Pulp Club

Blog commun de Bloggeurs Avertis

15 décembre 2009

Rapt

L’histoire : capitaine d’industrie, proche du pouvoir en place, Stanislas Graff est enlevé un matin quasiment devant chez lui.
Un calvaire de plusieurs semaines débute : séquestré, amputé, affamé, humilié, privé de son humanité, Graff résiste et ne montre rien aux ravisseurs, dominant la situation par une soumission.
De l’autre côté des murs s’organise la remise de la rançon, l’intérim de la présidence et se dévoile la vie sulfureuse de l’homme d’affaires.
Une fois la liberté retrouvée, ce sera pour s’apercevoir que tout a changé.

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Rapt s’inspire librement de l’affaire du Baron Empain, enlevé en 1978 puis relâché par ses ravisseurs. Lucas Belvaux transpose cette histoire à l’heure actuelle, cela « recentre l'histoire sur son sujet, sur ce qui m'intéressait (comment vit-on une épreuve comme celle-là ?) sans que la reconstitution fasse écran entre le spectateur et le sujet »*1 . Et j’approuve tout à fait ce choix. Le cœur du sujet n’est pas la reconstitution de l’histoire du Baron Empain mais bel et bien les sentiments, les conséquences, les traumatismes engendrés par une séquestration.
Et à ce niveau-là, la prestation d’Yvan Attal est bluffante, pesant 53 kilos lors du tournage, il est méconnaissable en homme torturé, abattu, habitant ce président Graff jusqu’au bout, très différent de ses autres rôles.
La réalisation est très stylisée, la caméra n’a pas une position statique, tout un long du film, elle dégage une ambiance pesante, lourde de violence sous-jacente.
C’est à la fois une intrigue policière, une tragédie familiale et une enquête sur le pouvoir et le monde la bourgeoisie.
On y découvre un homme sûr de lui quoiqu’il arrive, ne doutant jamais de sa puissance. Des ravisseurs pactisant avec la victime, insinuant que sa famille, ses proches, l’ont abandonnés. Des relations de travail prêtent à tout pour s’approprier une parcelle de pouvoir. Une famille détruite par l’enlèvement de l’homme qu’elles aiment mais révoltées, humiliées par les nombreuses maîtresses révélées, les sommes affolantes perdues au jeu, la fortune dilapidée.
Lors des moments de détention de Graff, on ressent pitié et peine pour cet homme mais dès que l’on voit sa famille, en proie au chagrin, à la recherche d’une rançon de 50 millions d’euros malgré ses dettes de jeu, ses infidélités récurrentes, on ne ressent plus que de l’antipathie pour le kidnappé. Une ambivalence présente tout au long du film et très bien rendue. Dualité expliquée par Lucas Belvaux, « il y a une sorte de ricanement qui transpirait des articles [concernant l’enlèvement du Baron Empain], un sentiment qui pourrait se résumer à un : "il l'a bien cherché". Il y aurait les mêmes écrits encore aujourd'hui, je pense. Comment peut-on penser à propos d'un otage : il l'a bien cherché ? (...) C'est pour ça que je voulais que le personnage de Graff ne soit ni sympathique, ni particulièrement antipathique, et qu'il était important de prendre une victime come celle-ci, de cette origine et aisance sociale-là. Pour montrer la monstruosité de ce raisonnement (...) Est-ce qu'effectivement "il l'a bien cherché" ? Non. On ne coupe pas le doigt d'un homme, sous aucun prétexte. C'est de la barbarie absolue. Et ça au tournage on le ressentait très fort. L'ambiance s'alourdissait dès qu'il fallait enchaîner Yvan. » *1

A sa libération, c’est le conflit d’un homme qui a terriblement souffert face à une famille qui a tout autant souffert, à la fois par les révélations et par le kidnapping. Comment gérer cela ?
Tout se désagrège logiquement. A son retour, « La seule chose qui l'ébranle, c'est sa famille. Il réalise ce qu'est sa vie dans sa totalité et le mal que, tout à coup, il lui fait. Il a une responsabilité. » *2

C’est un film très fort, intense,  par la prestation des acteurs –renforçant mon admiration pour Yvan Attal, par le sujet traité. Un film dont on ressort forcément interrogatif, perplexe, partagé entre ce sentiment honteux qu’il ait pu mériter ce qui lui est arrivé et l’absurdité d’une telle pensée face à la gravité de la persécution. Qu’on se mette à la place de son épouse ou de Stanislas Graff, les sentiments seront les mêmes, trahison, angoisse, peine, peur, souffrance, une terrible torture psychologique.

