12 décembre 2009
Le jeu de rôle, pratique communautaire ou rituel sectaire?
A l'heure où je ressors mes livres de règle, pour fraterniser avec quelques nouveaux camarades, je me pose la question du regard des autres sur cette pratique qui fut pendant un temps, mal considérée, voir diabolisée. Alors où en sommes nous vis à vis de ce loisir? C'est la question qui m'intéresse et que je vous pose, à vous, qui passez par ici...
Tout d'abord, qu'est ce que c'est? Avant toute considération philosophique, éthique ou m
orale, c'est un jeu, un jeu qui regroupe des gens autour d'une table et d'une personne pour vivre des aventures imaginaires. Chacun des protagonistes se crée un personnage, et l'interprète dans une histoire contée par ce qu'on appelle communément un maitre de jeu. Le maitre de jeu est le gardien des règles et de l'histoire, il est le gestionnaire de l'univers qu'il a façonné et il raconte l'histoire à laquelle participent les joueurs, il doit donc réagir en fonction de leurs choix, interpréter de multiples personnages, il doit tenir en haleine ses joueurs et toujours avoir en tête les mécanismes qui régissent le monde dans lequel ils évoluent.
De leurs coté, les joueurs doivent faire preuve d'imagination pour conceptualiser l'univers qu'on leur apporte, et évoluer en son sein. Ils doivent aussi interagir entre eux, et avec les personnages du maitre de jeu, faire la part des choses entre ce qu'ils savent et ce que leur personnage sait, et surtout, ils doivent se prendre au rôle... L'univers exploré peut être de toute nature, et les thèmes les plus fréquents sont la fantasy (Donjon & dragon), le fantastique (Vampire, Shadowrun...) ou la SF (là j'ai pas d'exemples).
A l'époque où j'ai commencé à jouer, le jeu de rôle, c'était en gros, une pratique de maniaque, simulant des viols collectif sur des jeunes filles dans des bars lugubres, des messes noires, des gens dans des forêts qui se battent vraiment... Toutes sortes d'inepties rapporté par des journalistes en mal de scandale, qui ont fait beaucoup de tord au jeu, perturbant les parents et donnant au final à ce loisir, un petit goût de souffre...
Peut on devenir dingue en faisant du jeu de rôle? oui, si on est complètement débile... Cela revient à poser la question: peut on devenir dingue en regardant la télé? En jouant au jeux vidéo? En lisant un livre? En faisant du théâtre? Le jeu de rôle fait appel à l'imaginaire, les seuls éléments concrets sont: le maitre de jeu, ses livres, des feuilles de papiers et des dés (à la limite la table, les pizza et les sodas, mais j'extrapole), alors oui, on peut se prendre au jeu, il est conseillé de se prendre au jeu, et de rentrer dans son personnage, pour bien l'interpréter, mais au même titre qu'un acteur doit s'investir dans un rôle pour l'habiter. Ok cela peut être un refuge pour des gens dont la vie n'est pas satisfaisante ou bien je ne sais quoi, mais que ce soit cela, ou bien une autre pratique, ce n'est pas le support qui pose problème, mais bel et bien l'individu.
Selon mon expérience, le jeu de rôle est un formidable exutoire, un vecteur de développement de l'imaginaire et de cohésion entre individus. Pendant des années j'ai eu l'occasion de réunir des personnes tout à fait différentes autour d'une table pour partager le temps d'une nuit, ou d'un après-midi, un moment de franche camaraderie, et des fou-rires qui appartiennent désormais à la légende. C'est une activité dont je sors à chaque fois épuisé parce qu'elle fait appel à des ressources souvent inexploité, cela demande de la répartie, de la réactivité, de l'imagination, un sens de la mise en scène et de l'expression que tout le monde ne peux pas avoir.
Bref vous avez compris que je suis plutôt pour. Mais ce qui m'intéresse, c'est votre vision. J'aimerais savoir ce qu'aujourd'hui les gens en pensent. Alors je vous laisse la parole.
06 décembre 2009
Greenpeace s'invite à l'assemblée nationale... démocratie bafouée ?
Beaucoup d'entre vous, enfin je l'espère, ont du voir le fait marquant de la semaine qui a détrôné au moins un soir l'affreuse pandémie qui fait du mal à notre pauvre Europe à l'approche de ces somptueuses fêtes de fin d'année. TF1, France 2, Canal..., tous parlaient de la terrible nouvelle de la journée ! Non, rassurez-vous, on ne vous parle pas des étudiants en médecine ou en pharmacie que l'on oblige (sous peine de 1 700€ d'amende) d'être réquisitionnés dans des centres de vaccination par ordre de l'État...
Vous n'y êtes pas, mais alors pas du tout ! Je vous parle de l'intrusion de Greenpeace et de ses militants au cœur de l'hémicycle dans l'Assemblée Nationale ce mercredi.

