Pulp Club

Blog commun de Bloggeurs Avertis

23 octobre 2009

Archive - Controlling crowds Part IV

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Comme prévu, le nouvel opus de Controlling crowds est sortie le 21 Octobre 2009. Après 3 premières parties encensé dans ses pages il y a quelques mois, Orienté Trip hop à l'ancienne avec des pièces musicales longues et chargées, pas forcement accessibles au premier abord, la 4eme partie nous apparait plus concise, moins lourde, plus immédiate.

Démarrant sur les chapeaux de roue par les trois pistes: Pills, Lines et Empty bottle. Le disque nous gratifie d'une dizaine de pistes courtes (4 à 5 minutes en moyenne) largement dominées par les voix de Dave et Pollard. Maria et Rosko ne faisant qu'une courte apparition, remarquable malgré tout.

Nombre de pistes tapent dans la mélancolie, avec un petit côté dépouillé qui tranche avec ce que l'on connait du groupe. On reste malgré tout dans des sonorités made in Archive, faut pas déconner.

Bref, petite chronique pour un album bien sympathique, qui donne envie de les revoir une troisième fois sur scène.

A noter qu'il existe une version complète de Controlling Crowds est sortie en même temps que Part IV, et qu'elle est bien intéressante puisque moins chère que les deux albums séparés...

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18 octobre 2009

Baise-moi - Virgine Despentes

L'histoire:
Nadine et Manu sont deux filles de leur époque, à une nuance près : elles refusent de subir la vie, ses frustrations et es défaites. Alors, elles forcent le destin à accomplir leur volonté, persuadées que tout ce qui ne les tuera pas les rendra plus fortes.
De casses de supermarchés en revanches sanglantes, elles deviennent des prédatrices insatiables et sans scrupules, parsemant leur sale balade de sentences bien brutales, syncopées et implacables.


Le lecteur suit donc ces deux filles pendant un road trip fou à travers la France. Avec leurs  "guns", elles tirent sur tout ce qui peut les gêner dans leur descente aux enfers. Elles tuent par plaisir, par provocation, pour faire la une des journaux, marquer les esprits (elles tueront même un gamin). Elles n’ont pas de mobiles car elles n’en ont pas besoin. Ces hold-up, ces meurtres, ces parties de  "baise" (elles couchent avec des hommes et les jettent après comme des merdes), c’est leur revanche sur la société, leur manière à elles de montrer que ce sont des électrons libres et qu’elles se sont affranchies du joug de l’autorité. (petit plaisir personnel…)
Virginie Despentes n’y va pas par quatre chemins. C’est cru, direct, syncopé, un peu à l’image de ses héroïnes finalement. Elle se contente simplement de relater les faits. Elle ne cherche ni à excuser le comportement de ses personnages, ni à le mettre en valeur ; Nadine et Manu reconnaissent d’ailleurs n’avoir "aucune circonstances atténuantes".  C’est au lecteur de se faire sa propre idée, à lui de voir ce qui peut faire de tout ça.
Si j’ai bien aimé l’histoire, je regrette un peu l’écriture. Ce ne sont pas les passages crus qui m’ont dérangée, plus les passages de description. Je les trouve parfois un peu faciles. Je pense que l’histoire aurait eu plus de gueule avec un petit truc en plus dans la manière de présenter les choses. Mais bon, et c’est ça aussi qui a fait le succès du livre : direct, brute, sans fioritures autour.
L’auteur nous emmène dans un univers apocalyptique et désespéré, où les limites sont dépassées et où "le meilleur plan, c’est encore de ne pas avoir de plan".

Posté par Aecia à 21:01 - Au menu - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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16 octobre 2009

Sia Furler n'est pas une marque de pulls...

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Sia, australienne de son état, est une chanteuse. Et oui vous l'aurez compris pour les plus fidèles, je reprends mon tour d'horizon des chanteurs qui déboitent du slip.

Née en 1975 à Adélaide, Sia est un personnage, il suffit de l'entendre rire pour s'en persuader. Doté d'une voix grave, chaleureuse et reconnaissable entre mille, Sia a connu dans sa carrière des hauts et des bas.