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*1, Secrets de tournage, interview de Lucas Belvaux, http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=135904.html
*2, Secrets de tournage, interview de Yvan Attal, http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=135904.html

26 novembre 2009

L'imaginarium du docteur Parnassus - Terry Gilliam

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Réalisé par Terry Gilliam

Avec Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law...

Titre original : The Imaginarium of Doctor Parnassus

Long-métrage français, canadien. Genre : Fantastique, Aventure

Durée : 2h02 min Année de production : 2007

L'avis de R@el:

Grand amateur de Terry Gilliam, légèrement échaudé par les frères Grimms, j'avais déjà accueillit Tideland comme une sorte de retour en grace de l'auteur de Brazil, L'armée des 12 singes, et j'en passe. Avec l'aura qui entoure ce film, à cause de la mort de son acteur principal: Heath Ledger et le revirement scénaristique de Gilliam, pour y introduire d'autres acteurs emblématique, afin de boucler l'histoire, j'étais très impatient de voir ce film.

L'histoire: "Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes..." (source Allocine)

Aller! Je me lance, j'ai été bluffé par ce film qui m'a cueillit à la première minute et qui m'a relâché avec la banane deux heures plus tard. Ce film est un véritable enchantement pour les yeux, sorte de délire permanent comme seul les Anglais savent le faire (j'ai pensé tout le long du film à Mirrormask de Gaiman, en beaucoup plus coloré), les acteurs s'en donnent à coeur joie, et si les effets spéciaux ne sont pas ce qui se fait de plus performants, l'esthétique est telle qu'on passe outre et on se laisse porter. Le Quintet d'acteurs que sont le Docteur, son assistant, sa fille, Tony et le diable est captivant, les personnages sont très attachants, même le diable! L'histoire n'est pas en reste avec son lot de faux-semblant, de mensonges et de fantaisies, ici pas de gros suspenses, pas de scènes d'action, mais des moments de pure folie, comme la scène avec Jude law qui m'a rappelé des grands moments des Monty pythons.  bref! Si vous êtes sensible aux contes, et aux univers hauts en couleurs, précipitez vous dans votre salle de cinéma! 

L’avis d’Anto :

Mon avis ne va pas trop diverger de celui de Rael, car tout comme lui j’ai bien aimé ce film. J’ai aimé être baladée d’un monde à l’autre, de la réalité à l’imaginaire. Et je tiens à souligner l’habile remaniement scénaristique qui a permis à Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell de remplacer feu Heath Ledger. J’ai trouvé que le changement d’acteurs ne choquait pas du tout, au contraire, cela amènerait même un petit plus à l’histoire.
Le seul petit bémol que j’apporterais à ce film, c’est la longueur, mais sinon j’ai passé un agréable moment. Je ne peux que vous le conseiller, en vous prévenant tout de même que c’est un truc un peu tordu.

20 novembre 2009

Micmacs à Tire-Larigot & Le Concert

19165447L'histoire : le rapport entre une balle de revolver et une mine anti-personnel, c’est Bazil.
Bazil qui, adulte, se prend une balle en plein front et petit, perd son père qui a mis le pied sur une mine.
Gravé dans les deux objets un symbole guerrier similaire, la Vigilante de l’Armement pour l’un les Arsenaux d’Aubervilliers pour l’autre.
A sa sortie de l’hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Mais ce rêveur attendrissant est rapidement recueilli par une joyeuse famille de marginaux.
Dans un drôle de bordel de récupérations, Calculette, Tambouille, Fracasse, Pierrot, la Môme Caoutchouc, Placard, et Remington deviennent les nouveaux compagnons de route de Bazil. Qui vient juste de se trouver un but : faire payer ceux qui ont abîmés sa vie.


Ce qui ne trompe pas, c’est qu’on est bien dans du Jeunet. Mais là où
La cité des enfants perdus était triste, Un long dimanche de fiançailles archi-chiant et Amélie Poulain, un rien niaise, Mimacs à Tire-Larigot est un pur moment de plaisir !
Très drôle par pleins d’aspects, émouvant, fantasque, irréaliste tout en souhaitant qu’un jour, les petits puissent vaincre les grands.
Drôle à cause des personnages délurés et bourrés de qualités, superbement bien joués, Dany Boon en tête mais les autres aussi, Omar Sy m’a scié, Julie Ferrier flexible et méconnaissable, Dominique Pinon l’habitué, Marie-Julie Baup, Michel Cremades, Yolande Moreau et Jean-Pierre Marielle.
Drôle par ses situations absurdes et imaginatives avec des dialogues piles et pointus, des méchants bien incarnés par André Dussolier et Nicolas Marié. Et touchant, parce que Bazil a l’air perpétuellement dans la lune mais son esprit est toujours en éveil, par le côté famille recomposée, la solitude qui pourrait les enfermer chacun de leur côté.
C’est toujours sépia et c’est toujours bien filmé.
Le côté récup’ avec tout le bric à brac dans leur maison, ce côté inventif, ludique, qui était déjà présent dans La cité des enfants perdus apporte un côté enfantin.
Des bouts d’objets pour en faire un nouveau.
Des bouts de gens pour en faire une famille.
Comme quoi de rien on peut arriver à beaucoup.