Une première tentative vite vaine sur le toit à l'aide d'une grande échelle, il y avait encore des plans de réserve dans les petits papiers de Greenpeace. C'est comme à l'accoutumée une action coup de poing qui a été opérée : intrusion sur les bancs de l'Assemblée en plein débat sur le futur Sommet de Copenhague qui démarre demain. Ne vous en faites pas, durant toute la semaine vous allez en bouffer à toutes les sauces, mais rassurez-vous, après on remettra tout ça au placard. Plus de 10 ans que ça dure.
Un seul mot d'ordre : des banderoles. "Copenhague : Aux actes, monsieur le Président !". Les promesses en matière de lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de Co2 doivent avoir des chiffres et des engagements en face de leurs idées.
Le débat agite le personnel politique, les réactions fusent... Juste après l'intrusion et bien sûr, dans les heures suivantes. Frédéric Mittérand, la mante religieuse, déclarait "une atteinte à la démocratie", François Sauvadet "des pratiques de voyous". Bernard Accoyer "de méthodes antidémocratiques" et de "démocratie bafouée".
Je vois les mots "assauts", "sabotage", "invasion", "violence"... mais arrêtez ! D'où rentrer dans l'arène démocratique en brandissant des banderoles pour faire prendre conscience qu'il faut réellement se bouger le cul est antidémocratique ? Y'a-t-il eu des bagarres ? Non ! Une nouvelle fois, l'action a éblouis par sa non-violence.

Tenez, puisque nous parlons de respect et de démocratie : trouvez-vous normal que les députés UMP quittent les bancs de l'assemblée durant le discours d'un Vert car ils l'accusent d'être "complice" ? Il est où le respect dans tout ça ? C'est bien eux qui ont crié "dangereux gauchistes, faschistes, pourris" à leur retour !
La veille, ô quel comble, paraissait le bilan ministériel des dépenses depuis Fillon : explosion du nombre de ministres sous Fillon, +40% de salaires et surtout +80% de frais ministériels. Alors s'il vous plait, pouvez-vous condamner une telle action ? Depuis des mois, personne, même pas les médias et encore moins les politiques travaillent sur ce Sommet. Tout le monde s'en fout de ce qui se passera dans 50 ans et demain. Ce n'est pas une question d'être écolo de dire ça, on confond tout pour faire croire qu'il y a un opinion politique derrière tout ça.
Alors, Greenpeace a-t-il vraiment bafoué la démocratie ?
15 novembre 2009
Une chronique Raelienne...
Nouvelle chronique à l'approche de Noël. Oui je sais, on a encore le temps, mais la télévision et les supermarchés ont commencé depuis un mois à nous bassiner avec le vieux Santa, alors faut se mettre à la page...
De quoi vais-je donc vous parler? Rapidement et dans le désordre, ce sera la nouvelle apparition du plombier moustachu, d'une annonce de critique du chef d'oeuvre annoncé qu'est MURAMASA Blade of the demon, de Borderlands, un FPS-RPG bourrin et fun, d'une série animée où les enfants trucident des gens de manières diverses et variées, d'une bd qui se termine pour mieux commencer et pour commencer, d'un film sur les dangers d'une boite aux finitions trop propres...
The Box - De Richard Kelly, avec Cameron Diaz (entre autre)
Un couple dans les années 60 se réveille un matin avec une boite devant leur porte, le soir, un type à la gueule à moitié défoncée, leurs propose un marché trop limpide pour être simple: ils appuient sur le bouton, ils reçoivent un million de Dollars, mais un type meurt quelque part dans le monde, quelqu'un qu'ils ne connaissent pas, ils ont 24 heures pour faire leur choix. Il se trouve qu'ils ont tout un tas de problèmes, qu'il leur arrive un tas d'emmerdes qui fait qu'ils hésitent...
Le film démarre lentement et nous embarque vers des abîmes de paranoïa, avec la délicatesse qui caractérise l'ami Richard, auteur du cultissime Donny Darko et du tristement méconnu Southland Tales. Tiré d'une nouvelle de Monsieur Richard Matheson (Je suis une légende), et déjà adapté pour un épisode de la quatrième dimension, The Box respire la conspiration des années 60, le truc bien abusé qui prend au ventre et refuse de lacher. Ici pas d'effet de surprise où l'on sursaute, juste une tension omniprésente... Bref que du bon!!!
On passe rapidement aux jeux vidéo, et on commence par la wii puisqu'elle connait ce mois-ci un pic de sorties indispensables: deux jeux sortent à une semaine d'intervalle: Muramasa blade of the demon, un jeu d'action 2d de toute beauté, par les auteurs de Odin Sphere (chroniqué il y a quelques temps, ici même) Vanillaware, est sortie le 12 Novembre, et aura l'honneur d'un article sur le Pulp très bientôt.
