26 novembre 2009
L'imaginarium du docteur Parnassus - Terry Gilliam
Réalisé par Terry Gilliam
Avec Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law...
Titre original : The Imaginarium of Doctor Parnassus
Long-métrage français, canadien. Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h02 min Année de production : 2007
L'avis de R@el:
Grand amateur de Terry Gilliam, légèrement échaudé par les frères Grimms, j'avais déjà accueillit Tideland comme une sorte de retour en grace de l'auteur de Brazil, L'armée des 12 singes, et j'en passe. Avec l'aura qui entoure ce film, à cause de la mort de son acteur principal: Heath Ledger et le revirement scénaristique de Gilliam, pour y introduire d'autres acteurs emblématique, afin de boucler l'histoire, j'étais très impatient de voir ce film.
L'histoire: "Avec sa troupe de théâtre ambulant, " l'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes..." (source Allocine)
Aller! Je me lance, j'ai été bluffé par ce film qui m'a cueillit à la première minute et qui m'a relâché avec la banane deux heures plus tard. Ce film est un véritable enchantement pour les yeux, sorte de délire permanent comme seul les Anglais savent le faire (j'ai pensé tout le long du film à Mirrormask de Gaiman, en beaucoup plus coloré), les acteurs s'en donnent à coeur joie, et si les effets spéciaux ne sont pas ce qui se fait de plus performants, l'esthétique est telle qu'on passe outre et on se laisse porter. Le Quintet d'acteurs que sont le Docteur, son assistant, sa fille, Tony et le diable est captivant, les personnages sont très attachants, même le diable! L'histoire n'est pas en reste avec son lot de faux-semblant, de mensonges et de fantaisies, ici pas de gros suspenses, pas de scènes d'action, mais des moments de pure folie, comme la scène avec Jude law qui m'a rappelé des grands moments des Monty pythons. bref! Si vous êtes sensible aux contes, et aux univers hauts en couleurs, précipitez vous dans votre salle de cinéma!
L’avis d’Anto :
Mon avis ne va pas trop diverger de celui de Rael, car tout comme lui j’ai bien aimé ce film. J’ai aimé être baladée d’un monde à l’autre, de la réalité à l’imaginaire. Et je tiens à souligner l’habile remaniement scénaristique qui a permis à Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell de remplacer feu Heath Ledger. J’ai trouvé que le changement d’acteurs ne choquait pas du tout, au contraire, cela amènerait même un petit plus à l’histoire.
Le seul petit bémol que j’apporterais à ce film, c’est la longueur, mais sinon j’ai passé un agréable moment. Je ne peux que vous le conseiller, en vous prévenant tout de même que c’est un truc un peu tordu.
24 novembre 2009
Live Report Tagada Jones à Milhaud (30)
Le froid s’est installé confortablement dans les terres languedociennes… Doucement, sans faire de bruit, il est venu s’inviter à sa manière dans le Rakan Fest de Milhaud à quelques minutes de Nîmes. Comme si les bretons des Tagada Jones l’avaient discrètement glissé dans leurs valises pour nous le balancer fougueusement sans regret.

Nous aurions du assister pleinement à cette chaude soirée organisée par Rakan Musiques. « Nous aurions du » , notez bien l’usage du conditionnel, car finalement nous sommes arrivés malheureusement en fin de soirée de ce Rakan Fest qui proposaient une affiche punk/métal/rock avec Poutre, Craven, 10 Rue D’La Madeleine et les enragés du Tagada Jones.
La faute à une bête erreur d’itinéraire qui a poussé à faire trois fois plus de kilomètres que prévu… mais heureusement que la chance a finit par nous sourire, nous n’avons cependant pas perdu une miette du show Tagadesque.
Les prestations scéniques des Tagada ne sont plus à présenter : avec des brulots tels que Le Feux aux Poudres, L’envers du Décor et Manipulé, impossible de laisser la part au doute. La fougue, la puissance, l’hystérie dégagées par le groupe sonnent comme une terrible explosion sonore, mêlant hardcore, métal, punk, électro comme un simple cocktail de revendications sociales et musicales. Hors les mois précédents ont malheureusement fait ressentir les premières limites d’un groupe que l’on annonçait au sommet de sa forme : côté studio d’abord, avec le très décevant Les Compteurs à Zéro sorti en 2008, et enfin avec le départ de Gus (voix et samples) non remplacé, qui enlève un part d’identité au groupe.
Alors forcément avec une telle mise dans le contexte, c’est à la fois perplexe et excité que nous attendions LE groupe de ce Rakan Fest. Du monde, mais pas de quoi afficher complet : l’innovante salle des fêtes de Milhaud a de quoi rendre jaloux les plus célèbres salles de concert de la région : de l’espace, un matos neuf, un son net et sans bavure, une configuration parfaite pour accueillir des artistes de tous styles… Après s’être égarés, les guitares rugissantes et saturées envahissent la scène, le show va pouvoir enfin commencer.
C’est avec violence et envergure que le groupe lance la charge : panneaux lumineux et clignotants affichant symboles et numéros à l’image du dernier skeud Les Compteurs à Zéro, jeux de lumière, ambiance saccadée pour ouvrir le bal : Camisole et La Solution sont les deux premiers morceaux choisis. Cette ouverture plus orientée punk/rock laisse le public à ses doutes, l’entrée en la matière parait presque ratée. Le départ de Gus se fait déjà sentir : on ne peut plus faire à quatre ce que l’on faisait à cinq : Niko se laisse aller, chante beaucoup plus, sa voix est nettement mise en avant alors que les guitares autour de lui sonnent creux… Il manque ces coups de buttoirs, ces samples, ces terribles rythmiques hardcore qui faisaient un ravage quelques années auparavant.
