30 septembre 2009
Hotel Woodstock, l'organisation d'une légende.
1969, summer of love. Elliot retourne chez ses parents pour reprendre la gestion du motel familial. Mais disons que l'affaire n'est pas aisée, entre les crédits bancaires et sa mère qui ne fais absolument rien pour l'aider dans la tâche qu'elle lui a confiée et Elliot commence à désespéré, jusqu'à qu'il apprenne qu'une ville voisine change d'avis quant à l'accueil d'un festival de musique.
Alors, voilà le dernier Ang Lee qui nous plonge dans la fin des sixties, en plein mouvement hippie. C'est pour moi toujours un vrai plaisir de retourner dans cette époque, ne serais-ce que pour le temps d'un film. Et ici, il faut bien avouer que le réalisateur s'y prend à merveille pour restituer ces folles et magnifiques années. On pourra parler des costumes, des décors, etc... Ce qui m'a fais particulièrement plaisir, ce sont la re-création du graphisme de l'époque. On entraperçoit parfois un poster au détour d'une scène et j'ai bien l'impression que certains ont été créés pour l'occasion (on retrouve le nom du studio qui s'est occupé du graphisme du film sur l'un de ces posters), voir des journaux également imprimé pour le film ou encore voir ou revoir certains passages d'actualités de l'époque. On retrouve également dans le film cette insouciance de l'époque, mais aussi l'incompréhension entre les gens qui pouvait régner à cette époque. En bref, aussi bien le visuel que l'ambiance du film retranscrit ce qu'à put être l'été 1969.
Pour ce qui est du côté technique, le film est très classique dans sa forme, si ce n'est quelques détails qui surprennent un peu quand on connaît le réalisateur. Par exemple la mise en scène est assez simple, légère, alors qu'Ang Lee a plus l'habitude d'une mise en scène travaillée, qui s'impose plus à l'écran. Mais au final, je ne suis pas sûr que le film avait besoin de sa mise en scène plus travaillée. De même l'utilisation étonnante, mais pas dérangeante, des split-screens, procédé que le réalisateur avait utilisé dans Hulk, film qui lui valu l'incompréhension de beaucoup. On se demande un peu pourquoi ils sont là, sans pour autant que cela soit gênant.
Les acteurs ne sont pas en reste, Demetri Martin est très bon dans son rôle de bon fils de famille juif. En somme pas de fausse note dans le casting, si ce n'est que, je ne sais pourquoi, j'ai trouvé Emile Hirsch un peu en dehors, trop sérieux dans son interprétation, peut-être parce que son rôle de jeune recrue de retour du Viêt-Nam est trop dramatique en comparaison du reste. Mention très spécial à deux acteurs : Henry Goodman qui joue le père d'Elliot, qui tout au long du film porte le personnage et son histoire avec très peu de dialogues, un personnage vraiment touchant et très bien interprété, et last but not least, Liev Shreiber, cet acteur impressionnant par sa taille et sa carrure, joue le chef de la sécurité du motel le temps du festival, Vilma, et il est tout bonnement géniallissime.
En conclusion, un agréable moment qui passe très (trop?) vite. Peut-être pas le film de l'année, mais quelque chose de très bon qui, époque oblige est accompagné d'une superbe BO.
28 septembre 2009
Failles - Mass Hysteria Vous avez dit: "A l'ancienne?"
Le Mass hysteria nouveau est sortie. Pour les néophytes, Mass Hysteria est un groupe de Métal au phrasé très Rap comme pourrait l'être Rage against the machine (Tout en étant très différents). Le groupe prône la liberté de penser, le bonne esprit et la paix dans la joie et le dépassement de soi.
Après deux albums cultes, un live surpuissant, un "de Cercles en cercles" plus que contesté, un black album de la maturité et "une somme de détail" qui sonnait comme la consécration d'un groupe qui avait su se renouveler sans oublier ses racines, voici donc "Failles".
Avis après une première écoute.
Les gars de la mass ont décidés d'enclencher la vitesse supérieur, le 1er morceau annonce la couleur, l'album sera hard, âpre. "World on fire" un morceau très abrupte, des paroles ultra frontales. "Parler de révolution c'est comme cracher au plafond, Ca ne fera pas crever le plancher de l'exploitation car l'anti-capitalisme est vide...", un morceau anti-crise, anti-extrémisme, anti-idées reçus.