Le second n'est autre que New Super Mario Wii, la suite sur wii du New super mario sortie sur Ds il y a quelques années. Un jeu à l'ancienne, jouable à 4 et que je ne manquerais pas de me procurer pour Noël (il me manque simplement la façon de me le procurer).
Attardons-nous par contre sur la sortie récente du jeu Borderlands, sur Xbox360, Ps3 et Pc. Ce jeu de Gearbox a ceci d'original qu'il propose au joueur de se frotter à un jeu de tir à la première personne, enroulé dans une tranche de jeu de rôle. Ici il est question de niveaux qui montent, de coups critiques, de classes de personnage, d'armes avec des statistiques et de quête d'objets rares.
Le jeu est un véritable plaisir, que ce soit seul ou à deux, trois, quatre... La maniabilité est ultra bien pensée, les personnages assez différents à jouer, l'entraide indispensable, et la durée de vie me semble juste énorme. Bref un must have!!! Attention tout de même, c'est très violent (malgré le style cartoon) et assez vulgaire (sans atteindre les sommets de Gears of war 2) et donc interdit aux moins de 18 ans.
Tant que nous sommes dans la violence exacerbée, je vous convie à vous procurer l'excellente série animée: Hinamizawa le village maudit. Edité par feu ANIMA, cette série sortie en 2006 nous propose de suivre la vie du village d'Hinamizawa, qui est donc maudit, en effet il y a des meurtres plutôt bizarres, pour une histoire de barrage... La série à ceci de glauque, que les protagonistes sont des enfants tout mignons, des petites filles qui miaulent pour être trop KAWAI. En jouant avec les fantasmes d'otaku et les japoniaiseries, les créateurs nous prennent à rébrousse poil parce que c'est tantôt sombre, et tantôt très léger, jusqu'à ce que ça glisse dans le franchement sordide. La série n'est jamais gore, tout est montré sans que l'on voit, suggéré, en off, bref, efficace. Le bémol: On comprend rien, il faut mater la 1er saison, pour avoir les questions et la seconde (pas sortie en France mais trouvable sur les sites de fan) pour avoir les réponses. C'est plutôt prenant, et même si parfois l'animation connait de serieux déconvenues, c'est plutôt joli.
Enfin pour terminer, je voulais vous signaler la sortie du dernier tome de la très bonne série CODE MC CALLUM de Duval et Cassegrain, chez Delcourt.
Prélude en 5 tomes de la série Carmen Mc Callum, code Mc callum suit les aventures de la jeune Carmen, pour en arriver à la situation du tome 1 de la série principale. La série propose un scénario plutôt prenant pour un dessin vraiment sympa, et forme une introduction qui nous apprend beaucoup de chose sur le personnage. Le tome 5 est donc disponible et ce serait dommage de s'en priver.
Voilà je vous remercie d'avoir suivi cette chronique Raelienne, et n'oubliez pas: Sortez couvert, l'hiver est là.
04 octobre 2009
Récompense pour simple présence à l’école, pourquoi pas 20 000 euros pour avoir fait ses devoirs non plus… ?!
En ce paisible dimanche j’ai appris la nouvelle fantaisie de notre bonne (et vielle) éducation nationale : donner de l’argent aux élèves qui consentiront à se présenter à l’école au lieu de sécher les cours…
Non, non vous ne rêvez pas. Donnez du fric à des petits morveux qui sont plus familier du séchage de cours que de la fréquentation du banc d’école.
Mise en place, à titre d’essai, dans six classes de trois lycées professionnels de l’Académie de Créteil, cette mesure financera un projet commun.
La mise de départ est de 2000€, et plus les objectifs de présence au lycée seront remplis, plus la cagnotte augmentera, pouvant atteindre 10 000€…
Le coup de la carotte pour avancer n’est décidemment bonne que pour les ânes.
« Dans un communiqué, le président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, s’inquiète des "risques de grave dérive" liés à l’instauration de cette récompense financière. "Le rôle de l’école n’est pas d’apprendre aux élèves comment gagner de l’argent par tous les moyens, mais de leur transmettre les savoirs et les valeurs indispensables pour leur épanouissement personnel"', a-t-il ajouté. Un système qu’il juge aussi "inapplicable à l’échelle nationale" puisque la facture "s’élèverait au minimum à 58 millions d’euros par an" et pourrait atteindre 290 millions d’euros si la prime maximale était atteinte par l’ensemble des classes. Cette initiative controversée durera une année et, si elle est concluante, pourrait être étendue à 70 classes, soit environ 2 000 élèves, dès la rentrée 2010 pour un budget total de 500 000 euros. »1
A Marseille, une initiative semblable a été engagée : « tu vas à l’école. Tu vas à l’O.M ! »
Tu m’étonnes que le slogan fasse fureur.