Ça ressemble à du Jeunet, mais en mieux encore.

19184889L’histoire :
Andreï Filipov était un des meilleurs chefs d’orchestre et le dirigeant du célèbre orchestre du Bolchoï. Etait.
Parce que, Sous Brejnev, il a refusé de se séparer de ses musiciens juifs et il fut licencié en pleine gloire.
Aujourd’hui, il rôde toujours dans les couloirs du Bolchoï…mais il y fait le ménage.
Tard un soir, le directeur du Bolchoï reçoit un fax : une invitation au Théâtre du Châtelet à Paris pour y donner une représentation, 15 jours plus tard.
Filipov pris d’une folie soudaine, récupère le fax et entreprend le projet dingue de reconstituer son orchestre, conclure le concert commencé il y a 30 ans et jamais terminé.
Prendre sa revanche et mettre un point final à son histoire d’amour passionnelle et torturante avec Tchaïkovski.


Comme je n’avais pas envie de me retrouver la même salle que des pisseuses qui allaient mouiller leur culotte devant un loup-garou montrant ses abdos et un vampire
marmoréen plus que diaphane tombant la chemise, j’ai choisi la séance d’à-côté.
Sur un film dont je n’avais quasiment rien entendu mais dont l’affiche et le nom de Mélanie Laurent m’avaient mis la puce à l’oreille…
Et c’était tellement bon !!
Cette histoire suscite un tel melting-pot d’émotions, un tel bonheur qu’il est conseillé à tous.
Cette revanche sur l’Histoire, sur cette baguette brisée en deux est superbement interprétée par tout un casting russe épatant. Mélanie Laurent, que j’aime de plus en plus, apporte tout ce qu’il faut d’émotions, juste à la fin, au moment clé, comme un pont entre le présent et le passé.
Je ne m’attendais à rien mais je ne m’attendais pas du tout à ce que le film soit si drôle. C’est truffé de situations burlesques, cocasses, attendrissantes, avec des personnages vraiment hauts en couleur, attachants.
Trente ans plus tard reconstruire l'équivalent de l’orchestre du Bolchoï alors que ses musiciens n’ont plus rien, plus d’instruments, pas de travail ou si peu, pas de passeports, pas d’argent.
La scène de fabrication de passeports illégaux directement à l’aéroport est un petit bijou !
On est toujours entre le rire franc et l’émotion forte, le sourire et puis le cœur serré.
On se régale de chaque note du Concerto de Tchaïkovski, joué et
19149468rejoué, comme une mélodie entêtante, obsédante. Une folie douce. Comme une blessure à refermer.
Sous la comédie, on n’oublie pas la gravité de l’histoire qui a brimé ce que la société fait de plus beau.
Quant au concert final… rien que d’y penser, la chair de poule se colle à mes bras. La scène était tellement intense, tellement complète que je n’ai pas pu me retenir de pleurer pendant 10 minutes. C’est venu d’un coup sans que je m’y attende, mais tout est si beau dans cette fin.

Entre Micmacs et Le concert, il n’y a pas de choix à faire.

source : Allocine.fr © EuropaCorp Distribution & © Warner Bros France - Bruno Calvo

08 novembre 2009

Michael Jackson's This Is It

affthisisitUn résumé de l’histoire ne s’impose pas mais pour ceux qui vivraient sur Mars depuis le mois de juin : un documentaire des répétitions en vue de la tournée This is it qui aurait du avoir lieu en juillet dernier.

