On est à Portland et le jeune inspecteur Joshua Brolin résout rapidement la sordide affaire du Bourreau de Portland en sauvant amedumalla jolie Juliette, dernière capture de Leland Beaumont.
Mais un an plus tard, tout recommence. Jeunes femmes assassinées, membres tranchés, fronts brûlés à l'acide. Sur les traces de magie noire, de l'Enfer, d'un fantôme, le carnage continue. Le bourreau renait de ses cendres.

Premier tome de la Trilogie du Mal, L'âme du mal est le premier roman de l'auteur publié sous son vrai nom. On plonge dans l'hiver brumeux de l'Oregon et plus l'histoire se déroule, plus un voile glauque tombe sur les personnages auxquels on s'attache sans peine. De l'équipe des flics à Camelia, la meilleure amie de Juliette, en passant par les deux héros.
Le récit est dense, rythmé, complet. Les descriptions de la ville, malgré le gris ambiant, sont superbes, pleines de dimension, de profondeur. On y entre facilement, en voulant connaître vite la fin tout en souhaitant que le livre ne se finisse pas.
L'action est distillée au milieu des réflexions et du profilage fait par l'inspecteur Brolin. C'est d'ailleurs très intéressant, on apprend de nombreuses choses sur les techniques des profileurs, sur l'aspect psychologique qui rentre en jeu dans une enquête, un peu comme dans la série Esprits Criminels en moins cliché... On voit que l'auteur s'est bien renseigné, bien documenté.
C'est puissant, carrément glauque, limite flippant, le retour de Juliette dans la cabane de Leland au fond des bois est si bien décrit, si plein de suspense, d'angoisse, que j'avais les poils qui se hérissaient et le souffle court...!