Elle participe au projet ZERO 7 (quoi?! vous ne connaissez pas Zero 7? Votre vie doit être bien morne), et contribue en grande partie à la réputation du groupe, à tel point qu'en 2006 elle sera, pour le troisième album The Garden, l'unique chanteuse. Elle nous permet de découvrir une voix extraordinaire, transportant une gamme d'émotions immense, et capable de s'adapter à toute une variété de styles musicaux.

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Paralèllement, elle s'essaye à une carrière solo, avec l'album Healing is difficult, en 2002, qui ne sera pas à proprement parler, un succés... L'album en lui même n'est pas extrêmement marquant, et lorgne vers une sorte de Rn'b Sympathique mais bien en dessous de ce qu'elle fait avec Zero 7.

Après une tournée pour l'album When it falls avec Zero 7, elle perd son fiancé dans un accident, du coup dépression, descente aux enfers, travaille acharné, et c'est dans cette période sombre de sa vie qu'elle va se révéler.

En 2004, elle revient en solo, avec l'aide de Beck, et sort Colour the small one, piste 03, on trouve Breathe me, que les amateurs de séries connaissent très certainement (Générique de fin de Six feet under). Cette chanson et la qualité de l'album va faire exploser sa carrière solo. En effet, on retrouve enfin la puissance de sa voix, l'émotion qu'il manquait au premier album. Le public ne s'y trompe pas et la plébiscite.

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Enfin en 2007, elle revient avec Some people have real problems, et là c'est la folie. L'album est exceptionnel, truffé de titres fabuleux comme: Soon will be found, I go to sleep, Day too soon... Du coup entre sa carrière solo qui décolle enfin et sa consécration au sein de Zero 7, Sia est partout, et nous inonde de sa fantaisie.

Plonger dans un album de Sia, c'est s'immerger dans un univers unique, plein de rêves, de mélancolie et d'amour. Je vous invite à écouter ces petits bijoux de chanson pour que vous vous laissiez happer dans son monde.

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Découvrez la playlist Sia avec Sia

12 octobre 2009

Contre-Chronique "Failles" Mass Hystéria (2009)

Au bord de l’implosion en 2005, Mass Hystéria a su trouver les ressources nécessaires pour repartir de l’avant : le précédent opus Une Somme de Détails nous avait enchanté, marquant le retour sur le devant de la scène d’un des plus populaires groupe de métal français. La sortie de Failles en septembre semblait s’inscrire dans sa fraîche lignée…

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     Beaucoup ont parlé d’album « consécration » concernant Une Somme de Détails, dur de le contester. Cependant l’annonce de ce Failles avait de quoi laisser perplexe : comment Mass Hystéria va assumer ce lourd fardeau ? Les vagues et les tumultes dans le groupe sont désormais lointains, voyons comment les Mass ont travaillé ces deux dernières années.

     Bien, c’est indéniable. Les douze nouvelles compos sonnent la charge : violence, brutalité, férocité. Voilà les trois mots qui nous viennent à l’esprit. L’album découle sans temps mort, sans aucun creux entre la première et la quarante deuxième minute.
On retrouve les maîtres mots évoqués dans la galette précédente : Failles s’inscrit bien dans la même lignée, il fallait s’y attendre. Les mêmes thèmes se dégagent, on retrouve de loin les idées véhiculées depuis toujours par le groupe : amour, paix, jouvence, feu sacré, fête et coup de gueule.

     Les textes se montrent d’ailleurs dans l’ensemble cohérent. On notera une attention particulière au track qui lance Failles. Word of Fire, ce brulot, nous met une sacré claque, et d’entrée. « parler de révolution c’est comme cracher au plafond, ça ne fera pas crever le plancher de l’exploitation car l’anti-capitalisme est une idée vide, à moins de ne vivre que du troc, allons, soyons lucide ! », cette phrase, la première de l’album, a de quoi nous mettre en température. Cela nous change des discours pseudo-révolutionnaires que l’on aime bien nous chanter à toutes les sauces… L’impact de ce premier opus est colossal, on a déjà entre nos mains le morceau phare de l’album : on se croirait revenu au temps des mythiques « Furiaaa » qui déchiraient les salles surchauffées !