J’avais très peur d’assister à un montage bâtard, vite fait, des images des répétitions des futurs concerts de Michael Jackson, une sorte de grand clip avec des chansons de cd en bande-son. Mais il n’en est rien et le travail fourni sur ce documentaire est impressionnant.
Tout d’abord le documentaire est riche d’images. On ne propose pas un jour de répét’ avec quelques extraits, on assiste à plusieurs jours de travail mais pas seulement. Le film s’ouvre sur les déclarations des danseurs engagés pour les concerts, sur leur passion et leur amour pour MJ (je me la joue intime ^^) puis on enchaîne avec la présentation à Londres de la tournée This Is It. Le film est découpé de façon à intercaler des images « techniques » entre les chansons. Par exemple, on a un aperçu des auditions des danseurs, les choix, les hésitations, puis des entraînements des chorégraphies, mais aussi les réglages de sons ou des modifications dans les morceaux chantés. Ce qui est très intéressant d’un point de vue purement technique, voir comment cela se passe, et d’un point de vue artistique où là on se rend
vraiment compte que MJ était aux commandes de tout. Pas dans un sens péjoratif mais d’une minutie extrême, d’une passion pour son travail, pour la musique, il savait exactement quelle note il fallait à quel endroit, à quel moment.19181920
On voit aussi des bouts de making-off du tournage des clips réalisés en vu d’être diffusés pendant le concert, comme accessoires à la scène, notamment ceux pour Smooth Criminal, The way you make me feel et They don’t care about us. Les moyens employés pour produire des grands clips, des trucs hallucinants avaient été mis en œuvre. A ces débuts, ses clips étaient déjà les meilleurs et aujourd’hui avec les nouvelles techniques en matière d’image et de réalisations, on aurait probablement assisté à des trucs de fou ! Et en avoir un petit aperçu dans ce film est un vrai plaisir.
Et c’est là que j’ai regretté, presque au point d’en pleurer, qu’il soit mort, que ces concerts mythiques n’aient jamais lieu, qu’on ne puisse pas voir tout ce talent, tout ce perfectionnisme une dernière fois sur scène. Du gâchis parce que sérieusement, artistiquement, musicalement, le potentiel était énorme.
19189948Et d’ailleurs, ces images montrent une chose, MJ était loin d’aller aussi mal que ce qu’on a voulu nous faire croire. Il chante, il danse, il corrige, il propose, il ne s’arrête jamais. Alors bien sûr, il est un peu plus maigre, il saute peut-être moins haut et doit se tenir à la passerelle qui survole le sol mais la voix est toujours là, sublimement claire et juste, la danse aussi et l’envie surtout.
On a droit à environ 15 chansons parmi les meilleures (Beat it, Man in the mirror, Thriller, Billie Jean, Black or Wite, Don’t stop ‘til you get enough’, I just can’t stop loving you, Wanna be startin’ somethin’, Earth song…).
Pour Smooth Criminal, MJ  se transforme en personnage de film de gangster en noir et blanc des années 30 (d’après ce que j’ai compris, son image est intégrée à un film déjà réalisé) en costume blanc rayé de noir. Pour They don’t care about us, une armée de soldats futuristes (jouée par 11 danseurs et multipliée à l’infini) fait office de décor et j’en passe. Car on ne voit pas tout.
Je dirais qu’une partie a été conservée et avec un peu de chance, dans la version dvd, on aura droit à une version longue ou un making-off fourni, ce serait plus sympa la version longue mais bon…
Face à une salle vide, le personnage est complètement charismatique, habité, une icône. Et c’est peut-être les images les plus vraies de Michael Jackson, les plus sincères, les plus naturelles.
Et pour ça, pour le talent, pour le plaisir, This Is It mérite d’être vu. Je m’en fous à qui ce film rapporte des sous, j’apprécie la chance qui m’est donnée de visionner ces images, bouche bée tout le long, j’ai carrément pris mon pied !

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source : Allocine.fr © Sony Pictures Releasing France

Posté par Zofia à 18:37 - Ecran Géant - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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05 novembre 2009

Le Vilain - Albert Dupontel

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Date de sortie cinéma :  25 novembre 2009
Réalisé par Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel, Catherine Frot, Bouli Lanners
Long-métrage français. Genre : Comédie
Durée : 1h26 min Année de production : 2008 

Mercredi 04 Novembre 2009, 20h30, avant première du nouveau film d'Albert Dupontel: Le Vilain. Après Bernie, Le Créateur et Enfermé Dehors, Le vilain continue sur la piste de la comédie acide, sorte de croisement entre la comédie noire (histoire de gangster, promoteurs véreux, planque...) et le dessin animé de Tex avery, le tout recouvert d'une bonne couche de politiquement incorrect.

