09 décembre 2009
Et si j'avais un groupe, je reprendrais ces chansons...
Le Pulp Club se lance dans l'aventure du "et si j'avais un groupe, je reprendrais ces chansons". Chansons cultes forcément et chansons qui déchirent logiquement, le Pulp Club vous dit tout !
Playlist de rael
1. Mama -Genesis-Album éponyme.
Cette chanson me fait triper, en réactualisant les instruments, je pense qu'il y a moyen de pondre un truc vraiment démentiel.
2.Dodo Lurker -Genesis-Abacab
Même constant pour cette chanson que pour la précédente: Un dépoussiérage des sonorités peu s'avérer vraiment ultime, il y a un véritable potentiel rock dans ce titre et puis écouter moi l'élan après la minute 5:50...
3.The last song -Foo fighters -In your honor
Ici, il n'est pas question de changer un instru... Elle démonte, elle envoie de la buchette par stères entières...
4.Post blue -PLacebo - Meds
Un morceau de poseur... Ici en live mais bon c'est pas grave...
5.Bliss -Muse - Origin of symetry
Un jour je pigerais concrètement ce qui se passe à la batterie, mais en attendant c'est un morceau vraiment terrible.
6.You're not Here -Konami -Silent hill 3
Désolé celle-là est en bonus Youtube parce que j'ai pas trouvé le morceau mais je pense que ce serait un des premier morceaux que je reprendrais tellement elle défonce du slip... Non mais écoutez moi ce chant, cette batterie... La classe...
Découvrez la playlist Groupe avec Genesis
La Playlist de Zofia
L'incendie - Vanessa Paradis, Ne respire pas - Eiffel, U + Ur Hand - P!nk, L'homme pressé - Noir Désir, The Kids Aren't Alright - The Offspring, American Woman - Lenny Kravitz
Découvrez la playlist Et si... avec Lenny Kravitz
La Playlist d'Antonia
Découvrez la playlist Anto - sur scène avec Marilyn Manson
Archive – Fuck U : Parce qu’elle fait partie de toutes mes playlists, il est logique qu’elle fasse aussi partie des chansons que je pourrais chanter sur scène.
Björk – It’s oh so quiet : Les instruments à cordes, les changements de voix, ça doit être terrible de pouvoir chanter ça (juste).
Girls in Hawaï – Short song for a short mind : la chanson en elle-même n’est pas exceptionnelle, mais je l’aime bien quand même.
Muse – Feeling good : Une belle montée en puissance. Des guitares et une batterie qui envoient du lourd. Ça doit être jouissif de chanter ça en live.
Marilyn Manson – This is the new shit : Je suis pas super fan de Marilyn Manson, mais celle-là j’aime bien l’énergie qui s’en dégage et ça me ferait triper de pouvoir crier comme lui…
La Playlist d'Aerials
Découvrez la playlist Theoretical Band avec Eels
1. Fresh Feelings - Eels: Je trouve ce morceau tout simplement magnifique. Je l'ai découvert grâce à quelqu'un qui m'est très cher et il me fait indéniablement pensé à cette personne à chaque fois que je l'entend.
2. Whatever Happened to my Rock'n'Roll - Black Rebel Motorcycle Club: Parce qu'il n'y a pas de raison qu'il n'y ait qu'Astonvilla qui puisse le reprendre. 3. Living is a problem because everything dies - Biffy Clyro: n'importe quel morceau de Biffy Clyro aurait fait l'affaire à vrai dire, donc j'ai choisi celui là un peu au hasard. 4 et 5. Just Looking et Deadhead - Stereophonics : cette fois ci impossible de me décider donc j'ai mis les deux. Si je reprenais vraiment Just Looking, j'aimerais le faire dans un centre commercial... 6. Bees & Butterflies - Girls in Hawaii: je rêve de savoir aligner les arpèges de la version normale de ce morceau, mais je crois que c'est impossible alors je reprendrais leur version plus "énervée". 7. Mosh'n Church - The Used: cette chanson, je la connais par coeur et je la chante régulièrement quand je suis en colère. Je ne saurais pas dire pourquoi par contre.
12 novembre 2009
Chronique "Sur Un Air de Déjà Vu..." Les Cowboys Fringants (2009)
Il y a tout juste un an les Cowboys Fringants dévoilaient L’Expédition. Un retour fracassant et tant attendu, mais qui annonçait surtout une deuxième partie à cette galette, Sur Un Air de Déjà Vu…
Les 16 derniers titres qui venaient fermer la boucle du travail de nos
québécois engagés durant l’année 2008. Alors, simple continuité ou
album à part entière ?