     Les années défilent, Mass Hystéria en a bien conscience. Cela se ressent dans ses paroles, le morceau Failles en est l’exemple révélateur : moment présent, incertitude concernant le futur, « de quelle force va-t-il falloir être ? », Clean est clairement fataliste et souligne « j’ai fais le vide, reconquérir l’unité, je m’avance, c’est une lame de fond qui m’attend ».
L’esprit est torturé sur L’archipel des Pensées ou encore sur Le Magnétisme des Sentiments, Dysphoria et Aller Plus Loin poussent au dépassement de soi et à la prise de conscience…

     Mass Hystéria nous donne l’impression d’avoir tiré les expériences du temps et semblent nous le retranscrire à travers ses textes. Conseils, retranscriptions, constats, avec un destin assez tracé… L’album se termine sur une note positive, Comme on Danse, avec des mots percutants « le rock’n roll n’est pas mort, on creuse, on restaure ! Mineur, on fait dans le métal précieux ! Rock contre nature, pétrole contre nourriture… ! ».

     Inscrit dans un cadre très métal, la voix de Mouss se prête toujours autant en harmonie, enfin, une harmonie virulente.
L’ensemble des morceaux est résolument métal, avec certaines pointes d’indus sur Le Magnétisme des Sentiments (qui nous rappelle au passage un certain Respect To The Dancefloor !) et L’archipel des Pensées. Personne ne pourra nier que nous assistons ici à l’album le plus violent, le plus lourd du groupe. Les Mass piochent dans les recettes à succès, on retrouve quelques riffs de Babylone ou d’Une Joie Kamikaze de l’album précédent, voir même des sonorités de Contraddiction.

     Après il ne faut pas non plus oublier que Mass Hystéria ne cherche pas à révolutionner sa musique proposée. On a ici une succession de grosses rythmiques, avec des guitares aiguisées et saturées, qui s‘inscrivent dans la lignée d‘Une Somme de Détails. Au-delà de la violence et de la brutalité du skeud, il se montre surtout simple mais efficace malgré la baisse en régime de la deuxième partie d‘album. Au final, d’un point de vue créativité, les Mass n’ont rien inventé musicalement.
Ce Failles est bon, il dégage une adrénaline incroyable dès la première écoute, mais on ne peut pas qualifier cet opus comme l’album référence du groupe. Mais ne faisons toutefois pas la fine bouche : on prend une sacré claque une nouvelle fois.

NOTE : 15/20

Chronique également dispo sur Le Pulp Club par Rael :
http://pulpcluub.canalblog.com/archives/2009/09/28/15237544.html#comments

Posté par Aiollywood à 14:45 - Juke Box - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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08 octobre 2009

A tout moment - Eiffel


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"A tout moment", dernier opus de nos amis Eiffel est sorti Lundi 5 Octobre 2009. J'ai enfin pu mettre la main dessus.

Après "Abricotine & quality street" en cri de désespoir d'une adolescence torturée, "le 1/4 d'heures des ahuris" sonnant comme une prise d'identité du groupe, un double album live extraordinaire révélant ce qu'Eiffel allait enfin devenir, un album Solo du chanteur Romain Humeau "l'éternité de l'instant" qui transforma l'esprit du groupe, et un "Tandoori" vraiment exceptionnel, Eiffel revient assez rapidement, avec "A tout moment".

Alors que nous réserve cette nouvelle galette? Beaucoup de bonnes choses, à commencer par le single de l'album: "A tout moment la rue" qui en plus d'être un morceau vraiment excellent avec sa lente montée, se paye le luxe d'être le premier morceau officiel où chante Bertrand Cantat (Choeurs), et il donne de la voix. Le reste de l'album n'est pas moins bon, et l'on navigue dans un univers proche de celui de "Tandoori", en plus calme.

Certain morceaux tombent immédiatement dans l'oreille comme "Cet instant-là" ou "Minouche" qui ouvre l'album. Le groupe s'amuse constamment avec les mots et les sonorités, mélant aux guitares, des violons ou autres hautbois, Banjo, Bandonéon, claviers et sons électroniques, bref, un album très travaillé.

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Le virage amorcé par l'album solo de Romain humeau se ressent toujours dans Eiffel et c'est une bonne chose, on sent vraiment de la maturité dans chaque morceau et on navigue entre des textes engagés et des paroles plus légères. On passe ainsi un très bon moment et on en redemande!!! 

Découvrez la playlist Eiffel avec Eiffel

Posté par Rael à 09:20 - Juke Box - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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04 octobre 2009

Récompense pour simple présence à l’école, pourquoi pas 20 000 euros pour avoir fait ses devoirs non plus… ?!