Ce début manqué va toutefois se faire rapidement oublier : {‘DaBLJU:} (à comprendre W Bush) , titre phare
du mémorable et album référence L’envers du Décors, vient mettre tout le monde d’accord… on retrouve enfin ce que les Tagada nous avaient habitué auparavant. Désobéir vient ralentir la frénésie pour laisser sa place à Pavillon Noir et Combien de Temps Encore ? Ô combien violents. On apprécie sincèrement la volonté du groupe à croiser ses expériences sonores à travers ses différents opus, mais à chaque fois que la mayonnaise semble prendre un grain de sel coince la machine.
Les deux morceaux suivants, Une Fois de Trop et D.I.Y, bien qu’avec des textes incisifs, manquent clairement de puissance : on retrouve plus un rock alternatif bien huilé qu’un punk sale rencontrant des subtilités électroniques… Nouveau coup de pompe dans la salle.
Ce jeu du yo-yo va être de mise toute la soirée. C’est presque comme un cheveu sur la soupe qu’arrive le track le plus célèbre du groupe, Manipulé. Profitant à nouveau d’une salle surchauffée, les Tagada passent à la vitesse supérieure et se mettent à enchainer les morceaux de volée : Cargo, Thérapie, A Qui la Faute, Eco War assomment un public qui n’était visiblement pas prêt à subir un tel affront. Le métal rencontre l’électro, les mélodies sont fluides, les influences punk indéniables, la voix rocailleuse de Niko donnent un énième souffle, ça transpire la sueur et la hargne ! Sarko, les OGM, le capitalisme, le réchauffement de la planète, l’égoïsme de l’homme, tout y passe… des paroles que l’on aimerait entendre plus souvent.
Enfin remis de nos émotions, les Tagada, sans surprise vu le déroulement de la soirée, nous proposent un fin de set en alternance avec des morceaux de la dernière galette : A Force de Courir (moyen) et un Garde à Vue assez détonant. Entrecoupé du dynamiteur Le Feu aux Poudres, c’est dans un fracas sonore que s’achève ce show très carré.

L’heure du rappel a sonné, on se dirige lentement mais sûrement vers la fin de ce Rakan Fest. Un retour fracassant qui va enfin créer l’unanimité : les Tagada Jones nous ressortent des morceaux mythiques (pour groupes mythiques) des perles du bon vieux punk français. Reprises de Jouer avec le Feu des Shériff, Quelle Sacré Revanche d’OTH, et enfin Hommage à Parabellum. Comme pour sacraliser cette union, ô quelle bonne surprise, le groupe finit avec Hold Up (issu du premier album en 1995), de Plus de Bruit (1998) et Violence, contre la connerie du hooliganisme dans les stades. Un bon vieux retour aux sources inattendu qui en aura rassasié plus d’un : les Tagada Jones ont mieux fini que commencer.
Il est clair que le dernier album Les Compteurs à Zéro avait été cueillis à froid par la critique, malheureusement la performance live rattrape peu les bonnes convictions des Tagada. Heureusement que les morceaux des précédents skeuds nous montrent qu’ils savent toujours chauffer à blanc une salle en furie, mais l’on ressort malgré tout avec le sentiment d’avoir assisté à un show en montagnes russe, alternant le bon… et le moins bon.
LE CONCERT DANS LE DÉTAIL
Tête d'affiche : Tagada Jones
Durée Tagada Jones : 1h30
Premières parties : Poutre, Craven, 10 Rue D'La Madeleine
Durées : 45 min Poutre // 45 min Craven // 1h15 10 Rue D'La Madeleine
Date : Samedi 7 Novembre 2009
Heure : 19h
Lieu : Salle des Fêtes
Ville : Milhaud (10 min de Nîmes, Gard)
Dans le cadre de : Rakan Fest
Set List : Camisole, La Solution, {‘DaBLJU:}, Désobéir, Pavillon Noir, Combien de Temps Encore ?, Une Fois de Trop, D.I.Y., Un Kulte, Manipulé, Cargo, Thérapie, A Qui La Faute, Eco War, A Force de Courir, Le Feu aux Poudres, Garde à Vue
Rappel : Jouer avec Le Feu, Quelle Sacré Revanche, Hommage à Parabellum, Plus de Bruit, Hold Up, Violence
22 novembre 2009
L'élégance du Hérisson. Muriel Barbery
L'élégance du Hérisson, célèbre roman ayant connu un grand succès populaire, raconte l'histoire d'une concierge à la culture sans limite, qui se fait passer pour un stéréotype de concierge acariâtre et d'une gamine de 12 ans qui veut se suicider après avoir tenté de capter autour d'elle ce qu'il y a de beau dans le monde, le tout dans un immeuble uniquement habité par des riches.
Je n'ai pas aimé ce livre. Non pas qu'il soit mal écrit, bien au contraire, c'est le plaisir des mots qui m'a porté jusqu'à la fin de cet ouvrage. Non, ce qui ne m'a pas plu, c'est l'incroyable vacuité du bouzin.