L'histoire:

Un truand maléfique vient se planquer chez sa vieille mère qu'il a abandonné voilà 20 ans. La brave dame vit dans un lotissement en voie de destruction, subit les pressions de promoteurs prêts à tout pour avoir sa maison en vue de bâtir un quartier d'affaire, pense être maudite par dieu qui l'empêche de mourir et croit dur comme fer que son fiston est un ange. Quand elle découvre qu'il est une belle saloperie, elle comprend que sa mission est de réparer ses erreurs... Les ennuis commencent.

L'avis:

Dupontel est un génie, que ce soit en tant qu'acteur ou en tant que réalisateur. Son univers haut en couleur réussit à être léger tout en abordant des sujets franchement graves, il est souvent question de morts  violentes, de situations plus que douteuses, mais son humour et la façon qu'il a de traiter ces thèmes font passer la pilule.

Ce film se veut plus léger que les autres, mais reste franchement limite et c'est tant mieux!  Il traite du rapport Mère-fils et distille ça et là quelques grammes d'émotion qui adoucissent le propos. La mise en scène est efficace, péchue, les effets comiques sont franchement délirants, avec une mention spéciale pour les running gag de la tortue revancharde et du médecin à la ramasse (Nicolas Marié excellent), enfin les acteurs sont au top, Catherine Frot qui campe la vieille mère de Dupontel est extraordinaire et Albert Dupontel est fou. 

Bref si vous aimez Albert Dupontel et que vous êtes sensible à son humour et ses précédents films, vous ne pourrez bouder celui-ci tant il est à se tordre de rire.

Enfin, pour ma part, ce fut un véritable bonheur de rencontrer Albert Dupontel, un homme qui apparait simple, et réfléchi, drôle et direct.

Posté par Rael à 09:45 - Ecran Géant - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 septembre 2009

District 9

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Réalisé par Neill Blomkamp

Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope...

Film néo-zélandais, américain. Genre : Science fiction

Durée : 1h 50min. Année de production : 2009

Distribué par Metropolitan FilmExport

Un vaisseau extraterrestre arrive au dessus de Johannesburg et le gouvernement découvre un peuple au bord de la disparition, incapable de rentrer chez lui. Il faut donc les traiter, les loger... Rapidement le camps D9 s'étend et devient un bidonville immense. 20 ans plus tard, le MNU un organisme privé est chargé de reloger les aliens dans un camps plus éloigné de la ville, L'agent Wikus un petit bureaucrate raciste est chargé de faire signer l'avis d'expulsion aux aliens.

Je ne vous en raconte pas plus. Rapidement, le film traite de l'apartheid avec brio. Le scenar, s'il est assez classique, profite d'un enrobage plutôt inédit au cinéma, ici le héros est un connard, les méchants sont des connards, les aliens sont des êtres normaux... Du coup on aborde le cheminement du héros d'une manière différente, vu qu'on ne l'apprécie pas. C'est pas mal.

Autre point fort, le film calme. On en sort essouflé, un peu comme après Les fils de l'homme. L'ambiance est lourde, ça nous met le nez dans le caca et nous y maintient tout du long. Certaines scènes sont assez dures et l'aspect réaliste du film (qui commence comme un reportage et glisse doucement vers une fiction plus traditionnelle), son contexte crédible et la justesse des personnages font froid dans le dos.

Point négatif à mes yeux: La violence. Le film est franchement violent. Par moment j'ai tourné les yeux, parce que c'est assez dur. Quand les corps explosent on sourit, le réal ne s'attarde pas sur le truc et c'est plutôt comique, mais les scènes dans l'hopital sont désagréables. Un peu plus de sobriété dans la violence n'aurait pas nuie à l'impact du propos. Je reviens encore aux Fils de l'homme tant l'expérience m'a semblée comparable: Dans ce film, on est malmené du début à la fin, mais la violence, qui est très présente, reste sobre, alors que dans District 9, on enchaine les gros plans sur des scènes de souffrance, de déterioration, de démembrement... Bref...

Au final, un excellent film de science fiction crédible, un peu trop violent à mon goût, mais intelligent, bien mené et avec une fin ouverte. Mention spéciale pour la scène du Mécha qui démonte tout.