Marchandisation de l’école, la récompense pour moi n’est pas placée au bon endroit. Quelle est cette bêtise de récompenser ces petits cons qui auront bien voulu faire l’effort de se lever le matin pour aller au lycée ! Comment NOUS pouvons penser que là est la solution ?!
Récompenser ceux qui bossent, ceux qui tous les jours font l’effort parce qu’ils savent que là est leur intérêt. Tous ces jeunes qui oublient, qui ne savent même pas, qu’étudier, qu’avoir accès à l’enseignement est une chance. Que partout dans le monde ça ne se passe pas pareil.
Et puis que dire de la place du professeur, déjà bien abîmée ?
Le prof a aujourd’hui, perdu presque toute son autorité, toute son aura. Bien souvent considéré comme médiocre et ayant atterrit là par dépit, son travail est déjà laborieux, délicat et cette espèce courageuse est en voie de disparition. On ajoute une couche en décrédibilisant complètement son travail, le peu qu’il lui reste de dignité. Acheter les élèves pour qu’ils daignent venir à l’école !
« Il est pour le moins immoral de rémunérer la présence des élèves en classe en France, alors qu’ils profitent de la chance qui leur est donnée d’accéder aux études et au savoir afin de préparer leur propre avenir ! »2
Sur internet, les réactions fusent et peu de gens sont d’accord avec la mesure (à part peut-être les cancres, et les parents de cancres). Et cela me rassure. Et moi aussi j’écris mon mécontentement, mon indignation.
Dépenser des sous pour forcer des élèves à suivre l’enseignement que la France leur offre n’est certainement pas la solution.
1. le JDD.fr, Ecole : Présence égale récompense, 2 octobre 2009, Anne-Charlotte Dusseaulx
2. Payés pour leur présence, SOSeducation-leblog.com
Autres articles sur le sujet :
*http://www.laprovence.com/articles/2009/10/03/928008-A-la-une-A-Marseille-les-eleves-les-plus-assidus-ont-des-places-pour-l-OM.php
*http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20091004.FAP6502/absenteisme_francois_bayrou_sinsurge_contre_une_marchan.html
*http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/02/01016-20091002ARTFIG00540-absenteisme-une-cagnotte-pour-motiver-les-lyceens-.php
*http://www.leparisien.fr/societe/cagnotte-contre-l-absenteisme-au-lycee-les-internautes-furieux-02-10-2009-660258.php
*http://www.france-info.com/spip.php?article350654&theme=193&sous_theme=193
27 septembre 2009
Une énième tentative de Chronique par Rael...
Aujourd'hui, je me rends compte que j'ai moult trucs en retard, et pas la motivation de pondre un petit sujet sur chacun des sujets dont j'ai envie de vous parler. Autant tout compiler dans un seul et indigeste bloc de texte bien épais...
Alors de quoi vais-je donc parler? En vrac je vais aborder la sortie prochaine du nouvel Eiffel, du nouveau Mass hysteria, du bouclage de mon dossier Bd perso, de bouquins sur les zombies et sur les crash en voiture... Il faudra aussi que je vous touche un mot sur la suite d'un jeu célèbre, où il est question de fusils, d'aliens et de nettoyage méthodique, je pourrais peut être vous dire du bien d'un ou deux films en passant, mais je n'ai pas encore arrêté mon choix... Une fois que j'aurais fait tout cela, il sera plus que temps de nous quitter...
Nous voici donc fin Septembre et l'année scolaire est déjà bien entamée. Même quand on est sorti du système, ça reste encore et toujours la rentrée, avec l'ambiance de circonstance. Les artistes se sont remis au boulot depuis un moment et s'apprêtent à nous livrer pour certains, leurs derniers travaux. C'est le cas de Eiffel et Mass Hysteria qui sortent respectivement " A tout moment la rue" aux alentours du 5 Octobre 2009, et "Failles" le 28 Septembre 2009, le tout s'accompagnera de tournées (Eiffel sera d'ailleurs à Marseille fin Novembre, avis aux amateurs) et je serais bien entendu là pour vous raconter ce qui s'y est passé.
Rayon bouquins, je tenais à vous faire part de mon amour pour "World War Z" de Max Brooks, fils de Mel, scénariste, acteur, écrivain... Ce livre concentre les témoignages des survivants de la guerre contre les zombies. Des témoignages compilés par un membre de l'ONU afin de garder une trace de ce qui s'est passé, et mesurer l'impact de la guerre sur les gens. Le résultat est effrayant de réalisme, glacial de cynisme et ne fait aucun détour pour expliquer l'horreur de la situation, les conséquences catastrophiques sur l'homme, la nature et la civilisation moderne. Au fil des témoignages de scientifiques, civils, militaires, on entasse des petites histoires qui forment une grande tragédie. L'auteur met le doigt sur les imperfections de l'homme, sur ses comportements les plus bas et la fragilité du monde moderne. Prenant, intelligent, ingénieux dans le fond comme dans la forme, ce livre est un essentiel. Merci Zofia.