Nos amis canadiens auront simplement attendu 1 mois pour se délecter de la suite de L’Expédition.
Nous autres européens, ce n’est simplement qu’au mois de Mars 2009 que
nous avions pu nous en emparer. Longue attente tant la qualité de la
première partie nous avait mis l’eau à la bouche. Léger, travaillé,
entrainant, le mélange folk/pop/rock des Cowboys est increvable, sans cesse renouvelé, et inlassablement nos réactions restent inchangées.
Sur Un Air de Déjà Vu… vient
donc clôturer le long travail fourni en 2008 : plus de 30 compositions,
un premier album, et une omniprésence sur scène autant en Europe qu’en
Amérique du Nord.
Sur Un Air de Déjà Vu… annonce des sonorités déjà entendues, des bouts de morceaux retravaillés, le tout greffé dans le nouvel atmosphère soigné des Cowboys.
Alors forcément la découverte de ce deuxième volet semble perdre une
partie de sa saveur. Et pourtant, quelle erreur. Au moment où
finalement l’on s’y attendait le moins, les Cowboys
font mal. Lorsqu’on pensait qu’ils ne pouvaient pas nous surprendre sur
cette galette particulière, une nouvelle fois, leurs mélodies font
mouches. Oui, il y a des airs de déjà vu : des bouts de Gina et de JP se retrouvent sur La Ballade de Jipi Labrosse…
et c’est tout. On s’attendait réellement à entendre des chutes ou des
mélodies déjà entendu, mais le résultat défie encore la chronique.
Cet album s’inscrit dans la lignée de L’Expédition par sa narration, sa fabuleuse capacité à nous faire voyager d’un lieu à un autre, violon et guitare sèche à l’appui : Vacance 31 a de quoi redonner le sourire à un désespéré et par opposition, Par Chez Nous
nous amène dans les vieilles villes industrielles du Canada,
aujourd’hui en pleine crise économique, avec comme horizon fermeture
d’usines et chômage. On ne peut que constater la force des mots de Karl Tremblay à travers cette mélodie fataliste mais qui n’oublie à aucun moment la valeur humaine… Au Pays des Sapins Géants restera
lui aussi un des morceaux les plus aboutis de l’album : cette
magnifique ballade acoustique est une belle leçon d’écologie,
nostalgique aussi dans ce Canada qui coupe par an ses forêts
l’équivalent de 16% de la superficie de la France.
Enfin comme à l’accoutumée, Marie Annick Lépine et sa douce voix a droit à sa composition toujours aussi mélancolique sur Quand Tu Pars.
Mais Sur Un Air de Déjà Vu… n’est pas simplement une continuité de L’Expédition,
loin de là. Il est également un sacré retour en arrière, les fans ne
pourront qu’apprécier : On se délecte à nouveau des côtés hilarants et
dantesques des Cowboys. Comme s’ils décidaient de se replonger dans les premiers albums tels que Motel Capri ou encore Sur Mon Canapé…
Des morceaux à l’ancienne plus courts (d’environ une minute trente voir deux minutes chacun), mais bougrement efficaces : Pittoresque
est entêtant mais tellement vrai « qu’il est pittoresque mon beau
Québec, pays de progrès et de beaux attraits ! ». Second degré mais si
attrayant, où l’autodérision politique laisse place à un final
clownesque et country comme au beau vieux temps. Le Blues D’La Vie, morceau de blues comme son nom l’indique est fait pour broyer du noir, Les Cowboys délirent
sur « le travail, la routine, le train train quotidien… boucle infini,
maudit maudit lundi ! »… mais aussi sur les soirées trop arrosées sur Rentre à Pied !
Enfin on ne peut pas passer à côté de morceaux tels que 1994 qui n’est pas censé rappeler une certaine jeunesse pas si lointaine malgré la nostalgie évoquée sur L’Expédition, ou encore de parades tels que sur le track Beau Frère.