L'avis de Clownface :

Alors, on nous sert un film sur un apartheid alien, soi-disant réaliste. Déjà, on nous situe ça à Joannesburg au cas où nous ne pouvions pas comprendre, bah oui, le spectateur de SF n'est qu'un gros abruti. Et la métaphore sera appuyée pendant toute la durée du film avec un burin pour bien le faire rentrer dans le crâne de tout le monde. La subtilité, faut oublier !!!
Encore un film qui succombe à la mode de la caméra à l'épaule façon reportage, c'est bien pratique, puisque ça permet au réalisateur d'éviter toute forme de mise en scène et un montage sur-découpé totalement dégueulasse et pénible. C'est vite gonflant, et injustifié.
Passons au scénario, les personnages n'ont aucune épaisseur, leurs histoires nous laisse de marbre, et leur dialogues se réduisent à des insultes la majorité du temps. Ce type d'histoire a déjà été écrit maintes et maintes fois dans l'histoire de la SF, depuis longtemps et de manière bien plus intelligente. Aucune exploration des aliens, de leurs cultures, ce qui serait bien plus intelligent que ce qu'on nous donne sur le sujet. Nous passerons sur la multitude d'incohérences pour un film qui se veux réaliste. Et puis un petit mot sur les acteurs, qu'on ne reverra pas de sitôt au vu de leur piètre performance, les extra-terrestres jouent mieux.
Enfin, un film prétentieux, filmé n'importe comment, appuyé avec des démonstrations de violence inutile qui m'a presque rendu malade sans oublier un scénario d'une bêtise affligeante. Ca faisait trèèèèès longtemps que je n'avais pas regretté une place de ciné à ce point, du pur foutage de gueule.

Posté par Rael à 09:41 - Ecran Géant - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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22 août 2009

Inglourious Basterds

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Réalisé par Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Elie Roth, Diane Kruger...
Film américain, allemand. Genre : Guerre
Durée : 2h 33min. Année de production : 2008
Le nouveau Tarantino est là, et tout le monde bave. Cette fois-ci et dans la continuité de son délire geek cinéphile, Quentin déterre une vieille repompe Italienne des douze salopards, pour en faire son film de guerre. Alors, ça donne quoi?
L'histoire:
Les Usa forment un groupe de malade pour aller scalper du Nazi, pendant qu'une jeune juive fomante une vengeance contre son bourreau et l'intégralité du gratin nazi.
Autant dire qu'avec ce film l'histoire avec un grand H en prend un coup: ne cherchez pas de fondement historique, le film démarre par: Il était une fois... dans une France occupée par les Nazis...
On va taper dans le délire et on nous l'annonce. Ce film, comme souvent chez Tarantino, alterne des chapitres très calmes avec des dialogues interminables, et des chapitres où ça défouraille sec. Comme toujours, tout repose sur de la confrontation verbale, et quand le verbe ne suffit plus, on sort les guns, les couteaux, les battes de baseball, et on massacre. La violence assez crue est, par conséquent ponctuelle et discrète...
Au final on se retrouve avec un Tarantino 100% pur Tarantino, avec une skin "seconde guerre", un Brad Pitt en grande forme qui prouve qu'il est un des meilleurs acteur de sa génération, et quelques grands moments malgré tout plombés par quelques scènes de dialogues dans lesquelles on aurait pu couper facilement une demi heure tellement leur vacuité est exemplaire... A retenir: La scène hilarante des faux Italiens...
Pas de surprise donc, un bon film, un peu long, comme un tarantino.
Note: N'allez pas voir ce film en VF, il y a tellement de scènes qui jouent sur les accents et les langues que cela enlèverait la moitié du plaisir du film. Et puis Christoph Waltz nous pond une prestation en 4 langues qu'il serait dommage de rater...

17 juillet 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

19053741_w434_h_q80Dans la salle, il y avait comme une ambiance de matin de Noël, où les enfants ont gardé le plus gros cadeau pour la fin. Y a eu un frémissement lorsque la lumière s’est éteinte et l’écran allumé.

On était partis pour voir le sixième Harry Potter, décalé de 9 mois, tu parles d’une attente.
Et nous avons vu Harry Potter. Et puis, évidemment, j’ai été déçue par Harry Potter.
C’est peut-être le film le mieux réalisé avec une ambiance assez sombre, une lumière très travaillée, très importante, des très bons effets spéciaux (vu le budget, j’imagine que c’est rassurant). Un film beaucoup plus drôle que les précédents (du moins dans mon souvenir) mais alors pour tout le reste, il faudra repasser !
Je suis bien placée pour savoir que dans une adaptation, on doit faire des choix, enlever certaines parties peu visuelles ou les remplacer, faire un énorme travail de réécriture, de dialogues mais transformer à ce point là un pur livre d’action, d’aventure, de magie en un film d’amourette pour adolescents aux hormones en folie, c’est du vrai, bon gâchis !! J’avais l’impression de me faire le tome 5 de Twilight…