Quasiment la même forme, mais pas du tout le même thème: "Peste" de Chuck palahniuk est aussi une compilation de témoignages, autour d'un homme. Les témoignages d'une poignée de personnages sont classés en chapitres et forment une petite histoire qui brosse un portrait global d'un homme, d'une ville, et plus le récit avance, plus on comprend qu'un truc pas normal se passe... Je ne vous en dis pas plus... Comme toujours avec Chuck, le ton est acide, irrévérencieux et ça cause de sexe de façon très crue. Si le début est un peu déstabilisant (la forme est très hachurée et demande de s'impliquer dans la connaissance des différents narrateurs), la suite est vraiment agréable et prenante, l'histoire est bien ficelée et comme toujours, l'auteur nous balade dans des univers étranges, remplis de personnages hauts en couleurs. Une curiosité, à lire.
Bon, on avait dit quoi pour la suite? J'ai enfin bouclé mon dossier Bd. Maintenant il faut que je le tire en plusieurs exemplaires pour le donner à ma dessinatrice (le sympathique Miss-M allez voir son blog), pour qu'enfin on l'envoie à des éditeurs... Mais là, l'idée même d'aller dans une corep pour sortir 2 ou 3 fois 120 pages, ça me mine...
Un de ses 4 je vous parlerais de ma bd... Mais pas tout de suite. Pour l'instant je vais vous causer de HALO 3: ODST.
Le Halo nouveau est sorti. Enfin, nouveau, disons que le stand alone de Halo 3 (extension ne nécessitant pas le jeu d'origine) est sorti. Au programme une petite campagne où le héros, dans sa triste condition d'humain de base, se voit doté, en plus d'un bouclier conventionnel, d'une barre de vie... Du coup, impossible d'espérer se cacher et souffler un instant quand on vient de se faire avoiner... Le jeu alterne infiltration et bourrinage. Comme son ainé il est agréable à prendre en main et ultra convivial, puisque la campagne peut se parcourir seul ou jusqu'à 4... Plein de bonus à enclencher pour corser le jeu, plein de trucs à découvrir, et un mode Baptême du feu qui rappelle la horde de Gears of war 2 (seule bonne idée de ce jeu), bref de quoi s'amuser un moment. Ajouter à cela un disque supplémentaire comprenant l'intégralité du multijoueur de Halo 3 + des nouvelles cartes, et vous tenez un must have...
Pour terminer, je voudrais vous signaler quelques sorties: Dernier tome de Hellsing, manga traitant des méfaits de l'abus de poses et d'armes à feu. 10 tomes, 10 ans, un record pour un manga et une fin nawak, comme le reste de la série, où l'auteur pond des concepts qui n'ont ni queues ni têtes, et où chaque tome est l'occasion d'un nouveau génocide, mais c'est pas grave c'est fun...
BioMega t.3 de Nihei, Une série courte (6 tomes je crois) et une ambiance sombre, une mise en page confuse mais un graphisme à tomber...
Volume 2 de Gurren Lagann en DVD. Je vais arrêter de dire du bien de cette série, je vais vous souler... Notez qu'il existe un collector (trop cher) comprenant le DVD et un double cd de la BO...
J'avais promis de parler de cinéma... Notez sur vos agenda les sorties prochaines de MicMac à tire la rigot, un nom à chier pour le nouveau Jeunet (28 Octobre), Mr Nobody (normalement fin Octobre), et L'imaginarium du docteur Panassus (le 11 Novembre)...
Maintenant, il est vrai que le cinéma c'est trop cher, les professionnels ne comprennent pas que le téléchargement se portera comme un charme tant qu'on nous prendra pour des vaches à lait. Vu le prix d'une place, et quand on voit le confort visuel et sonore que l'on peut obtenir chez nous maintenant, je ne vais pas tarder à me mettre à relativiser le prix du DVD. Heureusement j'ai ma carte cinétoile...
Voilà voilà... C'était ma chronique, merci pour ceux qui ont lu jusqu'au bout... A bientôt...
25 septembre 2009
J'ai testé pour vous la Fête de l'Humanité
La Fête de l’Humanité est une fête organisée tous les ans par le quotidien (de gauche) L’Humanité, dans le but de récolter de l’argent pour financer le journal. Cette manifestation se déroule dans le parc départemental de La Courneuve, dans le 93. Durant le week-end, on peut assister à des débats politiques, mais aussi à diverses manifestations culturelles (ça va des stands de sport, aux petites scènes musicales, en passant par des expositions) et bien entendu, à des concerts de malades sur la grande scène.