Jeux de basse, d’harmonica et de violons avec la traditionnelle gratte
caractéristique aux Cowboys, ils prennent un malin plaisir à plumer le
beau frère lors des interminables parties de poker « il est si
fatiguant qu’on jugerait qu’il est français ! », sans oublier de jouer
sur les mots « on l’invite au poker car il est alcoolo et qu’on aime
battre le beau frère tant qu’il est chaud ! ». On ne tarde pas à
retrouver cet engouement festif et sarcastique (un peu à l’écart sur L’Expédition) sur Chanteur Pop. Les Cowboys
aiment se moquer de ces artistes préfabriqués, propulsés sur le devant
de la scène par je ne sais quel coup médiatique… mais qui tombent aussi
rapidement dans l’oubli « maintenant que son deuxième disque a fait
patraque , le chanteur populaire est en déclin, devenu as been du jour
au lendemain… il aurait du mettre de l’argent de côté au lieu de se le
mettre dans le nez … Ça fait des années que l’on ne l’a plus vu,
certains disent l’avoir reconnu, vêtu en agent de sécurité, il faut
bien continuer à payer son loyer ! ».
Tout est si bien résumé.
L’univers si particulier et unique des Cowboys Fringants
prend encore toute son ampleur sur ce nouvel album. Nous qui pensions
avoir affaire à des morceaux retravaillés, force est de constater que
ce n’est pas le cas. C’est une fois l’écoute de l’album terminée que
nous comprenions pourquoi le groupe a choisi d’appeler cette galette Sur Un Air de Déjà Vu…
Il a pioché chaque tendance travaillée dans ses différents opus et nous
en a retranscrit de nouveaux morceaux, mais à part entière, avec
toujours la même conviction. Alors forcément chaque amateur du groupe,
de n’importe quelle époque, y trouvera son compte.
Drôle, léger, engagé, nostalgique, revigorant, dynamique… les Cowboys Fringants
continuent de nous amadouer tout en grandissant. Ils finiraient presque
par nous donner envie de les retrouver dans leur beau Québec.
LE CD DANS LE DÉTAIL
L'album :
1) Chanteur Pop
2) Beau Frère
3) La Ballade de Jipi Labrosse
4) Sur Un Air de Déjà Vu...
5) Par Chez Nous
6) Sans Tambours Ni Trompette
7) Normal Tremblay
8) 1994
9) Pittoresque !
10) Vacance 31
11) Le Blues D'la Vie
12) Titi Tancrède/Le Réel D'la Fesse
13) Rentre à Pied
14) Quand Tu Pars
15) Au Pays des Sapins Géants
16) Döner au Suivant
Durée : 42 minutes
Sortie : Novembre 2008 au Canada, Mars 2009 en France
Album : 7e studio
NOTE : 14.5/20
Découvrez la playlist Sur Un Air de Déjà Vu... avec Les Cowboys Fringants
10 novembre 2009
Lungs - Florence and The Machine

Florence and The Machine c’est Florence Welsh, une jeune anglaise de 22 ans, accompagnée de machines. Sorti le 6 juillet 2009, Lungs (leur premier album) est resté numéro 2 des charts anglais pendant près de 5 semaines (avec 100 000 ventes en quelques semaines), derrière… Michael Jackson.
Dès les premières notes de Dog Days Are Over (la première chanson), l’univers particulier de la chanteuse est deviné. Elle joue avec sa voix comme personne, montant très haut dans les aigus pour mieux redescendre dans les graves. D’ailleurs, Florence dira que sa voix est "le seul instrument dont elle sache réellement jouer". Parfois, ça me fait penser à Björk, qui passait d’une voix super douce à un cri strident en un rien de temps et avec une facilité déconcertante.
J’en suis à ma troisième écoute de la soirée, et je ne suis toujours pas lassée. C’est léger, entraînant (ce ne sont pas mes mots, mais je suis d’accord) vaste (on passe de chansons à sonorités rock comme pour Kiss with a fist, à des sons plus soul avec You’ve got the love) et intemporel. Pour moi, cet album fait partie des albums-ovni. On ne sait pas trop où les placer, dans quelle catégorie ils pourraient aller tellement tout est mélangé. La chanteuse décrit son album comme un "disque de pop païenne, un chaos organisé" , c’est ça. Elle a pris tout ce qui faisait sa vie de jeune de 22 ans, ses états d’âme, ses expériences qu’elle a mariés aux instruments divers et aux chœurs pour en faire une galette à part, loin de tout ce qui a déjà été fait avant. Rien n’est à mettre de côté dans cet album, tout est parfait.
Pour plus d’info, vous pouvez aller fouiller sur le site officiel ou le myspace ; sinon, vous pouvez aussi aller directement sur Deezer, l’album y est disponible.
En attendant, je vous laisse avec le clip de Kiss with the fist, que j’aime particulièrement. Et vous aurez comme ça un aperçu de l’univers de la chanteuse.