Second morceau et toujours ces riffs poisseux qui collent, n'oublions pas qu'ils sont là pour en découdre. "Plus qu'aucune mer", ça sent le gros pogo en perspective, on a un refrain entrainant et une rythmique bien lourde, ok on continue.
"Failles", ici nous revenons à quelque chose de moins gras, on reste dans l'esprit heavy mais tout y est moins gras, plus sophistiqué.
"L'archipel des pensées" affiche un gros riffs bien rock, une rythmique velue mais trainante, la voix se fait plus lente, mais pas moins percutante, et puis sans prévenir, ils envoient le son, les guitares et la batteries se transforment en mitrailleuses lourdes, bienvenue dans l'arène...
"Clean" et "Dysphoria" repartent sur un rythme plus rapide, et un refrain trainant dans la plus grande tradition de Mass Hysteria. Des morceaux classiques dirons-nous, bien old school!!!
"Le magnétisme des sentiments" ressort les samples à l'ancienne et les paroles sur la fraternité des hommes. Le morceau qui fait bien plaisir: Un gros riff, un gros rythme et des paroles ultra positives!!!
"Aller trop loin" et "Respirer" sont deux morceaux qui donnent la pêche, avec un refrain qui tombe dans l'oreille, pas trop heavy, mais bien couillu quand même.
"Get high" est, fait assez rare, un morceau en Anglais, on retourne dans la catégorie: "Morceau qui colle."
"Rien n'être plus" est un titre qui en soit, ne signifie rien... Mais il a un sens dans la chanson...
"Comme on danse" conclu donc l'album de façon fort sympatique, une sorte de "Killing the hype", mélange de truc festif et Métal... Du métal festif donc..."Voyez comme on danse, voyez comme on pense, voyez comme on emmerde la tendance!!!" Bref à ranger à coté de "Respect to the dancefloor".
Conclusion: Un album qui respire la testostérone sans pour autant oublier de raconter quelque chose, Mass Hysteria est en super forme, et il ne faudra pas longtemps pour voir de cette galette, émerger des titres phares comme "Echec", "Babylone", "Killing the hype" ou "Se lover dans les flammes" de l'album précédent. Une super bonne surprise que j'attends de transformer en Gouffre de Heim au prochain concert...
27 septembre 2009
Une énième tentative de Chronique par Rael...
Aujourd'hui, je me rends compte que j'ai moult trucs en retard, et pas la motivation de pondre un petit sujet sur chacun des sujets dont j'ai envie de vous parler. Autant tout compiler dans un seul et indigeste bloc de texte bien épais...
Alors de quoi vais-je donc parler? En vrac je vais aborder la sortie prochaine du nouvel Eiffel, du nouveau Mass hysteria, du bouclage de mon dossier Bd perso, de bouquins sur les zombies et sur les crash en voiture... Il faudra aussi que je vous touche un mot sur la suite d'un jeu célèbre, où il est question de fusils, d'aliens et de nettoyage méthodique, je pourrais peut être vous dire du bien d'un ou deux films en passant, mais je n'ai pas encore arrêté mon choix... Une fois que j'aurais fait tout cela, il sera plus que temps de nous quitter...
Nous voici donc fin Septembre et l'année scolaire est déjà bien entamée. Même quand on est sorti du système, ça reste encore et toujours la rentrée, avec l'ambiance de circonstance. Les artistes se sont remis au boulot depuis un moment et s'apprêtent à nous livrer pour certains, leurs derniers travaux. C'est le cas de Eiffel et Mass Hysteria qui sortent respectivement " A tout moment la rue" aux alentours du 5 Octobre 2009, et "Failles" le 28 Septembre 2009, le tout s'accompagnera de tournées (Eiffel sera d'ailleurs à Marseille fin Novembre, avis aux amateurs) et je serais bien entendu là pour vous raconter ce qui s'y est passé.
Rayon bouquins, je tenais à vous faire part de mon amour pour "World War Z" de Max Brooks, fils de Mel, scénariste, acteur, écrivain... Ce livre concentre les témoignages des survivants de la guerre contre les zombies. Des témoignages compilés par un membre de l'ONU afin de garder une trace de ce qui s'est passé, et mesurer l'impact de la guerre sur les gens. Le résultat est effrayant de réalisme, glacial de cynisme et ne fait aucun détour pour expliquer l'horreur de la situation, les conséquences catastrophiques sur l'homme, la nature et la civilisation moderne. Au fil des témoignages de scientifiques, civils, militaires, on entasse des petites histoires qui forment une grande tragédie. L'auteur met le doigt sur les imperfections de l'homme, sur ses comportements les plus bas et la fragilité du monde moderne. Prenant, intelligent, ingénieux dans le fond comme dans la forme, ce livre est un essentiel. Merci Zofia.