Des artistes comme Noir Désir (en 1991-93), Zazie (2003), Massilia Sound System (1997-2003), ou encore The Offsprings (2005) et Iggy and The Stooges (2007) pour les artistes internationaux ont déjà foulé le sol de la grande scène. Et cette année encore, la programmation n’a pas dérogé à la règle, que du beau monde : Cocoon, Deep Purple, The Kooks, Keziah Jones, Arthur H, pour n’en citer que quelques uns, étaient au rendez-vous.
Faute de temps et d’organisation, je n’ai pu assister qu’au concert de The Kooks, mais ça m’a quand même permis de voir l’ampleur du mouvement. Et sincèrement, j’étais très loin de penser qu’il y avait autant de monde : plus de 600 000 visiteurs dans le week-end, 50 000 spectateurs en moyenne pour les têtes d’affiches (il parait même que des stands ont du être déplacés parce qu’il y avait trop de monde au concert de Manu Chao, plus de 90 000 spectateurs). 
Je me suis donc retrouvée au milieu de 60 000 personnes pour le concert de The Kooks.
The Kooks est un groupe de rock anglais composé de Luke Pritchard (chant et guitare), Paul Garred (batterie), Hugh Harris (guitare et chœurs) et de Peter Denton (basse et chœurs). En 2006, ils sortent leur premier album, Inside In, Inside Out, duquel sont tirés les singles Ooh La, ou encore Naive qui se vendent comme des petits pains, permettant par la même occasion au groupe de faire une grande tournée. Fort de ce succès, ils reviennent en 2008 avec leur second et nouvel album, Konk, dont vous avez sûrement entendu Always where I need to be…
Sur scène, le groupe a une belle énergie, qui fait que même si vous ne connaissez pas bien le groupe, que vous êtes mal placés, ou que vous vous faites bousculés toutes les 30 secondes, vous appréciez quand même le spectacle.
Déjà en 2007, quand j’avais vu que Mademoiselle K était de la partie, j’avais eu envie d’y faire un saut, histoire de voir ce que c’était que cette fameuse Fête de l’Huma. Mais, maintenant que j’ai vu, je peux vous assurer qu’une fois me suffit amplement, car j’ai bien cru que j’allais mourir écrasée par la foule, à la fin du concert, quand les fans de The Kooks ont rencontré ceux de Deep Purple…
Après, pour ceux qui aiment les bains de foule, la bière et les communistes, alors c’est le RDV à ne pas manquer !


26 juin 2009
Petite breve: Michael Jackson est mort
J'ai beau ne pas être fan, cela m'a fait quelque chose, ce matin, d'apprendre que le roi auto proclamé de la pop était mort d'une crise cardiaque... Cela m'a fait quelque chose parce que, plus jeune, j'adorais ce qu'il faisait. Rapidement, je suis passé à autre chose, mais quand même, selon moi Thriller et Bad resteront toujours deux albums monstrueux. On peut lui reprocher pas mal de trucs, mais il faut lui reconnaitre qu'il a mené une carrière flamboyante jusqu'à la fin des années 90... Après ça s'est gâté...
Bref, voilà, Michael Jackson est mort à 15 jours de son retour sur scène...
21 juin 2009
Mais qu'est ce que le Ig Nobel Prize?
Vous connaissez le très officiel et rudement sérieux Prix Nobel, décerné par l’Académie Royale des sciences de Suède, mais connaissez-vous son cousin, le parodique Ig Nobel Prize (prononcé approximativement comme "ignoble" en anglais) ?
Ce prix (peu convoité, bizarrement) présenté à l’université Harvard récompense chaque année depuis 1991 des chercheurs, écrivains, économistes ou encore hommes politiques, pour leurs travaux saugrenus, parfois admirables mais souvent complètement stupides, dans des domaines à la fois variés et insolites.
De manière officielle, le Ig Nobel Prize est décerné à des personnes dont les travaux "ne peuvent ou de doivent pas être reproduits" car jugés inutiles, ridicules voire même nuisibles.
Le palmarès 2008 est plutôt sympathique:
Nutrition : revient à Massimiliano Zampini, de l’Université de Trente et Charles Spence de l’Université d’Oxford pour leurs recherches sur la sonorité de la nourriture.
Paix : le prix est décerné au comité d’éthique sur la biotechnologie non-humaine de la confédération helvétique pour avoir établi légalement que les plantes avaient une dignité.
Archéologie : Astolfo G. Mello Araujo et José Carlos Marcelino de l'Université de São Paulo, pour avoir mesuré les effets nocifs du tatou sur le contenu des sites de fouilles archéologiques.
Biologie : Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse pour avoir découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.
Médecine : Dan Ariely (Duke University) qui a démontré qu’un placebo au tarif très élevé était plus efficace qu’un placebo au prix peu élevé.
Sciences cognitives : Toshiyuki Nakagaki (université d’Hokkaido), Hiroyasu Yamada (Nagoya), Ryo Kobayashi (Hiroshima), Atsushi Tero de la Japan science and technology (JST/Presto), Akio Ishiguro de l’université Tohoku et Ágotá Tóth de l’université de Szeged en Hongrie, qui ont découvert que les mycétozoaires pouvaient trouver la sortie d'un labyrinthe.