23 octobre 2009
Archive - Controlling crowds Part IV
Comme prévu, le nouvel opus de Controlling crowds est sortie le 21 Octobre 2009. Après 3 premières parties encensé dans ses pages il y a quelques mois, Orienté Trip hop à l'ancienne avec des pièces musicales longues et chargées, pas forcement accessibles au premier abord, la 4eme partie nous apparait plus concise, moins lourde, plus immédiate.
Démarrant sur les chapeaux de roue par les trois pistes: Pills, Lines et Empty bottle. Le disque nous gratifie d'une dizaine de pistes courtes (4 à 5 minutes en moyenne) largement dominées par les voix de Dave et Pollard. Maria et Rosko ne faisant qu'une courte apparition, remarquable malgré tout.
Nombre de pistes tapent dans la mélancolie, avec un petit côté dépouillé qui tranche avec ce que l'on connait du groupe. On reste malgré tout dans des sonorités made in Archive, faut pas déconner.
Bref, petite chronique pour un album bien sympathique, qui donne envie de les revoir une troisième fois sur scène.
A noter qu'il existe une version complète de Controlling Crowds est sortie en même temps que Part IV, et qu'elle est bien intéressante puisque moins chère que les deux albums séparés...
Découvrez la playlist Part IV avec Archive
16 octobre 2009
Sia Furler n'est pas une marque de pulls...
Sia, australienne de son état, est une chanteuse. Et oui vous l'aurez compris pour les plus fidèles, je reprends mon tour d'horizon des chanteurs qui déboitent du slip.
Née en 1975 à Adélaide, Sia est un personnage, il suffit de l'entendre rire pour s'en persuader. Doté d'une voix grave, chaleureuse et reconnaissable entre mille, Sia a connu dans sa carrière des hauts et des bas.
Elle participe au projet ZERO 7 (quoi?! vous ne connaissez pas Zero 7? Votre vie doit être bien morne), et contribue en grande partie à la réputation du groupe, à tel point qu'en 2006 elle sera, pour le troisième album The Garden, l'unique chanteuse. Elle nous permet de découvrir une voix extraordinaire, transportant une gamme d'émotions immense, et capable de s'adapter à toute une variété de styles musicaux.
Paralèllement, elle s'essaye à une carrière solo, avec l'album Healing is difficult, en 2002, qui ne sera pas à proprement parler, un succés... L'album en lui même n'est pas extrêmement marquant, et lorgne vers une sorte de Rn'b Sympathique mais bien en dessous de ce qu'elle fait avec Zero 7.
Après une tournée pour l'album When it falls avec Zero 7, elle perd son fiancé dans un accident, du coup dépression, descente aux enfers, travaille acharné, et c'est dans cette période sombre de sa vie qu'elle va se révéler.
En 2004, elle revient en solo, avec l'aide de Beck, et sort Colour the small one, piste 03, on trouve Breathe me, que les amateurs de séries connaissent très certainement (Générique de fin de Six feet under). Cette chanson et la qualité de l'album va faire exploser sa carrière solo. En effet, on retrouve enfin la puissance de sa voix, l'émotion qu'il manquait au premier album. Le public ne s'y trompe pas et la plébiscite.
Enfin en 2007, elle revient avec Some people have real problems, et là c'est la folie. L'album est exceptionnel, truffé de titres fabuleux comme: Soon will be found, I go to sleep, Day too soon... Du coup entre sa carrière solo qui décolle enfin et sa consécration au sein de Zero 7, Sia est partout, et nous inonde de sa fantaisie.
Plonger dans un album de Sia, c'est s'immerger dans un univers unique, plein de rêves, de mélancolie et d'amour. Je vous invite à écouter ces petits bijoux de chanson pour que vous vous laissiez happer dans son monde.
Découvrez la playlist Sia avec Sia
12 octobre 2009
Contre-Chronique "Failles" Mass Hystéria (2009)
Au bord de l’implosion en 2005, Mass Hystéria a su trouver les ressources nécessaires pour repartir de l’avant : le précédent opus Une Somme de Détails nous avait enchanté, marquant le retour sur le devant de la scène d’un des plus populaires groupe de métal français. La sortie de Failles en septembre semblait s’inscrire dans sa fraîche lignée…

Beaucoup ont parlé d’album « consécration » concernant Une Somme de Détails, dur de le contester. Cependant l’annonce de ce Failles avait de quoi laisser perplexe : comment Mass Hystéria va assumer ce lourd fardeau ? Les vagues et les tumultes dans le groupe sont désormais lointains, voyons comment les Mass ont travaillé ces deux dernières années.