Résumons: Nous avons donc d'un côté une concierge d'une finesse culturelle sans limite qui passe l'intégralité de sa vie à se faire passer pour ce qui se rapproche le plus du bovin, entourée de ce qu'elle déteste le plus: des riches abrutis et médiocres. De l'autre coté, nous avons une jeune fille de douze ans, au cynisme éclairé, qui a réponse à tout, qui méprise tout le monde et décide de se suicider en mettant le feu à l'appartement de sa famille d'idiots. Si on oublie le fait que l'enfant est totalement détestable, on arrive à apprécier les moments avec la concierge en se disant que cela mènera à quelque chose... Et quand on a l'impression qu'enfin ce quelque chose va arriver, c'est la fin du livre. Premier point de désobligeance.
Second point, et celui-ci me fait dresser le poil: durant tout le livre, on nage dans une culture de l'élitisme assez hallucinante, ici il n'est question que de littérature classique, de philosophie grecque, de cinéma d'auteur, et de musique classique, et lorsqu'une culture plus "POP" fait irruption dans le récit, cela donne plus l'impression d'un raciste qui se justifie en disant: "Mais non mon cher ami, je ne suis pas raciste, j'ai un très bon ami noir avocat...", on y croit pas.
Du coup on tombe dans un truc qui m'insupporte, puisque j'ai passé la quasi totalité du roman à entendre: "Mais enfin gamin, si tu ne connais pas ces trucs sublimes, c'est que t'es vraiment une sous-merde, comme les riches du bâtiment qui prennent la concierge pour une truffe alors qu'elle leur est supérieure à tous par sa culture". Je trouve le ton très prétentieux et plutôt donneur de leçon...
Enfin, et sans dévoiler la conclusion de cet intense récit: MAIS C'EST QUOI CETTE FIN DE MERDE??? Qu'est ce qu'elle a voulu nous dire? Ça part de nulle part pour ne mener à rien, ça brasse une semoule incroyable de suffisance, et c'est même pas capable de nous pondre une conclusion qui soit un minimum sympa.
Conclusion, une écriture vraiment agréable au service d'une histoire sans intérêt, on appelle ça un beau gachi.
20 novembre 2009
Micmacs à Tire-Larigot & Le Concert
L'histoire : le rapport entre une balle de revolver et une mine anti-personnel, c’est Bazil.
Bazil qui, adulte, se prend une balle en plein front et petit, perd son père qui a mis le pied sur une mine.
Gravé dans les deux objets un symbole guerrier similaire, la Vigilante de l’Armement pour l’un les Arsenaux d’Aubervilliers pour l’autre.
A sa sortie de l’hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Mais ce rêveur attendrissant est rapidement recueilli par une joyeuse famille de marginaux.
Dans un drôle de bordel de récupérations, Calculette, Tambouille, Fracasse, Pierrot, la Môme Caoutchouc, Placard, et Remington deviennent les nouveaux compagnons de route de Bazil. Qui vient juste de se trouver un but : faire payer ceux qui ont abîmés sa vie.
Ce qui ne trompe pas, c’est qu’on est bien dans du Jeunet. Mais là où La cité des enfants perdus était triste, Un long dimanche de fiançailles archi-chiant et Amélie Poulain, un rien niaise, Mimacs à Tire-Larigot est un pur moment de plaisir !
Très drôle par pleins d’aspects, émouvant, fantasque, irréaliste tout en souhaitant qu’un jour, les petits puissent vaincre les grands.
Drôle à cause des personnages délurés et bourrés de qualités, superbement bien joués, Dany Boon en tête mais les autres aussi, Omar Sy m’a scié, Julie Ferrier flexible et méconnaissable, Dominique Pinon l’habitué, Marie-Julie Baup, Michel Cremades, Yolande Moreau et Jean-Pierre Marielle.
Drôle par ses situations absurdes et imaginatives avec des dialogues piles et pointus, des méchants bien incarnés par André Dussolier et Nicolas Marié. Et touchant, parce que Bazil a l’air perpétuellement dans la lune mais son esprit est toujours en éveil, par le côté famille recomposée, la solitude qui pourrait les enfermer chacun de leur côté.
C’est toujours sépia et c’est toujours bien filmé.
Le côté récup’ avec tout le bric à brac dans leur maison, ce côté inventif, ludique, qui était déjà présent dans La cité des enfants perdus apporte un côté enfantin.
Des bouts d’objets pour en faire un nouveau.
Des bouts de gens pour en faire une famille.
Comme quoi de rien on peut arriver à beaucoup.
Ça ressemble à du Jeunet, mais en mieux encore.
L’histoire : Andreï Filipov était un des meilleurs chefs d’orchestre et le dirigeant du célèbre orchestre du Bolchoï. Etait.
Parce que, Sous Brejnev, il a refusé de se séparer de ses musiciens juifs et il fut licencié en pleine gloire.
Aujourd’hui, il rôde toujours dans les couloirs du Bolchoï…mais il y fait le ménage.
Tard un soir, le directeur du Bolchoï reçoit un fax : une invitation au Théâtre du Châtelet à Paris pour y donner une représentation, 15 jours plus tard.
Filipov pris d’une folie soudaine, récupère le fax et entreprend le projet dingue de reconstituer son orchestre, conclure le concert commencé il y a 30 ans et jamais terminé.
Prendre sa revanche et mettre un point final à son histoire d’amour passionnelle et torturante avec Tchaïkovski.