En ce paisible dimanche j’ai appris la nouvelle fantaisie de notre bonne (et vielle) éducation nationale : donner de l’argent aux élèves qui consentiront à se présenter à l’école au lieu de sécher les cours…

Non, non vous ne rêvez pas. Donnez du fric à des petits morveux qui sont plus familier du séchage de cours que de la fréquentation du banc d’école.
Mise en place, à titre d’essai,
dans six  classes de trois lycées professionnels de l’Académie de Créteil, cette mesure financera un projet commun.
La mise de départ est de 2000€, et plus les objectifs de présence au lycée seront remplis, plus la cagnotte augmentera, pouvant atteindre 10 000€…

Le coup de la carotte pour avancer n’est décidemment bonne que pour les ânes.

« Dans un communiqué, le président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, s’inquiète des "risques de grave dérive" liés à l’instauration de cette récompense financière. "Le rôle de l’école n’est pas d’apprendre aux élèves comment gagner de l’argent par tous les moyens, mais de leur transmettre les savoirs et les valeurs indispensables pour leur épanouissement personnel"', a-t-il ajouté. Un système qu’il juge aussi "inapplicable à l’échelle nationale" puisque la facture "s’élèverait au minimum à 58 millions d’euros par an" et pourrait atteindre 290 millions d’euros si la prime maximale était atteinte par l’ensemble des classes. Cette initiative controversée durera une année et, si elle est concluante, pourrait être étendue à 70 classes, soit environ 2 000 élèves, dès la rentrée 2010 pour un budget total de 500 000 euros. »1

A Marseille, une initiative semblable a été engagée : « tu vas à l’école. Tu vas à l’O.M ! »
Tu m’étonnes que le slogan fasse fureur.
Marchandisation de l’école, la récompense pour moi n’est pas placée au bon endroit. Quelle est cette bêtise de récompenser ces petits cons qui auront bien voulu faire l’effort de se lever le matin pour aller au lycée ! Comment NOUS pouvons penser que là est la solution ?!
Récompenser ceux qui bossent, ceux qui tous les jours font l’effort parce qu’ils savent que là est leur intérêt. Tous ces jeunes qui oublient, qui ne savent même pas, qu’étudier, qu’avoir accès à l’enseignement est une chance. Que partout dans le monde ça ne se passe pas pareil.

Et puis que dire de la place du professeur, déjà bien abîmée ?
Le prof a aujourd’hui, perdu presque toute son autorité, toute son aura. Bien souvent considéré comme médiocre et ayant atterrit là par dépit, son travail est déjà laborieux, délicat et cette espèce courageuse est en voie de disparition. On ajoute une couche en décrédibilisant complètement son travail, le peu qu’il lui reste de dignité. Acheter les élèves pour qu’ils daignent venir à l’école !
« Il est pour le moins immoral de rémunérer la présence des élèves en classe en France, alors qu’ils profitent de la chance qui leur est donnée d’accéder aux études et au savoir afin de préparer leur propre avenir ! »2

Sur internet, les réactions fusent et peu de gens sont d’accord avec la mesure (à part peut-être les cancres, et les parents de cancres). Et cela me rassure. Et moi aussi j’écris mon mécontentement, mon indignation.
Dépenser des sous pour forcer des élèves à suivre l’enseignement que la France leur offre n’est certainement pas la solution.

1. le JDD.fr, Ecole : Présence égale récompense, 2 octobre 2009, Anne-Charlotte Dusseaulx
2. Payés pour leur présence, SOSeducation-leblog.com

Autres articles sur le sujet :
*http://www.laprovence.com/articles/2009/10/03/928008-A-la-une-A-Marseille-les-eleves-les-plus-assidus-ont-des-places-pour-l-OM.php
*
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20091004.FAP6502/absenteisme_francois_bayrou_sinsurge_contre_une_marchan.html
*
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/02/01016-20091002ARTFIG00540-absenteisme-une-cagnotte-pour-motiver-les-lyceens-.php
*
http://www.leparisien.fr/societe/cagnotte-contre-l-absenteisme-au-lycee-les-internautes-furieux-02-10-2009-660258.php
*
http://www.france-info.com/spip.php?article350654&theme=193&sous_theme=193

Posté par Zofia à 20:22 - Brèves de comptoir - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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