Bien, c’est indéniable. Les douze nouvelles compos sonnent la charge : violence, brutalité, férocité. Voilà les trois mots qui nous viennent à l’esprit. L’album découle sans temps mort, sans aucun creux entre la première et la quarante deuxième minute.
On retrouve les maîtres mots évoqués dans la galette précédente : Failles s’inscrit bien dans la même lignée, il fallait s’y attendre. Les mêmes thèmes se dégagent, on retrouve de loin les idées véhiculées depuis toujours par le groupe : amour, paix, jouvence, feu sacré, fête et coup de gueule.
Les textes se montrent d’ailleurs dans l’ensemble cohérent. On notera une attention particulière au track qui lance Failles. Word of Fire, ce brulot, nous met une sacré claque, et d’entrée. « parler de révolution c’est comme cracher au plafond, ça ne fera pas crever le plancher de l’exploitation car l’anti-capitalisme est une idée vide, à moins de ne vivre que du troc, allons, soyons lucide ! », cette phrase, la première de l’album, a de quoi nous mettre en température. Cela nous change des discours pseudo-révolutionnaires que l’on aime bien nous chanter à toutes les sauces… L’impact de ce premier opus est colossal, on a déjà entre nos mains le morceau phare de l’album : on se croirait revenu au temps des mythiques « Furiaaa » qui déchiraient les salles surchauffées !
Les années défilent, Mass Hystéria en a bien conscience. Cela se ressent dans ses paroles, le morceau Failles en est l’exemple révélateur : moment présent, incertitude concernant le futur, « de quelle force va-t-il falloir être ? », Clean est clairement fataliste et souligne « j’ai fais le vide, reconquérir l’unité, je m’avance, c’est une lame de fond qui m’attend ».
L’esprit est torturé sur L’archipel des Pensées ou encore sur Le Magnétisme des Sentiments, Dysphoria et Aller Plus Loin poussent au dépassement de soi et à la prise de conscience…
Mass Hystéria nous donne l’impression d’avoir tiré les expériences du temps et semblent nous le retranscrire à travers ses textes. Conseils, retranscriptions, constats, avec un destin assez tracé… L’album se termine sur une note positive, Comme on Danse, avec des mots percutants « le rock’n roll n’est pas mort, on creuse, on restaure ! Mineur, on fait dans le métal précieux ! Rock contre nature, pétrole contre nourriture… ! ».
Inscrit dans un cadre très métal, la voix de Mouss se prête toujours autant en harmonie, enfin, une harmonie virulente.
L’ensemble des morceaux est résolument métal, avec certaines pointes d’indus sur Le Magnétisme des Sentiments (qui nous rappelle au passage un certain Respect To The Dancefloor !) et L’archipel des Pensées. Personne ne pourra nier que nous assistons ici à l’album le plus violent, le plus lourd du groupe. Les Mass piochent dans les recettes à succès, on retrouve quelques riffs de Babylone ou d’Une Joie Kamikaze de l’album précédent, voir même des sonorités de Contraddiction.
Après il ne faut pas non plus oublier que Mass Hystéria ne cherche pas à révolutionner sa musique proposée. On a ici une succession de grosses rythmiques, avec des guitares aiguisées et saturées, qui s‘inscrivent dans la lignée d‘Une Somme de Détails. Au-delà de la violence et de la brutalité du skeud, il se montre surtout simple mais efficace malgré la baisse en régime de la deuxième partie d‘album. Au final, d’un point de vue créativité, les Mass n’ont rien inventé musicalement.
Ce Failles est bon, il dégage une adrénaline incroyable dès la première écoute, mais on ne peut pas qualifier cet opus comme l’album référence du groupe. Mais ne faisons toutefois pas la fine bouche : on prend une sacré claque une nouvelle fois.
NOTE : 15/20
Chronique également dispo sur Le Pulp Club par Rael :
http://pulpcluub.canalblog.com/archives/2009/09/28/15237544.html#comments
08 octobre 2009
A tout moment - Eiffel

"A tout moment", dernier opus de nos amis Eiffel est sorti Lundi 5 Octobre 2009. J'ai enfin pu mettre la main dessus.
Après "Abricotine & quality street" en cri de désespoir d'une adolescence torturée, "le 1/4 d'heures des ahuris" sonnant comme une prise d'identité du groupe, un double album live extraordinaire révélant ce qu'Eiffel allait enfin devenir, un album Solo du chanteur Romain Humeau "l'éternité de l'instant" qui transforma l'esprit du groupe, et un "Tandoori" vraiment exceptionnel, Eiffel revient assez rapidement, avec "A tout moment".