Comme je n’avais pas envie de me retrouver la même salle que des pisseuses qui allaient mouiller leur culotte devant un loup-garou montrant ses abdos et un vampire marmoréen plus que diaphane tombant la chemise, j’ai choisi la séance d’à-côté.
Sur un film dont je n’avais quasiment rien entendu mais dont l’affiche et le nom de Mélanie Laurent m’avaient mis la puce à l’oreille…
Et c’était tellement bon !!
Cette histoire suscite un tel melting-pot d’émotions, un tel bonheur qu’il est conseillé à tous.
Cette revanche sur l’Histoire, sur cette baguette brisée en deux est superbement interprétée par tout un casting russe épatant. Mélanie Laurent, que j’aime de plus en plus, apporte tout ce qu’il faut d’émotions, juste à la fin, au moment clé, comme un pont entre le présent et le passé.
Je ne m’attendais à rien mais je ne m’attendais pas du tout à ce que le film soit si drôle. C’est truffé de situations burlesques, cocasses, attendrissantes, avec des personnages vraiment hauts en couleur, attachants.
Trente ans plus tard reconstruire l'équivalent de l’orchestre du Bolchoï alors que ses musiciens n’ont plus rien, plus d’instruments, pas de travail ou si peu, pas de passeports, pas d’argent.
La scène de fabrication de passeports illégaux directement à l’aéroport est un petit bijou !
On est toujours entre le rire franc et l’émotion forte, le sourire et puis le cœur serré.
On se régale de chaque note du Concerto de Tchaïkovski, joué et
rejoué, comme une mélodie entêtante, obsédante. Une folie douce. Comme une blessure à refermer.
Sous la comédie, on n’oublie pas la gravité de l’histoire qui a brimé ce que la société fait de plus beau.
Quant au concert final… rien que d’y penser, la chair de poule se colle à mes bras. La scène était tellement intense, tellement complète que je n’ai pas pu me retenir de pleurer pendant 10 minutes. C’est venu d’un coup sans que je m’y attende, mais tout est si beau dans cette fin.
Entre Micmacs et Le concert, il n’y a pas de choix à faire.
source : Allocine.fr © EuropaCorp Distribution & © Warner Bros France - Bruno Calvo
18 novembre 2009
Muramasa The demon Blade
Chose promise, chose due, je vais vous parler de Muramasa The demon Blade (et non blade of the demon, comme énoncé auparavant, honte sur moi).
C'est Jeudi 12 Novembre 2009 et avec pas mal d'avance sur les prévisions, qu'est sortie la nouvelle perle de Vanillaware. Après Princess Crown, Grim Grimoire et Odin Sphere, nos petits artisans du jeu en 2 dimensions reviennent sur WII.
Délaissant la mythologie Nordique pour le Japon Médiéval, Muramasa nous compte une histoire de possession, de centaines de lames à forger, de démon, bref du folklore Japonais.
Le jeu prend la forme d'un Beat them all en scrolling horizontal (traduction: on avance sur un plan abscisse/ordonnée en défouraillant à tout va des méchants), le personnage se déplace paisiblement sur une carte, en prenant divers chemins (le jeu n'est pas forcement linéaire), et régulièrement, il se fait attaquer par une horde d'ennemis. C'est l'occasion de sortir son sabre et de se battre. Ce faisant le personnage récupère des âmes et gagne des niveaux, ce qui le rend plus fort et lui permet de forger des sabres de plus en plus puissants.
En terme de mécanismes, le jeu s'articule autour de plusieurs principes: le personnage peut s'équiper de trois sabres, qui ont chacun une puissance, une jauge de vie et un pouvoir magique. Quand la jauge de vie s'épuise, il se brise, il faut donc le remettre dans son fourreau pour qu'il se recharge. Le personnage doit donc jongler entre les armes durant le combat. L'avantage, c'est que les combats sont extrêmement péchus et tout est prétexte à l'enchainement: lorsqu'on dégaine son arme, on effectue un coup puissant. Du coup c'est la valse des épées, on se retrouve à voler dans tout l'écran, entrainant parfois une dizaine d'ennemis dans les airs, bref c'est super fun, super jouable, et vraiment tourné vers l'attaque.
Second principe: comme dans Odin Sphere, on peut cuisiner, il faut récupérer des livres de recettes et des ingrédients pour préparer moult recettes qui feront augmenter la jauge de vie et le niveau du joueur. Bien moins contraignant que dans Odin Sphere, cette phase peut s'effectuer à tout moment et l'inventaire étant bien moins restreint, on accumule volontiers les ingrédients.
Enfin troisième principe: la forge des armes. On se retrouve sur un arbre d'évolution, rempli de sabres, dans lequel on progresse au fil de la montée en niveau. Ainsi on peut forger de nombreuses armes (108 au total), toutes différentes.On se retrouve donc rapidement avec plein d'armes à utiliser, et certaines d'entre elles serviront à briser des barrières magiques, et ainsi continuer à progresser plus loin dans le jeu.
Techniquement, le jeu est franchement beau. Esthétiquement sublime et techniquement au point, il s'agit je pense d'un des plus beaux jeux 2d du moment. Les décors sont d'une finesse absolue, il n'y a pas le moindre ralentissement, les Boss sont gigantesques. Esthétiquement le jeu se rapproche d'Okami, mais en même temps c'est logique, du folklore Japonais, y'en a pas 300.