Économie : Geoffrey Miller, Joshua Tybur et Brent Jordan de l’université de New Mexico pour avoir découvert que le cycle d’ovulation d’une danseuse de danse-contact pouvait avoir un effet sur le montant de ses pourboires.
Sciences physiques : Dorian Raymer, des observatoires océaniques de l’institution Scripps et Douglas Smith de l’Université de Californie à San Diego, pour avoir prouvé mathématiquement que les tas de cheveux, de cordes ou de presque n’importe quoi d’autre finissaient inévitablement par s’emmêler en nœuds.
Chimie : à Sharee A. Umpierre de l’université de Puerto Rico, Joseph A. Hill, des centres de fertilité de Nouvelle-Angleterre et à Deborah J. Anderson de l’université de médecine de Boston et de la Harvard medical school pour avoir démontré que le Coca-Cola était un spermicide efficace. Le prix est aussi remis aux chercheurs taïwanais Chuang-Ye Hong, C.C. Shieh, P. Wu, et B.N. Chiang qui ont de leur côté établi que le Coca-Cola n’était pas un spermicide efficace.
Littérature : David Sims, de la Cass Business School (Londres) pour son étude joliment écrite et intitulée You Bastard: A Narrative Exploration of the Experience of Indignation within Organizations. (traduction approximative : Espèce de salaud ! Une exploration narrative de l’expérience de l’indignation au sein des organisations).
En vrac, deux trois petites pépites des cérémonies précédentes:
En 2001:
Aviation: Patricia V. Agostino, Santiago A. Plano et Diego A. Golombek de l'Université Nationale de Quilmes, en Argentine, pour avoir découvert que le Viagra aidait les hamsters à se remettre d'un décalage horaire.
Paix: The Air Force Wright Laboratory, à Dayton, pour leur travail de recherche et développement sur une arme chimique, la « bombe gay », qui rend les soldats ennemis sexuellement irrésistibles pour leurs frères d'armes.
En 1993:
Mathématiques : Robert Faid de Greenville, Caroline du Sud, fidèle voyant en statistiques, pour avoir calculé les chances exactes (710 609 175 188 282 000 contre 1) que Mikhaïl Gorbatchev soit l'Antéchrist.
Médecine : James F. Nolan, Thomas J. Stillwell, et John P. Sands, Jr., miséricordieux hommes-médecins, pour leur douloureux mémoire de recherche, « Gestion correcte d'un pénis coincé dans une fermeture éclair ».
Et pour finir, en 1991:
Physique : Thomas M. Kyle, authentique farceur, pour sa découverte de l'élément le plus lourd de l'univers, l'Administratium, qui comprend un neutron, huit neutrons-assistants, 35 vice-neutrons et 256 vice-neutrons-assistants.
(source: Wikipedia)
25 avril 2009
Mais qu'est ce que le statu quo?
Définition de wikipédia: Statu quo vient de la locution latin in statu quo ante signifiant littéralement : « en l'état où (cela était) auparavant » (ou status quo ante).
Cette locution est principalement utilisée pour désigner une situation figée, que l'on trouve dans des expressions typiques comme : « maintenir le statu quo », « revenir au statu quo ».
L'expression était utilisée en diplomatie dans les traités de paix sous la forme Statu quo ante bellum.
Dans le cas qui nous intéresse, le statu quo est une règle scénaristique qui veut que, quelque soit ce qui peut advenir dans une histoire, au final, la situation restera la même. Dit comme ça, ça donne pas envie... Oui, mais...
Sans statu Quo, les simpsons seraient finis depuis des années. En effet, le statu quo permet aux simpsons de ne jamais grandir, vieillir ou bien changer de classe en ce qui concerne les enfants... Ça permet aussi à Homer de toujours se retrouver employé à la centrale, alors qu'il a pratiqué tous les métiers du monde...
De façon plus large, le statu quo est une règle de base dans le mode du comics de super héros... Et oui, cela fait plus de cinquante ans que les personnages ont à peu de choses près, la même situation, le même âge... Et si les auteurs se permettent des décrochages et des changements, il est quand même rare de voir la situation changer... Ou alors vous êtes dans un album isolé de la continuité... Tiens, c'est marrant de parler de continuité pour un truc qui est figé...
Le statu quo est une règle qui fait râler la majorité des fans de comics. En y réfléchissant, si les personnages avaient dû encaisser l'intégralité des évènements survenus dans leurs longues vies... De plus leur âge ne leur permettrait pas de continuer à nous faire vibrer... J'entends déjà les répliques: "Peut être que ce ne serait pas plus mal de passer passer à autre chose..." Oui, mais en même temps, c'est la longévité des personnages qui permet les variations sur un thème imposé. Sans cela, pas de spiderman Bleu, pas de new frontier, pas de superman red son, pas de dark knight return... Bref, c'est quand on connait bien un personnage que l'on peut le prendre à revers... Enfin, ça c'est ma théorie...