Alors que nous réserve cette nouvelle galette? Beaucoup de bonnes choses, à commencer par le single de l'album: "A tout moment la rue" qui en plus d'être un morceau vraiment excellent avec sa lente montée, se paye le luxe d'être le premier morceau officiel où chante Bertrand Cantat (Choeurs), et il donne de la voix. Le reste de l'album n'est pas moins bon, et l'on navigue dans un univers proche de celui de "Tandoori", en plus calme.
Certain morceaux tombent immédiatement dans l'oreille comme "Cet instant-là" ou "Minouche" qui ouvre l'album. Le groupe s'amuse constamment avec les mots et les sonorités, mélant aux guitares, des violons ou autres hautbois, Banjo, Bandonéon, claviers et sons électroniques, bref, un album très travaillé.

Le virage amorcé par l'album solo de Romain humeau se ressent toujours dans Eiffel et c'est une bonne chose, on sent vraiment de la maturité dans chaque morceau et on navigue entre des textes engagés et des paroles plus légères. On passe ainsi un très bon moment et on en redemande!!!
28 septembre 2009
Failles - Mass Hysteria Vous avez dit: "A l'ancienne?"
Le Mass hysteria nouveau est sortie. Pour les néophytes, Mass Hysteria est un groupe de Métal au phrasé très Rap comme pourrait l'être Rage against the machine (Tout en étant très différents). Le groupe prône la liberté de penser, le bonne esprit et la paix dans la joie et le dépassement de soi.
Après deux albums cultes, un live surpuissant, un "de Cercles en cercles" plus que contesté, un black album de la maturité et "une somme de détail" qui sonnait comme la consécration d'un groupe qui avait su se renouveler sans oublier ses racines, voici donc "Failles".
Avis après une première écoute.
Les gars de la mass ont décidés d'enclencher la vitesse supérieur, le 1er morceau annonce la couleur, l'album sera hard, âpre. "World on fire" un morceau très abrupte, des paroles ultra frontales. "Parler de révolution c'est comme cracher au plafond, Ca ne fera pas crever le plancher de l'exploitation car l'anti-capitalisme est vide...", un morceau anti-crise, anti-extrémisme, anti-idées reçus.
Second morceau et toujours ces riffs poisseux qui collent, n'oublions pas qu'ils sont là pour en découdre. "Plus qu'aucune mer", ça sent le gros pogo en perspective, on a un refrain entrainant et une rythmique bien lourde, ok on continue.
"Failles", ici nous revenons à quelque chose de moins gras, on reste dans l'esprit heavy mais tout y est moins gras, plus sophistiqué.
"L'archipel des pensées" affiche un gros riffs bien rock, une rythmique velue mais trainante, la voix se fait plus lente, mais pas moins percutante, et puis sans prévenir, ils envoient le son, les guitares et la batteries se transforment en mitrailleuses lourdes, bienvenue dans l'arène...
"Clean" et "Dysphoria" repartent sur un rythme plus rapide, et un refrain trainant dans la plus grande tradition de Mass Hysteria. Des morceaux classiques dirons-nous, bien old school!!!
"Le magnétisme des sentiments" ressort les samples à l'ancienne et les paroles sur la fraternité des hommes. Le morceau qui fait bien plaisir: Un gros riff, un gros rythme et des paroles ultra positives!!!
"Aller trop loin" et "Respirer" sont deux morceaux qui donnent la pêche, avec un refrain qui tombe dans l'oreille, pas trop heavy, mais bien couillu quand même.
"Get high" est, fait assez rare, un morceau en Anglais, on retourne dans la catégorie: "Morceau qui colle."
"Rien n'être plus" est un titre qui en soit, ne signifie rien... Mais il a un sens dans la chanson...
"Comme on danse" conclu donc l'album de façon fort sympatique, une sorte de "Killing the hype", mélange de truc festif et Métal... Du métal festif donc..."Voyez comme on danse, voyez comme on pense, voyez comme on emmerde la tendance!!!" Bref à ranger à coté de "Respect to the dancefloor".
Conclusion: Un album qui respire la testostérone sans pour autant oublier de raconter quelque chose, Mass Hysteria est en super forme, et il ne faudra pas longtemps pour voir de cette galette, émerger des titres phares comme "Echec", "Babylone", "Killing the hype" ou "Se lover dans les flammes" de l'album précédent. Une super bonne surprise que j'attends de transformer en Gouffre de Heim au prochain concert...