En conclusion, ce jeu est un indispensable: deux héros, avec donc deux aventures, un jeu de toute beauté, un système de combat ultra fun et péchu, une ambiance japonaise vraiment soignée... Que demander de plus?
15 novembre 2009
Une chronique Raelienne...
Nouvelle chronique à l'approche de Noël. Oui je sais, on a encore le temps, mais la télévision et les supermarchés ont commencé depuis un mois à nous bassiner avec le vieux Santa, alors faut se mettre à la page...
De quoi vais-je donc vous parler? Rapidement et dans le désordre, ce sera la nouvelle apparition du plombier moustachu, d'une annonce de critique du chef d'oeuvre annoncé qu'est MURAMASA Blade of the demon, de Borderlands, un FPS-RPG bourrin et fun, d'une série animée où les enfants trucident des gens de manières diverses et variées, d'une bd qui se termine pour mieux commencer et pour commencer, d'un film sur les dangers d'une boite aux finitions trop propres...
The Box - De Richard Kelly, avec Cameron Diaz (entre autre)
Un couple dans les années 60 se réveille un matin avec une boite devant leur porte, le soir, un type à la gueule à moitié défoncée, leurs propose un marché trop limpide pour être simple: ils appuient sur le bouton, ils reçoivent un million de Dollars, mais un type meurt quelque part dans le monde, quelqu'un qu'ils ne connaissent pas, ils ont 24 heures pour faire leur choix. Il se trouve qu'ils ont tout un tas de problèmes, qu'il leur arrive un tas d'emmerdes qui fait qu'ils hésitent...
Le film démarre lentement et nous embarque vers des abîmes de paranoïa, avec la délicatesse qui caractérise l'ami Richard, auteur du cultissime Donny Darko et du tristement méconnu Southland Tales. Tiré d'une nouvelle de Monsieur Richard Matheson (Je suis une légende), et déjà adapté pour un épisode de la quatrième dimension, The Box respire la conspiration des années 60, le truc bien abusé qui prend au ventre et refuse de lacher. Ici pas d'effet de surprise où l'on sursaute, juste une tension omniprésente... Bref que du bon!!!
On passe rapidement aux jeux vidéo, et on commence par la wii puisqu'elle connait ce mois-ci un pic de sorties indispensables: deux jeux sortent à une semaine d'intervalle: Muramasa blade of the demon, un jeu d'action 2d de toute beauté, par les auteurs de Odin Sphere (chroniqué il y a quelques temps, ici même) Vanillaware, est sortie le 12 Novembre, et aura l'honneur d'un article sur le Pulp très bientôt.
Le second n'est autre que New Super Mario Wii, la suite sur wii du New super mario sortie sur Ds il y a quelques années. Un jeu à l'ancienne, jouable à 4 et que je ne manquerais pas de me procurer pour Noël (il me manque simplement la façon de me le procurer).
Attardons-nous par contre sur la sortie récente du jeu Borderlands, sur Xbox360, Ps3 et Pc. Ce jeu de Gearbox a ceci d'original qu'il propose au joueur de se frotter à un jeu de tir à la première personne, enroulé dans une tranche de jeu de rôle. Ici il est question de niveaux qui montent, de coups critiques, de classes de personnage, d'armes avec des statistiques et de quête d'objets rares.
Le jeu est un véritable plaisir, que ce soit seul ou à deux, trois, quatre... La maniabilité est ultra bien pensée, les personnages assez différents à jouer, l'entraide indispensable, et la durée de vie me semble juste énorme. Bref un must have!!! Attention tout de même, c'est très violent (malgré le style cartoon) et assez vulgaire (sans atteindre les sommets de Gears of war 2) et donc interdit aux moins de 18 ans.
Tant que nous sommes dans la violence exacerbée, je vous convie à vous procurer l'excellente série animée: Hinamizawa le village maudit. Edité par feu ANIMA, cette série sortie en 2006 nous propose de suivre la vie du village d'Hinamizawa, qui est donc maudit, en effet il y a des meurtres plutôt bizarres, pour une histoire de barrage... La série à ceci de glauque, que les protagonistes sont des enfants tout mignons, des petites filles qui miaulent pour être trop KAWAI. En jouant avec les fantasmes d'otaku et les japoniaiseries, les créateurs nous prennent à rébrousse poil parce que c'est tantôt sombre, et tantôt très léger, jusqu'à ce que ça glisse dans le franchement sordide. La série n'est jamais gore, tout est montré sans que l'on voit, suggéré, en off, bref, efficace. Le bémol: On comprend rien, il faut mater la 1er saison, pour avoir les questions et la seconde (pas sortie en France mais trouvable sur les sites de fan) pour avoir les réponses. C'est plutôt prenant, et même si parfois l'animation connait de serieux déconvenues, c'est plutôt joli.
Enfin pour terminer, je voulais vous signaler la sortie du dernier tome de la très bonne série CODE MC CALLUM de Duval et Cassegrain, chez Delcourt.
Prélude en 5 tomes de la série Carmen Mc Callum, code Mc callum suit les aventures de la jeune Carmen, pour en arriver à la situation du tome 1 de la série principale. La série propose un scénario plutôt prenant pour un dessin vraiment sympa, et forme une introduction qui nous apprend beaucoup de chose sur le personnage. Le tome 5 est donc disponible et ce serait dommage de s'en priver.