Je ne veux pas trop en dire mais pour moi le scénariste s’est fourvoyé tout au long des 150 minutes qu’il nous propose. Des tas de parties importantes ont été supprimées, les souvenirs dans la Pensine sont minimisés, on ne connaît rien finalement de la quête des Horcruxes qu’Harry va devoir mener, il n’instaure aucun climat de suspense ou de stress pourtant très présent dans le livre.
On a droit au minimum possible d’explication et je me demande vraiment comment ils vont faire dans le 7 pour expliquer les futures scènes qui arriveront comme un cheveu sur la soupe, sans queue ni tête (à moins que cela laisse penser d’autres grosses coupures…). 
Les scènes en rapport avec les souvenirs de Voldemor, les Horcruxes sont vraiment très bien réalisées mais elles sont complètement dissoutes dans le sentimentalisme amoureux qui s’installe. C’est pour dire, la seule conversation sérieuse entre Harry et Hermione parle de jalousie et de ce qu’ils ressentent lui envers Ginny, elle en vers Ron…
Une partie positive du film, c’est l’histoire de Malefoy qui est bien retransmise. On voit son désarroi grandir, ses plans s’améliorer. Le personnage de Luna est très sympa, elle prend plus d’importance et c’est bien pour la suite. Mais Neville a complètement disparu.

Ils auraient pu aussi renommer le film parce que l’intrigue du prince de Sang Mêlé a quasiment disparu. Aucune recherche, aucune interrogation, on ne voit même pas tout ce qu’il permet à Harry. Juste à la fin, on a droit à une vieille phrase « au fait, le prince, c’est moi ! ».
Personnellement, j’aurais préféré que les scènes de Quidditch et d’amour soient enlevées. Bon le Quidditch, ok, c’est vrai, c’est marrant. Ça fait parti de la vie de Harry, de l’ambiance du château mais ça participe peu à l’intrigue. Et alors l’histoire entre Ron et Lavande qui occupe tout le devant de la scène, c’est vraiment « je reviens, je vais vomir ».
On ne connaît absolument rien de l’ascension de Voldemor, toute sa mythologie est passée sous silence alors que c’est un des personnages capital. Sans Voldemor, pas d’Harry.
Bref, je suis vraiment très déçue. Je peux l’avouer, je suis vraiment fana des livres et voir ça m’a laissé pantoise. Surtout pour la fin, vraiment nulle.
Honnêtement, on a pu trouver que le 3 et le 5, ou même le 4, avaient été moyennement adaptés mais là c’est vraiment pire. Vraiment pire car c’est le tome charnière, le tome révélation avant la guerre finale, bon c’est aussi mon tome préféré, mais je crois pouvoir affirmer qu’il est capital dans l’histoire générale d’Harry Potter.
Couper des scènes géniales, intéressantes, captivantes, explicatives pour nous mettre des scènes de bécotage, c’est moche.
Dès le début, j’ai senti que ça n’allait pas le faire vu que la scène d’entrée est une scène rajoutée. Bref y a peu d’action, pas de batailles, pas d’intrigue et c’est niais. Ils auraient mis des petits cœurs sur l’affiche, on aurait été prévenus…

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source : Allocine.fr © Warner Bros. France

10 juillet 2009

Public Enemies - Le nouveau Michael Mann

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Réalisé par Michael Mann
Avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard
Film américain. Genre : Policier, Drame, Biopic
Durée : 2h 13min. Année de production : 2009
Distribué par Universal Pictures International France

Affiche alléchante que ce nouveau Mann: Le réalisateur lui même est synonyme de prestige, et puis il y a Johnny Depp, Marion Cotillard, Christian Bale, bref du beau linge... Que vaut ce plateau cinq étoiles?

Public enemies se passe durant la grande dépression et raconte l'histoire vraie de John Dilinger, braqueur de banque de son état, et de sa traque par l'agent fédéral Melvin Purvis.

Le film affiche une image numérique HD du plus bel effet qui sert au mieux le style de Mann, souvent au coeur de l'action. L'esthetique est donc très travaillée. Comme souvent avec MM, le film est plutôt posé, et si quelques scènes d'actions ponctuent le film, il est surtout question d'ambiance, de regards, d'échange... Il laisse respirer son film et s'exprimer les acteurs, ce qui donne au tout un rythme plutôt lent. Film de gangster, oui, film d'action, clairement non.

Les personnes avec qui j'ai vu le film ont été déçu, ils ont déploré cet absence de rythme ou d'action, il est clair qu'ils n'étaient pas venu dans l'optique de voir un film de ce genre. Si vous n'êtes pas sensible à l'esthetique Mann, à sa façon de laisser filer les choses, n'allez pas voir ce film, mais si vous voulez de l'ambiance, des musiques qui déboitent, une image hallucinante et des acteurs qui se gavent (aussi bien les principaux que les seconds rôles), n'hésitez pas.