21 septembre 2009
Chronique "Y'a Basta !!!!!" Les Caméléons (2009)
On ne compte plus les années pour Les Caméléons. Des débuts en 1991 et un 7e album très attendu pour nos compères bretons. Assaillis par les critiques du précédent opus, Ya Basta !!!!! arrive à point nommé pour défier la chronique.

Pas de Concessions (2006) est déjà loin. Trois ans de recul auront permis de dire Ya Basta !!!!! a tout ce qui y’a été dit ces dernières années… Les Caméléons
ne sont pas morts, non, ils bougent encore ! Mieux, c’est avec un œil
attentif qu’ils ont procédé à la composition de ce nouvel album.
Le punk rock festif amorcé sur Pas de Concessions avait déplu, indéniablement. Ce n’est pas l’identité des Caméléons,
pas ce que recherche son public. Pourtant le groupe mûrit et il est
libre de choisir ses tendances. L’évolution musicale reste la clé de
voute pour la continuité d’un groupe.
Cependant dans cette nouvelle galette on a du mal à voir où veulent en venir Les Caméléons. Comme s’ils ne savaient plus quoi proposer en quelque sorte. Des retours aux sources dignes de Hay La Frita en 1995 sur le premier morceau de l’album, Comme s’il en pleuvait.
Les cuivres sont explosifs, les paroles toujours aussi percutantes «
comme s’il en pleuvait, des euros, des dollars, des familles qui
crèvent la dalle…. Comme s’il en pleuvait, des gendarmes, des flashs et
des radars ». Avec le fameux chant en espagnol pour lancer le set !
Bref, un régal. On ne pouvait rêver meilleure ouverture.
La suite reste dans la même lignée : La Famine
débute curieusement sur des airs d’accordéon pour se voir suppléer de
saxos déroutants. On remarque la nette mise en avant d’un jeu de basse
qui donne un sacré côté rock’n roll à nos bretons skateux.
Cependant Les Caméléons aiment piocher dans leurs placards à succès : La Muneca semble être tout droit sortie de l’album révélateur Todos, où les sonorités nous donnent l’impression d’avoir été déjà entendues. Tout comme sur La Machine,
morceau réussi sur le réchauffement de la planète, mais avec un refrain
assez ressemblant à des passages de leurs acolytes des Marcels…
Mais les choses se gâtent. Juke-Box
est le premier flop : on ne voit pas la réelle utilité de ce troisième
track. Une revendication « génération post enfant du rock, ton histoire
tient dans un juke box » où voix remixée lance le début de la compo.
Reprises de célèbres refrains mythiques entrecoupés de « j’aime
regarder les filles qui marchent sur la plage ». Les trois minutes
passées nous paraissent bien longues… Même constat pour Royal de Luxe : les mélodies sont banales et musicalement parlant cela n’apporte rien de nouveau.
Après un léger retour au rock festif, Les Caméléons semblent s’orienter vers un punk rock festif aiguisé encore plus marqué que sur Pas de Concessions… Les Dix Doigts nous rappelle Soleil d’Italie (album précédent), et n’hésitent pas à nous submerger de riffs de guitare imposants.
Ecolo quant à lui va faire figure d’ovni au milieu de Y’a Basta !!!!
Un portrait disco/rock noir des politiques qui se disent écologistes
est dressé… Si le concept est original, son rythme casse littéralement
la ligne directive fragile de l’album.
Comme si la moitié du set passée nous lançait un sérieux message : Les Caméléons n’ont
pas renié leurs origines et peuvent encore faire du ska en chantant en
espagnol. Mais ils savent aussi faire du punk rock festif.
Une fois
le signal capté, on se dirige presque sans surprise vers les derniers
morceaux : des compos très inégales, qui se subdivisent en plusieurs
rythmes. On chante en espagnol… en faisant du rock plus que du ska !
America Latina et Barcelona
dégagent une puissance époustouflante et risquent de faire des dégâts
sur scène, mais symbolisent aussi beaucoup de choses : elles sont le
reflet de ce que veulent être Les Caméléons
aujourd’hui : un groupe plus punk rock festif que de ska en essayant de
mixer le tout, tout en gardant ce qui plaisait au public : l’alternance
du chant en français et en espagnol.
Enfin les deux derniers morceaux seront eux exclusivement tournés vers le punk. Adieu Chantal va faire très mal par sa violence, on peut imaginer y voir un Rancid. A la manière de La Ruda, Chanson à Fab
dresse le portrait d’un amateur de rock « faudrez bouger, tous à
l’unisson, le rock’n roll c’est tout à fond ! », avec riffs saccadés,
guitares déchainées et coup de buttoirs endiablés.