Voilà je vous remercie d'avoir suivi cette chronique Raelienne, et n'oubliez pas: Sortez couvert, l'hiver est là.
12 novembre 2009
Chronique "Sur Un Air de Déjà Vu..." Les Cowboys Fringants (2009)
Il y a tout juste un an les Cowboys Fringants dévoilaient L’Expédition. Un retour fracassant et tant attendu, mais qui annonçait surtout une deuxième partie à cette galette, Sur Un Air de Déjà Vu…
Les 16 derniers titres qui venaient fermer la boucle du travail de nos
québécois engagés durant l’année 2008. Alors, simple continuité ou
album à part entière ?

Nos amis canadiens auront simplement attendu 1 mois pour se délecter de la suite de L’Expédition.
Nous autres européens, ce n’est simplement qu’au mois de Mars 2009 que
nous avions pu nous en emparer. Longue attente tant la qualité de la
première partie nous avait mis l’eau à la bouche. Léger, travaillé,
entrainant, le mélange folk/pop/rock des Cowboys est increvable, sans cesse renouvelé, et inlassablement nos réactions restent inchangées.
Sur Un Air de Déjà Vu… vient
donc clôturer le long travail fourni en 2008 : plus de 30 compositions,
un premier album, et une omniprésence sur scène autant en Europe qu’en
Amérique du Nord.
Sur Un Air de Déjà Vu… annonce des sonorités déjà entendues, des bouts de morceaux retravaillés, le tout greffé dans le nouvel atmosphère soigné des Cowboys.
Alors forcément la découverte de ce deuxième volet semble perdre une
partie de sa saveur. Et pourtant, quelle erreur. Au moment où
finalement l’on s’y attendait le moins, les Cowboys
font mal. Lorsqu’on pensait qu’ils ne pouvaient pas nous surprendre sur
cette galette particulière, une nouvelle fois, leurs mélodies font
mouches. Oui, il y a des airs de déjà vu : des bouts de Gina et de JP se retrouvent sur La Ballade de Jipi Labrosse…
et c’est tout. On s’attendait réellement à entendre des chutes ou des
mélodies déjà entendu, mais le résultat défie encore la chronique.
Cet album s’inscrit dans la lignée de L’Expédition par sa narration, sa fabuleuse capacité à nous faire voyager d’un lieu à un autre, violon et guitare sèche à l’appui : Vacance 31 a de quoi redonner le sourire à un désespéré et par opposition, Par Chez Nous
nous amène dans les vieilles villes industrielles du Canada,
aujourd’hui en pleine crise économique, avec comme horizon fermeture
d’usines et chômage. On ne peut que constater la force des mots de Karl Tremblay à travers cette mélodie fataliste mais qui n’oublie à aucun moment la valeur humaine… Au Pays des Sapins Géants restera
lui aussi un des morceaux les plus aboutis de l’album : cette
magnifique ballade acoustique est une belle leçon d’écologie,
nostalgique aussi dans ce Canada qui coupe par an ses forêts
l’équivalent de 16% de la superficie de la France.
Enfin comme à l’accoutumée, Marie Annick Lépine et sa douce voix a droit à sa composition toujours aussi mélancolique sur Quand Tu Pars.
Mais Sur Un Air de Déjà Vu… n’est pas simplement une continuité de L’Expédition,
loin de là. Il est également un sacré retour en arrière, les fans ne
pourront qu’apprécier : On se délecte à nouveau des côtés hilarants et
dantesques des Cowboys. Comme s’ils décidaient de se replonger dans les premiers albums tels que Motel Capri ou encore Sur Mon Canapé…
Des morceaux à l’ancienne plus courts (d’environ une minute trente voir deux minutes chacun), mais bougrement efficaces : Pittoresque
est entêtant mais tellement vrai « qu’il est pittoresque mon beau
Québec, pays de progrès et de beaux attraits ! ». Second degré mais si
attrayant, où l’autodérision politique laisse place à un final
clownesque et country comme au beau vieux temps. Le Blues D’La Vie, morceau de blues comme son nom l’indique est fait pour broyer du noir, Les Cowboys délirent
sur « le travail, la routine, le train train quotidien… boucle infini,
maudit maudit lundi ! »… mais aussi sur les soirées trop arrosées sur Rentre à Pied !
Enfin on ne peut pas passer à côté de morceaux tels que 1994 qui n’est pas censé rappeler une certaine jeunesse pas si lointaine malgré la nostalgie évoquée sur L’Expédition, ou encore de parades tels que sur le track Beau Frère.
Jeux de basse, d’harmonica et de violons avec la traditionnelle gratte
caractéristique aux Cowboys, ils prennent un malin plaisir à plumer le
beau frère lors des interminables parties de poker « il est si
fatiguant qu’on jugerait qu’il est français ! », sans oublier de jouer
sur les mots « on l’invite au poker car il est alcoolo et qu’on aime
battre le beau frère tant qu’il est chaud ! ». On ne tarde pas à
retrouver cet engouement festif et sarcastique (un peu à l’écart sur L’Expédition) sur Chanteur Pop. Les Cowboys
aiment se moquer de ces artistes préfabriqués, propulsés sur le devant
de la scène par je ne sais quel coup médiatique… mais qui tombent aussi
rapidement dans l’oubli « maintenant que son deuxième disque a fait
patraque , le chanteur populaire est en déclin, devenu as been du jour
au lendemain… il aurait du mettre de l’argent de côté au lieu de se le
mettre dans le nez … Ça fait des années que l’on ne l’a plus vu,
certains disent l’avoir reconnu, vêtu en agent de sécurité, il faut
bien continuer à payer son loyer ! ».