Quasiment la même forme, mais pas du tout le même thème: "Peste" de Chuck palahniuk est aussi une compilation de témoignages, autour d'un homme. Les témoignages d'une poignée de personnages sont classés en chapitres et forment une petite histoire qui brosse un portrait global d'un homme, d'une ville, et plus le récit avance, plus on comprend qu'un truc pas normal se passe... Je ne vous en dis pas plus... Comme toujours avec Chuck, le ton est acide, irrévérencieux et ça cause de sexe de façon très crue. Si le début est un peu déstabilisant (la forme est très hachurée et demande de s'impliquer dans la connaissance des différents narrateurs), la suite est vraiment agréable et prenante, l'histoire est bien ficelée et comme toujours, l'auteur nous balade dans des univers étranges, remplis de personnages hauts en couleurs. Une curiosité, à lire.
Bon, on avait dit quoi pour la suite? J'ai enfin bouclé mon dossier Bd. Maintenant il faut que je le tire en plusieurs exemplaires pour le donner à ma dessinatrice (le sympathique Miss-M allez voir son blog), pour qu'enfin on l'envoie à des éditeurs... Mais là, l'idée même d'aller dans une corep pour sortir 2 ou 3 fois 120 pages, ça me mine...
Un de ses 4 je vous parlerais de ma bd... Mais pas tout de suite. Pour l'instant je vais vous causer de HALO 3: ODST.
Le Halo nouveau est sorti. Enfin, nouveau, disons que le stand alone de Halo 3 (extension ne nécessitant pas le jeu d'origine) est sorti. Au programme une petite campagne où le héros, dans sa triste condition d'humain de base, se voit doté, en plus d'un bouclier conventionnel, d'une barre de vie... Du coup, impossible d'espérer se cacher et souffler un instant quand on vient de se faire avoiner... Le jeu alterne infiltration et bourrinage. Comme son ainé il est agréable à prendre en main et ultra convivial, puisque la campagne peut se parcourir seul ou jusqu'à 4... Plein de bonus à enclencher pour corser le jeu, plein de trucs à découvrir, et un mode Baptême du feu qui rappelle la horde de Gears of war 2 (seule bonne idée de ce jeu), bref de quoi s'amuser un moment. Ajouter à cela un disque supplémentaire comprenant l'intégralité du multijoueur de Halo 3 + des nouvelles cartes, et vous tenez un must have...
Pour terminer, je voudrais vous signaler quelques sorties: Dernier tome de Hellsing, manga traitant des méfaits de l'abus de poses et d'armes à feu. 10 tomes, 10 ans, un record pour un manga et une fin nawak, comme le reste de la série, où l'auteur pond des concepts qui n'ont ni queues ni têtes, et où chaque tome est l'occasion d'un nouveau génocide, mais c'est pas grave c'est fun...
BioMega t.3 de Nihei, Une série courte (6 tomes je crois) et une ambiance sombre, une mise en page confuse mais un graphisme à tomber...
Volume 2 de Gurren Lagann en DVD. Je vais arrêter de dire du bien de cette série, je vais vous souler... Notez qu'il existe un collector (trop cher) comprenant le DVD et un double cd de la BO...
J'avais promis de parler de cinéma... Notez sur vos agenda les sorties prochaines de MicMac à tire la rigot, un nom à chier pour le nouveau Jeunet (28 Octobre), Mr Nobody (normalement fin Octobre), et L'imaginarium du docteur Panassus (le 11 Novembre)...
Maintenant, il est vrai que le cinéma c'est trop cher, les professionnels ne comprennent pas que le téléchargement se portera comme un charme tant qu'on nous prendra pour des vaches à lait. Vu le prix d'une place, et quand on voit le confort visuel et sonore que l'on peut obtenir chez nous maintenant, je ne vais pas tarder à me mettre à relativiser le prix du DVD. Heureusement j'ai ma carte cinétoile...
