  plus que raisonné."

Un vrai bonheur que je ne connaissais pas... jusqu'à aujourd'hui !

Découvrez la playlist Miro and the 2pigeons - Roader avec Miro

Si quelqu'un est intéressé par le cd d'extraits (9 titres) pour découvrir Miro, je fais tourner avec plaisir, je compte bien m'acheter la version complète ;-)

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29 avril 2011

Trio d'Amélie Nothomb

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Attentat
  
C'est l'histoire d'Epiphane, surnommé Quasimodo, uniformément laid et repoussant, qui rencontre la divine Ethel dont il tombe amoureux. Touchée par ce personnage, elle ne le repoussera pas, et même s'accrochera à lui sans jamais deviner ses sentiments.
Il deviendra repoussoir officiel lors des défilés de mode, médiatisation qui le conduira jusqu'au Japon...
Comme le précise la quatrième de couverture, on est bien dans un conte cruel sur l'Amour, c'est (comme toujours) très bien écrit et la fin est à la fois très intéressante, inattendue mais finalement cette histoire  ne pouvait finir autrement... Par contre, je n'ai pas aimé. Pas aimé le personnage principal, son adoration pour sa laideur, sa jouissance à caresser son acné purulente, ses fantasmes à se prendre pour un taureau qui embrocherait les jeunes filles. Cela a un côté assez malsain qui m'a déplu. C'est d'ailleurs un livre très dérangeant, qui m'a gêné, pas à cause de la laideur, mais plus des névroses qui, ici, en découlent...

Les Catilinaires

La simple histoire d'Émile et Juliette qui s'aiment comme un premier jour, Juliette dans la fraîcheur de ses 10 ans conservés et Émile tout juste retraité d'une carrière de professeur de lettres. Ils sont tombés amoureux de la Maison. Un peu isolée, en pleine campagne, ils s'y installent, pensant vivre là, jusqu'à la fin des temps...
C'était sans compter sur leur étrange voisin, Palamède Bernardin qui s'invite tous les jours de quatre à six. Il y avait les cinq à sept, il y a maintenant les quatre à six de M. Bernardin.
Tout change. L'angoisse monte un peu plus chaque jour pour ce couple auquel on s'attache très vite. On sent l'enlisement, l'insolubilité. On sent que tout est  perdu, tout est fichu, retraite gâchée.
Mais par un habile jeu de dialogue (enfin plutôt monologue), Amélie Nothomb entraîne son personnage, là où il n'aurait jamais cru pouvoir aller.
Savoureux dans les échanges, surprenant par l'histoire qui finalement rebondie souvent, on dévore ce roman, sans jamais deviner la fin mais en s'interrogeant perpétuellement sur ce que l'on aurait fait, nous, face à ce voisin si envahissant malgré son silence si pesant...

AntéChrista

Blanche est jeune. Blanche est seule. Blanche est absolument quelconque malgré son intelligence. Blanche est presque transparente. Alors quand Christa, belle, exubérante, sûre d'elle, populaire, lui adresse la parole. Blanche n'en revient pas et se jette à corps perdus dans cette amitié. Où ce qu'elle croit être une amitié... car Christa montre rapidement qu'elle existe autant que son contraire, Antéchrista. Prenant peu à peu la place de Blanche au sein de sa famille, la jeune fille dévoile son jeu malsain au fur et à mesure des pages.
Là encore, Amélie Nothomb prend comme personnage principal un être différent, dont la vie n'est pas parfaite, dans un certain mal être. J'ai vraiment adoré ce roman, très fort car le personnage de Blanche m'a beaucoup touché. Par sa fragilité, par les épreuves qu'elle traverse, par le sentiment d'injustice qui l'habite. Le monde sans merci des élèves qui sont solitaires et les difficultés qu'ils rencontrent sont très bien amenées, décrites. Le ton très juste et l'art du dialogue me laisse béate d'admiration...
La fin est un peu moins spectaculaire que j'aurais pu le penser, et je n'ai pas vraiment compris le sens qu'il fallait donner à la toute dernière phrase. Mais qu'importe, c'était très intense, et ce qui est certain, c'est qu'à la place de Blanche, j'aurais été beaucoup plus sanguine...!

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24 avril 2011

Live Report de Chinese Man au Rockstore de Montpellier

Il y a des billets tombés du ciel dont on ne trouve pas l'origine. Le passage de Chinese Man au Rockstore de Montpellier fait partis de ceux-ci. Sans photographe, nu comme un ver, Discordance part pourtant à l'assaut des chinois marseillais for Rancing With The Sun.