Tout est si bien résumé.
L’univers si particulier et unique des Cowboys Fringants
prend encore toute son ampleur sur ce nouvel album. Nous qui pensions
avoir affaire à des morceaux retravaillés, force est de constater que
ce n’est pas le cas. C’est une fois l’écoute de l’album terminée que
nous comprenions pourquoi le groupe a choisi d’appeler cette galette Sur Un Air de Déjà Vu…
Il a pioché chaque tendance travaillée dans ses différents opus et nous
en a retranscrit de nouveaux morceaux, mais à part entière, avec
toujours la même conviction. Alors forcément chaque amateur du groupe,
de n’importe quelle époque, y trouvera son compte.
Drôle, léger, engagé, nostalgique, revigorant, dynamique… les Cowboys Fringants
continuent de nous amadouer tout en grandissant. Ils finiraient presque
par nous donner envie de les retrouver dans leur beau Québec.
LE CD DANS LE DÉTAIL
L'album :
1) Chanteur Pop
2) Beau Frère
3) La Ballade de Jipi Labrosse
4) Sur Un Air de Déjà Vu...
5) Par Chez Nous
6) Sans Tambours Ni Trompette
7) Normal Tremblay
8) 1994
9) Pittoresque !
10) Vacance 31
11) Le Blues D'la Vie
12) Titi Tancrède/Le Réel D'la Fesse
13) Rentre à Pied
14) Quand Tu Pars
15) Au Pays des Sapins Géants
16) Döner au Suivant
Durée : 42 minutes
Sortie : Novembre 2008 au Canada, Mars 2009 en France
Album : 7e studio
NOTE : 14.5/20
Découvrez la playlist Sur Un Air de Déjà Vu... avec Les Cowboys Fringants
10 novembre 2009
Lungs - Florence and The Machine

Florence and The Machine c’est Florence Welsh, une jeune anglaise de 22 ans, accompagnée de machines. Sorti le 6 juillet 2009, Lungs (leur premier album) est resté numéro 2 des charts anglais pendant près de 5 semaines (avec 100 000 ventes en quelques semaines), derrière… Michael Jackson.
Dès les premières notes de Dog Days Are Over (la première chanson), l’univers particulier de la chanteuse est deviné. Elle joue avec sa voix comme personne, montant très haut dans les aigus pour mieux redescendre dans les graves. D’ailleurs, Florence dira que sa voix est "le seul instrument dont elle sache réellement jouer". Parfois, ça me fait penser à Björk, qui passait d’une voix super douce à un cri strident en un rien de temps et avec une facilité déconcertante.
J’en suis à ma troisième écoute de la soirée, et je ne suis toujours pas lassée. C’est léger, entraînant (ce ne sont pas mes mots, mais je suis d’accord) vaste (on passe de chansons à sonorités rock comme pour Kiss with a fist, à des sons plus soul avec You’ve got the love) et intemporel. Pour moi, cet album fait partie des albums-ovni. On ne sait pas trop où les placer, dans quelle catégorie ils pourraient aller tellement tout est mélangé. La chanteuse décrit son album comme un "disque de pop païenne, un chaos organisé" , c’est ça. Elle a pris tout ce qui faisait sa vie de jeune de 22 ans, ses états d’âme, ses expériences qu’elle a mariés aux instruments divers et aux chœurs pour en faire une galette à part, loin de tout ce qui a déjà été fait avant. Rien n’est à mettre de côté dans cet album, tout est parfait.
Pour plus d’info, vous pouvez aller fouiller sur le site officiel ou le myspace ; sinon, vous pouvez aussi aller directement sur Deezer, l’album y est disponible.
En attendant, je vous laisse avec le clip de Kiss with the fist, que j’aime particulièrement. Et vous aurez comme ça un aperçu de l’univers de la chanteuse.
08 novembre 2009
Michael Jackson's This Is It
Un résumé de l’histoire ne s’impose pas mais pour ceux qui vivraient sur Mars depuis le mois de juin : un documentaire des répétitions en vue de la tournée This is it qui aurait du avoir lieu en juillet dernier.
J’avais très peur d’assister à un montage bâtard, vite fait, des images des répétitions des futurs concerts de Michael Jackson, une sorte de grand clip avec des chansons de cd en bande-son. Mais il n’en est rien et le travail fourni sur ce documentaire est impressionnant.
Tout d’abord le documentaire est riche d’images. On ne propose pas un jour de répét’ avec quelques extraits, on assiste à plusieurs jours de travail mais pas seulement. Le film s’ouvre sur les déclarations des danseurs engagés pour les concerts, sur leur passion et leur amour pour MJ (je me la joue intime ^^) puis on enchaîne avec la présentation à Londres de la tournée This Is It. Le film est découpé de façon à intercaler des images « techniques » entre les chansons. Par exemple, on a un aperçu des auditions des danseurs, les choix, les hésitations, puis des entraînements des chorégraphies, mais aussi les réglages de sons ou des modifications dans les morceaux chantés. Ce qui est très intéressant d’un point de vue purement technique, voir comment cela se passe, et d’un point de vue artistique où là on se rend vraiment compte que MJ était aux commandes de tout. Pas dans un sens péjoratif mais d’une minutie extrême, d’une passion pour son travail, pour la musique, il savait exactement quelle note il fallait à quel endroit, à quel moment.