Voilà voilà... C'était ma chronique, merci pour ceux qui ont lu jusqu'au bout... A bientôt...
25 septembre 2009
J'ai testé pour vous la Fête de l'Humanité
La Fête de l’Humanité est une fête organisée tous les ans par le quotidien (de gauche) L’Humanité, dans le but de récolter de l’argent pour financer le journal. Cette manifestation se déroule dans le parc départemental de La Courneuve, dans le 93. Durant le week-end, on peut assister à des débats politiques, mais aussi à diverses manifestations culturelles (ça va des stands de sport, aux petites scènes musicales, en passant par des expositions) et bien entendu, à des concerts de malades sur la grande scène.
Des artistes comme Noir Désir (en 1991-93), Zazie (2003), Massilia Sound System (1997-2003), ou encore The Offsprings (2005) et Iggy and The Stooges (2007) pour les artistes internationaux ont déjà foulé le sol de la grande scène. Et cette année encore, la programmation n’a pas dérogé à la règle, que du beau monde : Cocoon, Deep Purple, The Kooks, Keziah Jones, Arthur H, pour n’en citer que quelques uns, étaient au rendez-vous.
Faute de temps et d’organisation, je n’ai pu assister qu’au concert de The Kooks, mais ça m’a quand même permis de voir l’ampleur du mouvement. Et sincèrement, j’étais très loin de penser qu’il y avait autant de monde : plus de 600 000 visiteurs dans le week-end, 50 000 spectateurs en moyenne pour les têtes d’affiches (il parait même que des stands ont du être déplacés parce qu’il y avait trop de monde au concert de Manu Chao, plus de 90 000 spectateurs). 
Je me suis donc retrouvée au milieu de 60 000 personnes pour le concert de The Kooks.
The Kooks est un groupe de rock anglais composé de Luke Pritchard (chant et guitare), Paul Garred (batterie), Hugh Harris (guitare et chœurs) et de Peter Denton (basse et chœurs). En 2006, ils sortent leur premier album, Inside In, Inside Out, duquel sont tirés les singles Ooh La, ou encore Naive qui se vendent comme des petits pains, permettant par la même occasion au groupe de faire une grande tournée. Fort de ce succès, ils reviennent en 2008 avec leur second et nouvel album, Konk, dont vous avez sûrement entendu Always where I need to be…
Sur scène, le groupe a une belle énergie, qui fait que même si vous ne connaissez pas bien le groupe, que vous êtes mal placés, ou que vous vous faites bousculés toutes les 30 secondes, vous appréciez quand même le spectacle.
Déjà en 2007, quand j’avais vu que Mademoiselle K était de la partie, j’avais eu envie d’y faire un saut, histoire de voir ce que c’était que cette fameuse Fête de l’Huma. Mais, maintenant que j’ai vu, je peux vous assurer qu’une fois me suffit amplement, car j’ai bien cru que j’allais mourir écrasée par la foule, à la fin du concert, quand les fans de The Kooks ont rencontré ceux de Deep Purple…
Après, pour ceux qui aiment les bains de foule, la bière et les communistes, alors c’est le RDV à ne pas manquer !


23 septembre 2009
Chronique de Vampires - Anne Rice
Ou comment Stephenie Meyer paraît carrément indigeste après avoir lu Anne Rice...
Il faut dire que je fais les choses dans le désordre. Je me lance dans Twilight alors que c'est dans du Anne Rice que j'aurais dû me jeter. MAIS. D'un autre côté, j’ai gardé le meilleur pour la fin.
Je viens donc de terminer les trois premiers tomes de la Chronique des Vampires : Entretien avec un vampire, Lestat le vampire et La reine des damnés.
Entretien un vampire relate l’interview de Louis de la Pointe du Lac, vampire de son état, à un jeune journaliste, Daniel. Il raconte son histoire sur plusieurs siècles, comment il est devenu vampire, ses relations conflictuelles et passionnelles avec Lestat et Claudia, enfant vampire âgée d’à peine 5 ans.
Lestat le vampire se situe après la publication du livre par Daniel et développe très profondément l’histoire de Lestat. Tout ce qu’ignore Louis dans le 1er tome est ici raconté. On remonte loin dans le temps. Le roman raconté à la 1ère personne dévoile un aspect nouveau de Lestat, il apparaît sous un jour beaucoup plus humain mais paradoxalement beaucoup plus torturé. Et évidemment il apporte de nombreuses clés dans la compréhension d’Entretien avec un vampire.