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On tient toutefois à vous présenter les 26 raisons d'aller au concert... Entre les morceaux joués, l'ambiance ressentie et quelques anecdotes, vous méritez bien d'en savoir un peu plus. Soyez attentifs !

L'abécédaire de Chinese Man :

A. Comme "Artichaut"
Il fait partie des morceaux mémorables du Chinese Man. Présent sur la première galette The Groove Session (2007), il mélange astucieusement une électro swing cuivrée qui a littéralement fait soulever le Rockstore en milieu de set. Ce délire jazzy a été accueilli de manière admirable par le public qui s'est vu propulser en pleine Nouvelle Orléans dans les années 20 le temps de quelques minutes. Un régal.

B. Comme "Bunni Groove"
Les Chinese se sont régalés dans le mélange des styles, et c'est aussi ça l’une de leurs marques de fabrique. L'art des choix, une symbiose implacable qui s'est ressentie sur toutes les compos. Bunni Groove est arrivé en fin de concert, mais ses rythmes endiablés de reggae, de percussions et de musiques traditionnelles africaines n'ont fait qu'entériner une ambiance déjà à son apogée. Une explosion de sonorités, pleine de vie, est venue s'emparer des écrans. Chaque note signifiant un nouveau motif, la créativité et variété des effets visuels a été tout simplement débordante. Constat similaire pour Ayoyo, Chinese Man n'a pas hésité à jouer ses "pépites" inspirées des musiques africaines pour construire son set ou celles plutôt Latines sur Jumpin'in Havana.

Chinese_Man_Pirlouiiiit_04C. Comme "complet"
Pour la deuxième fois consécutive, les Chinese Man ont encore fait complets au Rockstore. Cela avait été la même chose en 2009 juste après la sortie de The Groove Sessions Volume 2. La côte de popularité n'a décidément pas baissé du côté des Montpelliérains. Le concert était en tout cas complet dès la semaine dernière, avant même la sortie de leur nouvel album Racing With The Sun !

D. Comme "diversité"
Elle est là la richesse du groupe. Chinese Man ce n'est pas qu'un groupe de DJ's. Loin de là. C'est une réelle créativité sonore qui mélange les goûts et les couleurs entre du dub, dubstep, drum'n'bass, reggae, jazz, musiques africaines, indiennes et hip-hop. Un voyage aux mille saveurs.

E. Comme "enchainement"
Il y a des morceaux que le public attend toujours avec une certaine impatience. Chinese Man a particulièrement enchanté les spectateurs à deux reprises en enchainant deux "hits" coup sur coup. Chose plutôt rare en temps normal, les groupes aiment bien en garder sous le coude pour le rappel. La bombe vrombissante Miss Chang a ainsi vu Skank In The Air et son dub fracassant lui répondre, pendant que le hip-hop Washington Square succédait à I've Got That Thune et son phonographe. Mémorable.

F. Comme "Le feu"
C'est un des enseignements de la soirée, les avis sont unanimes : Chinese Man a mis le feu au Rockstore durant presque 1 h 45. L'ambiance a été de loin à la hauteur du show proposé !

G. Comme "Get Up" Get Up fait parti des nouvelles compos de Racing With The Sun. Ce morceau est surtout un énorme brûlot et s'affirme déjà comme un des piliers de l'opus. À travers cet état d'esprit far-west insufflé dans l'album, le hip-hop de Lush One et Plex Rock fait échos à des basses vrombissantes où des samples de banjo font un sacré effet. Douce influence de Ex-I au chant, ce morceau est une pépite à lui tout seul. En live, il gagne en puissance et en dimension. Incontournable.

H. Comme "hélas"
Une pensée pour les nombreux amateurs du groupe qui s'étaient postés devant le Rockstore avec des affichettes "recherche place à vendre" pour le concert du soir...

Chinese_Man_Pirlouiiiit_02I. Comme "In My Room" Chinese Man a joué pas mal de morceaux de sa dernière galette, le très réussi In My Room a fait parti des heureux sélectionnés. Un trip hop distillé sans excès pour laisser place par intermittence à des moments plus calmes, Chinese Man a fait preuve de beaucoup de maitrise pour gérer les temps forts, mais aussi les parties plus portées sur des phases instrumentales. Les cuivres ont en tout cas gagné quelques partitions, on ressent un petit "côté western" fort sympathique dans la salle avec des animations immenses derrière les maîtres en leurs domaines... On a pu remarquer à plusieurs reprises des lumières oscillant entre le jaune, le rouge, l'oranger en laissant place à un grand désert traversé par des ballots de foin. Des ballots de foin en forme de smiley.