On voit aussi des bouts de making-off du tournage des clips réalisés en vu d’être diffusés pendant le concert, comme accessoires à la scène, notamment ceux pour Smooth Criminal, The way you make me feel et They don’t care about us. Les moyens employés pour produire des grands clips, des trucs hallucinants avaient été mis en œuvre. A ces débuts, ses clips étaient déjà les meilleurs et aujourd’hui avec les nouvelles techniques en matière d’image et de réalisations, on aurait probablement assisté à des trucs de fou ! Et en avoir un petit aperçu dans ce film est un vrai plaisir.
Et c’est là que j’ai regretté, presque au point d’en pleurer, qu’il soit mort, que ces concerts mythiques n’aient jamais lieu, qu’on ne puisse pas voir tout ce talent, tout ce perfectionnisme une dernière fois sur scène. Du gâchis parce que sérieusement, artistiquement, musicalement, le potentiel était énorme.
Et d’ailleurs, ces images montrent une chose, MJ était loin d’aller aussi mal que ce qu’on a voulu nous faire croire. Il chante, il danse, il corrige, il propose, il ne s’arrête jamais. Alors bien sûr, il est un peu plus maigre, il saute peut-être moins haut et doit se tenir à la passerelle qui survole le sol mais la voix est toujours là, sublimement claire et juste, la danse aussi et l’envie surtout.
On a droit à environ 15 chansons parmi les meilleures (Beat it, Man in the mirror, Thriller, Billie Jean, Black or Wite, Don’t stop ‘til you get enough’, I just can’t stop loving you, Wanna be startin’ somethin’, Earth song…).
Pour Smooth Criminal, MJ se transforme en personnage de film de gangster en noir et blanc des années 30 (d’après ce que j’ai compris, son image est intégrée à un film déjà réalisé) en costume blanc rayé de noir. Pour They don’t care about us, une armée de soldats futuristes (jouée par 11 danseurs et multipliée à l’infini) fait office de décor et j’en passe. Car on ne voit pas tout.
Je dirais qu’une partie a été conservée et avec un peu de chance, dans la version dvd, on aura droit à une version longue ou un making-off fourni, ce serait plus sympa la version longue mais bon…
Face à une salle vide, le personnage est complètement charismatique, habité, une icône. Et c’est peut-être les images les plus vraies de Michael Jackson, les plus sincères, les plus naturelles.
Et pour ça, pour le talent, pour le plaisir, This Is It mérite d’être vu. Je m’en fous à qui ce film rapporte des sous, j’apprécie la chance qui m’est donnée de visionner ces images, bouche bée tout le long, j’ai carrément pris mon pied !
source : Allocine.fr © Sony Pictures Releasing France
05 novembre 2009
Le Vilain - Albert Dupontel
Date de sortie cinéma : 25 novembre 2009
Réalisé par Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel, Catherine Frot, Bouli Lanners
Long-métrage français. Genre : Comédie
Durée : 1h26 min Année de production : 2008
Mercredi 04 Novembre 2009, 20h30, avant première du nouveau film d'Albert Dupontel: Le Vilain. Après Bernie, Le Créateur et Enfermé Dehors, Le vilain continue sur la piste de la comédie acide, sorte de croisement entre la comédie noire (histoire de gangster, promoteurs véreux, planque...) et le dessin animé de Tex avery, le tout recouvert d'une bonne couche de politiquement incorrect.
L'histoire:
Un truand maléfique vient se planquer chez sa vieille mère qu'il a abandonné voilà 20 ans. La brave dame vit dans un lotissement en voie de destruction, subit les pressions de promoteurs prêts à tout pour avoir sa maison en vue de bâtir un quartier d'affaire, pense être maudite par dieu qui l'empêche de mourir et croit dur comme fer que son fiston est un ange. Quand elle découvre qu'il est une belle saloperie, elle comprend que sa mission est de réparer ses erreurs... Les ennuis commencent.
L'avis:
Dupontel est un génie, que ce soit en tant qu'acteur ou en tant que réalisateur. Son univers haut en couleur réussit à être léger tout en abordant des sujets franchement graves, il est souvent question de morts violentes, de situations plus que douteuses, mais son humour et la façon qu'il a de traiter ces thèmes font passer la pilule.
Ce film se veut plus léger que les autres, mais reste franchement limite et c'est tant mieux! Il traite du rapport Mère-fils et distille ça et là quelques grammes d'émotion qui adoucissent le propos. La mise en scène est efficace, péchue, les effets comiques sont franchement délirants, avec une mention spéciale pour les running gag de la tortue revancharde et du médecin à la ramasse (Nicolas Marié excellent), enfin les acteurs sont au top, Catherine Frot qui campe la vieille mère de Dupontel est extraordinaire et Albert Dupontel est fou.
Bref si vous aimez Albert Dupontel et que vous êtes sensible à son humour et ses précédents films, vous ne pourrez bouder celui-ci tant il est à se tordre de rire.
Enfin, pour ma part, ce fut un véritable bonheur de rencontrer Albert Dupontel, un homme qui apparait simple, et réfléchi, drôle et direct.

