18 juin 2009

Coraline, un conte moderne et "creepy".

Coraline déménage et s'installe avec ses parents, loin de ses amis, elle veut cultiver un jardin, mais la pluie l'en empêche, une visite de la maison s'impose ! Elle y découvre une petite porte qui ne s'ouvre que pendant son sommeil, et qui donne sur un monde où ses parents et ses voisins sont bien plus extraordinaires.

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L'avis de Clownface :

coraline1Attiré par ce film pour trois raisons (l'animation, l'adaptation d'un roman de Gaiman, et le retour d'Henry Selick), je ne pût m'empêcher d'y courir à grand pas, avec cependant, une petite crainte, au vu de la promo axé autour du thème "par le réalisateur de L'étrange  Noël de monsieur Jack", alors que le monsieur ne se résume pas à ça.
Et quelle ne fût ma surprise, et mon bonheur de m'apercevoir que le fil n'était pas un ersatz de Nightmare before christmas. Au contraire, Selick s'est bien approprié le livre de Neil Gaiman, et la formule du conte. On a le droit à une réactualisation d'Alice aux pays des merveilles (dont Burton prépare une adaptation, comme quoi l'univers des 2 hommes est proche) à la fois drôle (vraiment très drôle), et relativement "creepy" (désolé, j'arrive pas à trouver une traduction qui englobe le terme et l'ambiance).
Le film pourrait apparaître comme étant uniquement pour les enfants, il n'en est rien (même si je suis un grand enfant), la forme du conte est vraiment respecté (c'est très rare par les temps qui courent) est intéressante. Vraiment un bon film, 1h40 de plaisir, d'émotions et en plus, vous pourrez encore sortir le petit cousin prétexte (la famille va vous adorer à force de le sortir).

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L'avis d'Aerials :
Ma première réaction en sortant de la salle a été de dire que je ne m'attendais pas coralineà ce que ce soit aussi bien!  Contrairement au jeune homme sexy précédent, je n'avais pas trois raisons pour aller le voir, et je ne me souvenais même que très vaguement de l'étrange Noël de Monsieur Jack. Donc au final j'y allais sans m'attendre à quelque chose de spécial.
Ce que j'ai apprécié dans ce film, c'est tout d'abord cette ambiance magique si particulière, très "Tim burtonienne", et le passage peu surprenant mais néanmoins efficace du rêve au cauchemar.
J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Coraline qui, je trouve, est très attachant et réaliste dans ses attitudes de jeune adolescente. Enfin, j'ai bien accroché à l'humour présent par petites doses tout au long du récit.
J'ai finalement passé un très très bon moment, donc petit cousin ou pas, je vous conseille vivement de courir le voir!!!

Le petit avis de Rael:

Mardi soir j'avais décidé d'emmener la gamine voir Coraline, parce que c'est Gaiman, et puis parce que le ticket pas cher c'est cool. Donc le film commence et mes yeux se ferment... Pas que le film soit mauvais, mais parce que j'étais défoncé. Mais comme le graphisme et l'ambiance sont extraordinaires, parce que la petite coraline est attachante et surtout parce que ca respire le Gaiman à plein nez, j'ai lutté, j'ai lutté pendant facile 45 minutes, après ça, la vague de sommeil était passé, et j'ai pu pleinement profiter de ce magnifique conte, que je trouve largement plus sympatique que môssieur jack. A voir absolument, mais prévoyez des Smarties pour la gamine...

l'avis de little flea : Après un oral pro d'espagnol rien de tel qu'une séance ciné! et puis c'est plutôt la gamine qui a voulu y aller! j'avais mes biscuits de la cure gourmande et de l'eau; déjà bon point puis ça a commencé et tout de suite je suis retournée en enfance: fille unique toute fine, dans son monde avec des parents présents mais pas toujours...et puis la phase onirique m'a vraiment rappelé des dessins que je faisais et des rêves d'enfant ! j'ai adoré le graphisme; j'ai vraiment aimé le passage (prévisible) du rêve au cauchemar et puis l'animation était super! la ptiote est attachante et ce n'est pas trop long; je ne me suis pas ennuyée du tout. et puis il n'y avait pas trop de gamins sauf un qui gémissait bizarrement devant moi! voilà comment on est agréablement surprise par un film qu'on a failli rater!

Posté par Clownface à 10:30 - Ecran Géant - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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