J. Comme "J.O.G.J.A" J.O.G.J.A symbolise le seul morceau un peu en dessous du set, comme sur l'album d'ailleurs. Un mélange de dub, drum'n'bass et musiques traditionnelles indiennes qui n'est pas sans rappeler l'univers des Asian Dub Foundation. Vraiment très proches musicalement de ces derniers, J.O.G.J.A n'a pas fait baisser l'intensité du show, mais n'était peut-être pas forcément nécessaire à jouer... À propos des sonorités indiennes, If you please s'est montré beaucoup plus convaincant et surtout plus boostant.

K. Comme "Kdo"
Eh oui, petite surprise en fin de concert de la part des Chinese Man ! En plus de nous avoir offert un superbe show, on a droit à un dernier cadeau pour la route... Chut, on ne dira rien, à vous d'être curieux !

L. Comme "lapin"
Cette année 2011 est placée sous le signe du lapin du côté de la Chine... High Ku, SLY et Zé Mateo nous ont ainsi concoctés un décor 100% made in China !

M. Comme "mise en scène"
Nouvelle tournée donc nouveau décor. Les Chinese Man ont encore soigné leur mise en scène pour renforcer leurs penchants vers l'Orient. Un immense écran fait office de fonds au trio marseillais, les couleurs sont chaudes et les vidéos projetées sont toutes aussi travaillées les unes que les autres. On appréciera le système de caméras disposées au-dessus des DJ's qui renvoient de temps à autre des images "live" de leurs prouesses, comme si le public était propulsé quelques secondes au-dessus des platines. Ces dernières reposent d'ailleurs sur des cubes de bois doté de paravent transparent très "chinois". Les jeux d'ombres dès que les Marseillais s'agitent derrière leurs machines ne font qu'accentuer le show.

Chinese_Man_Pirlouiiiit_03N. Comme "nymphose"
Transformation d'une larve d'insecte en nymphe.

O. Comme "One Past"
C'est le premier morceau qui lance Rancing With The Sun. Un reggae dub percutant transpercé par des "One past" et surtout par des claviers qui ont donné le ton aux cuivres pour faire bouger les têtes !

P. Comme "Pudding"
Et pourquoi "pudding" ? Car Chinese Man a frappé un très grand coup juste après le rappel : on se demandait bien ce que pouvaient bien nous proposer les Marseillais puisque tous les morceaux incontournables avaient déjà été joués... C'était sans compter sur le célèbre remix du Pudding à l'Arsenic tiré du dessin animé d'Astérix et Cléopatre. Mythique passage du film, les Chinese en font une nouvelle recette à coup de reggae, de drum'n'bass et de hip-hop. Une mayonnaise épatante, décoiffante chargée d'intensité qui fit chanter tout le Rockstore ! "Le pudding à l'arsenic, que mangeront les crocodiles, demain sur les bords du Nil... des gaulois !!"

Q. Comme "quête"
Pour reprendre une des phrases que m'a lancé Clélia, responsable promo du groupe, "Bonne écoute, et que l'esprit zen te garde". Sacrée quête pour Chinese Man. Une course avec le soleil s'est déjà engagée...

R. Comme "rappel"
On a senti l'émotion dans les rangs de Chinese Man. Elle n'était pas forcée, au contraire, il y avait beaucoup de franchise. C'est une "standing ovation" qu'a reçu le groupe tout le long de son show, parfaitement maîtrisé, du début à la fin. Un public franchement en jambe, très réceptif, qui s'est laissé guider durant ce voyage. Trois rappels au menu, dont le très indien Calling Bombay, pour finalement revenir une derrière fois alors que la salle se rallumait. Vue la soirée, impossible que Chinese parte comme ça, ils se sont sentis obligés. Rancing With The Sun a pu être joué une seconde fois, double dose pour un concert qui n'aurait jamais voulu s'arrêter.

Chinese_Man_Pirlouiiiit_01S. Comme "Stand !"
Courte, mais intense vague de dubstep/hip-hop sur la nouvelle compo Stand! on a ressenti quelques influences des Lyonnais d'High Tone dans l'effet des sirènes orientales avant que le flow de Plex Rock chasse les doutes.