Malgré tout, le statu quo n'est pas une règle inviolable: Il y a des éléments qui s'imposent d'eux-mêmes et qui sont impossibles à effacer comme La mort de Gwen stacy pour spiderman, (même si on a essayé en vain de la ramener quelques fois...). Et du coup, ces évènements s'intègrent au statu quo, le dernier exemple en date est la relance de spiderman, il se retrouve célibataire, anonyme (alors qu'il venait de révéler son identité durant la guerre civile...), chez sa tante, sans emploi, poursuivit par les flics... Bref un retour en arrière de 30 ans... Mais Gwen est toujours morte...
Actuellement, ce statu quo est un peu chamboulé, puisque la situation actuelle des héros ne cesse de se prendre des coups (ça devient limite relou...): Il y a eu une hécatombe chez les mutants, Batman a un fils, Captain America est mort, le phénix est mort et cyclop est avec Emma frost (alors que Jean grey (le phénix) a l'habitude de revenir à la vie régulièrement...). Même chez les simpsons le statu quo n'est pas total, puisque des personnages meurent, se marient, alors même que leurs ages n'évoluent pas; ce qui pose un problème de cohérence...
Au final on peut dire qu'on s'en bat l'oeuf que ce soit cohérent ou pas. Du moment qu'on nous livre des histoires qui sont sympa à lire ou à regarder, on se fiche de savoir si la situation évolue ou pas. Sans statu quo, il serait impossible pour un nouveau lecteur, de prendre une série en cour. Pour ma part, c'est une règle que je trouve légitime, même si parfois, (souvent) les scénaristes en abusent...
27 mars 2009
T'as de beaux os, tu sais?
Cette année, pour les défilés automne-hiver 2009 de Sonia Rykiel, les mannequins parlaient en défilant. Elles débitaient des phrases débiles du genre « Je porte un renard rouge » ou « Je suis toute nue sous mon pull ». Sympa non? D'habitude, pour les défilés des fringues faites par Sonia, les top sourient, et c'est déjà pas mal. Parce que vous avez remarqué? La plupart du temps, elles font toujours la gueule, ces filles. Elles ont la cuisse fine, pour ne pas dire osseuse, elles ont les joues creuses (oui, c'est sans doute un artifice dû au maquillage savant des savantes maquilleuses), elles ont les genoux qui se disent merde et des talons hauts, oui des beaux hauts talons, qui les font gracieusement onduler d'un bout à l'autre du podium. Elles font la gueule. Elles regardent droit devant elles et elles marchent. Elles n'ont pas l'air d'être là pour avoir l'air sympa. La mode, c'est du sérieux. Elles se ressemblent toutes au final, comme coulées dans le même moule mais ma foi, paraît que c'est normal oui, paraît même que c'est fait exprès et elles deviennent aussi inconsistantes et privées d'identité que les mannequins en plastique noir de chez H&M.
Aujourd'hui, mon but n'est pas de lancer la polémique stérile du genre « Han elles sont anorexiques », ou « Le culte de la minceur, bordel! C'est naze! ». Non non. J'avais juste envie de me poser une question publiquement et ma question est simple, ma question c'est pourquoi. Pourquoi depuis des décennies les couturiers continuent à créer des fringues pour des filles qui ne remplissent pas leur XS. Pourquoi quand ils dessinent, la plupart d'entre eux imaginent des silhouettes dénuées de formes. Sans hanches. Sans seins. Plates et privées de tous les attributs de la féminité. Presque masculines. Presque semblables à un corps d'homme fluet. Chétif. Sans chair et fantomatique.
Ces couturiers, souvent gay, disent adorer les femmes et vouloir les magnifier mais ils travaillent pour quel genre de femmes? Un femme irréelle? Fantasmée? Est ce que la haute couture n'est finalement qu'un art comme un autre coupé de toute réalité? Je ne parle même pas des notions de « luxe » et de « rêve ».
Je parle pratique.
Je tente de trouver une raison.
Je me demande si ces couturiers homos ne travaillent pas pour la femme qu'ils auraient rêvé d'être. Ils créent des fringues qu'ils pourraient presque porter eux-mêmes.
Je me demande s'ils aiment tant que ça le corps féminin.
Karl Lagerfeld, commentant son dernier défilé disait (à peu près ces mots) : « Cette fille avec la robe pull rose, c'est machin. C'est la seule fille de ce défile à avoir des formes et c'est la seule à qui ce genre de vêtements peut aller ».
Pourquoi seulement une sur trente alors?


