Une fin d’album en feux d’artifices qui met un terme au 49 minutes de Y’a Basta !!!!
On est malgré tout déçu de ce nouvel album des Caméléons. Pas de Concessions marquait un net tournant musical dans le groupe, Y’a Basta !!!!!
ne fait que le confirmer. Ce n’est pas tant le virage amorcé qui gène,
mais plutôt le fond à proprement dit : des paroles très inégales qui
soufflent le chaud et le froid, certaines compositions qui manquent de
rythmes entrainants, et surtout des passages punk assez ressemblants
qui souffrent de diversité…
Espérons que l’album prenne toute son ampleur en live. Mais dans ce domaine, Les Caméléons excellent depuis des années…
Dans les bacs le lundi 21 septembre 2009.

LE CD DANS LE DÉTAIL
L'album :
1) Comme s'il en pleuvait
2) La famine
3) Juke-box
4) La muneca
5) Les dix doigts
6) La machine
7) America latina
8) Tête de pioche
9) Barcelona
10) Royal de luxe
11) Ecolo
12) Adieu Chantal
13) Chanson à Fab
Sortie : 21 Septembre 2009
Durée : 46 minutes
Label : Todos Production
Album : 7e album studio
NOTE CD : 12/20
Pour en savoir plus…
- Site Officiel : www.lescameleons.fr
- Myspace : www.myspace.com/lescameleons
Egalement disponible sur Le Musicodrome, mais aussi sur le Webzine Discordance.fr
17 septembre 2009
The resistance - Muse
Le nouveau Muse est dans les bacs, que vaut la nouvelle galette de nos trois amis?
Je les ai découvert à Nimes durant un festival où je m'étais retrouvé parce qu'entre autre, il y avait Noir Désir à l'affiche. Les p'tits gars de Muse sont entrés sur scène, et je me suis mangé une grosse baffe dans la gueule, ils venaient de sortir Origin of symetry, le lendemain j'ai acheté les deux albums.
Dès lors Muse a accompagné la fin de mon adolescence avec brio. Depuis j'ai changé un petit peu, et eux aussi. The resistance continue sur la lancée de Black Holes, le changement dans la continuité.
1er Constat: Matt a considérablement revu sa façon de chanter, plus grave moins geignarde, bref il a fait sa mue...
2nd constat: L'album est plus calme, et toujours rempli de sons électro, sans oublier bien entendu, les instru qui font du bien.
Critique après la 1er écoute:
L'album démarre sur les chapeaux de roue avec le titre Uprising bien péchu, et enchaine sur Resistance, un morceau sympa, au refrain dans le plus pur style Muse. La 3eme piste Undisclosed Desires est plus calme et aussi plus électronique et représente peut être le morceau le plus significatif en terme de changement de voix du chanteur...
United States of Eurasia (+ Collateral Damage) respire le Queen à plein nez et c'est bien fun! Guiding Light rappelle Invincible de l'album précédent... Unnatural Selection ressort les buchettes pour nous les envoyer à la face et arrive pile poil quand il faut. Mk ultra reste dans le même délire tout en se permettant quelques envolées. Ensuite arrive le morceau OVNI: I belong to you-mon coeur s'ouvre à ta voix... Où Matt se permet quand même de chanter un couplet en français... Et ce passage vaut son pesant de cahouettes. "Réponds à ma tendresse, verse moi l'ivresse", un grand moment de rigolade.
Après cela, arrive Exogenesis Symphony... Un morceau en trois pistes... Et j'attendais beaucoup de ce truc, mais en fait, c'est pas ultime parce que ça ne décolle pas vraiment... Je réécouterais ça plus tard...
On a donc un album plus cool que les précédents, encore plus grandiloquant, rempli d'envolées qui rappellent que Muse aime se la donner. Un album qui déborde d'instru, assez sophistiqué, mais qui tombe dans l'oreille et qui y reste.
La tracklist:
1. Uprising
2. Resistance
3. Undisclosed Desires
4. United States of Eurasia (+ Collateral Damage)
5. Guiding Light
6. Unnatural Selection
7. MK Ultra
8. I Belong To You (+ Mon Coeur S'ouvre A Ta Voix)
9. Exogenesis: Symphony Part I (Overture)
10. Exogenesis: Symphony Part II (Cross Pollination)
11. Exogenesis: Symphony Part III (Redemption)