T. Comme "trois"
C'était seulement la troisième date du Racing With The Sun Tour. Pas de doute, elle est déjà rodée !

U. Comme "unanime"
Il est clair que le public montpelliérain a été unanime sur le show des Chinese Man. Racing With The Sun est un album mûr qui s'écoute très bien à la maison tout en étant taillé pour le live. Unanime !

V. Comme "voyage"
Les images et vidéos diffusées durant le concert mélangent astucieusement des clichés piochés dans le cinéma, des extraits "live" du concert même, des cartoons ainsi divers effets en tout genre. Efficace.

W. Comme "Wax Tailor" "Wax Tailor peut aller se rhabiller". C'est une phrase attrapée au vol dans le public... Le maître du trip hop français, par les critiques du moins, semblait bien loin en ce samedi. Chinese Man a de quoi le faire douter.

X. Comme "xiexiè" Cela veut dire "merci" en chinois. Merci aux Chinese Man pour ce concert qui marquera les mémoires.

Y, Z. Comme...
À vous de trouver !

                        Chinese_Man_Pirlouiiiit_06



LE CONCERT DANS LE DETAIL

Groupe : Chinese Man
Date : Samedi 16 Avril 2011
Lieu : Rockstore (complet)
Ville : Montpellier (34)
Durée : 21h-22h45
Crédits Photos : Pirlouiiiit - Concertandco.com (tous droits réservés)
(Clichés pris l'avant veille lors du passage de Chinese Man au Dock des Suds de Marseille)
Egalement disponible sur : www.discordance.fr et sur Le Musicodrome

Posté par Aiollywood à 14:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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22 avril 2011

La proie d'Eric Valette

L’histoire : Franck Adrien arrive à la fin de sa peine où la vie carcérale est tous les jours ponctuée de violence ; un soir, il sauve de l’agression son codétenu, Jean-Louis, emprisonné à tort pour le viol d’une jeune fille de 16 ans. Un peu malgré lui, Franck fait confiance à Jean-Louis, et lorsque celui doit sortir, il lui demande de jeter un œil sur sa femme et sa fille qui sont menacées par les anciens complices de Franck.
Quelques jours après, suite à la visite d’un capitaine de gendarmerie, Franck sent qu’il n’aurait pas dû accorder sa confiance et décide de s’évader.
Claire, meilleure inspecteur de sa brigade, est mise sur le coup pour l’arrêter. Mais de courses en découvertes, on se demande qui est le chasseur et qui sera la proie…
La_proie_Aff
Ce film d’Eric Valette est un policier terriblement efficace où courses-poursuites bien dosées et révélations s’enchaînent. Le duo traqué/traqueuse de Dupontel et Alice Taglioni est vraiment très bon. On découvre Alice Taglioni dans un registre totalement différent et ça lui va plus que bien ! Dupontel est affuté, musclé, tranchant. Les seconds rôles de Sergi Lopez et Stéphane Debac, mielleux à souhait et affreusement La_proiepervers, sont excellents.
L’histoire m’a vraiment plu, ce braqueur qui s’évade pour protéger sa famille est peut-être un peu sentimentaliste mais elle fonctionne très bien. L’intrigue n’est pas vraiment cachée, on découvre assez rapidement ce qu’il en est, l’intérêt principal réside vraiment dans la traque : Franck qui cherche Jean-Louis, Claire qui court après Franck. On ne s’arrête pas une seconde et l’action se déroule de façon limpide. J’ai juste trouvé qu’il y avait quelques moments bizarres dans le scénario, on aurait dit qu’il manquait de temps pour tout expliquer et qu’il y a certains passages qui arrivent un peu de façon inattendue…
Eric Valette apporte une touche d’originalité dans la réalisation de ce polar rythmé, angles de caméra intéressants, caméra qui plonge dans les éléments pour en dévoiler le contenu, et la lumière de la scène finale est vraiment travaillée, irisée, satinée.

Le scénario n’est peut-être pas toujours le plus original qui soit, on a peut-être déjà vu quelque chose de semblant ailleurs, et tout n’est pas toujours crédible (après tout c’est un divertissement ^^) ; mais La proie n’en reste pas moins un excellent polar dans la veine de A bout portant (pour l’action) et de Contre-Enquête (pour l’histoire). Mais j’aime les personnages, surtout le couple de Jean-Louis et de sa femme, portée par une sorte de folie complémentaire très flippante.
La_proie_1source: Allocine.fr © StudioCanal