Quant à La reine des damnés, il est certainement le plus complexe et le plus dense des trois premiers tomes. D’une richesse phénoménale, Anne Rice nous fait remonter jusqu’aux origines des vampires par un procédé littéraire vraiment très bon (et pourtant assez simple) : une galerie de personnages racontent chacun leur propre expérience de l’histoire qui se déroule et du retour de la reine des damnés. L’histoire des vampires chevauche l’Histoire du monde, dans l’Egypte Antique, dans les jungles inexplorés, au Paris et dans l’Italie de la Renaissance, la légendes Jumelles, Bébé Jenks et le gang des Crocs, la Déesse Pandora, l’histoire de Daniel, Khayman et l’histoire de Jesse, la Grande Famille et Talamasca et bien sûr Akasha et Enkil…
Que des noms aux résonances mythologiques et là où dans Twilight, j’avais été foutrement déçu, j’ai été tout simplement comblé !
Tous ces tomes sont riches, superbement écrits et décrits, on est plongé au cœur de l’obscurité vampirique, c’est malsain et violemment sensuel, c’est angoissant et intense.
Le trio Lestat-Louis-Claudia dans Entretien avec un vampire est l’opposé total des relations entre les vampires de Twilight, c’est je t’aime moi non plus mais c’est aussi pervers, tendancieux. Comment ça ne pourrait pas l’être, Claudia a cinq ans et dort dans le même cercueil qu’un homme adulte. La sensualité est très présente entre les vampires, et notamment les vampires masculins, mais avec les vivants également. L’acte de mise à mort d’une proie est semblable à l’acte sexuel, ça en est même un substitut.
Et tous les vampires prennent plaisir à se nourrir, à flairer une proie, à la choisir. Personnellement, ça ne m’a pas choqué, ça m’a paru normal même. A quoi ça rime de faire une histoire sur les vampires si ceux-ci ne se sentent même pas vampires !
D’ailleurs, ici cohabitent la nature profondément sombre des vampires mais aussi un besoin d’humanité pour ces mêmes vampires.
J’ai pris terriblement de plaisir à lire ces tomes, très flippants par moments et où marmoréen doit écrit 5 fois au maximum dans 1500 pages…
Et même si je sais que la série s’essouffle un peu avec les autres tomes (9 en tout), j’ai quand même envie de le lire parce que le côté mythologique et historique m’a vraiment plu. Je regrette juste de ne pas les avoir lus plus tôt ! J’ai clairement préféré Lestat le vampire et La reine des damnés par leur densité mais Entretien avec un vampire pose les bases de la saga.
Bref si vous voulez lire quelque chose de très bon sur les vampires, je vous conseille ardemment cette Chronique des Vampires.
21 septembre 2009
Chronique "Y'a Basta !!!!!" Les Caméléons (2009)
On ne compte plus les années pour Les Caméléons. Des débuts en 1991 et un 7e album très attendu pour nos compères bretons. Assaillis par les critiques du précédent opus, Ya Basta !!!!! arrive à point nommé pour défier la chronique.

Pas de Concessions (2006) est déjà loin. Trois ans de recul auront permis de dire Ya Basta !!!!! a tout ce qui y’a été dit ces dernières années… Les Caméléons
ne sont pas morts, non, ils bougent encore ! Mieux, c’est avec un œil
attentif qu’ils ont procédé à la composition de ce nouvel album.
Le punk rock festif amorcé sur Pas de Concessions avait déplu, indéniablement. Ce n’est pas l’identité des Caméléons,
pas ce que recherche son public. Pourtant le groupe mûrit et il est
libre de choisir ses tendances. L’évolution musicale reste la clé de
voute pour la continuité d’un groupe.
Cependant dans cette nouvelle galette on a du mal à voir où veulent en venir Les Caméléons. Comme s’ils ne savaient plus quoi proposer en quelque sorte. Des retours aux sources dignes de Hay La Frita en 1995 sur le premier morceau de l’album, Comme s’il en pleuvait.
Les cuivres sont explosifs, les paroles toujours aussi percutantes «
comme s’il en pleuvait, des euros, des dollars, des familles qui
crèvent la dalle…. Comme s’il en pleuvait, des gendarmes, des flashs et
des radars ». Avec le fameux chant en espagnol pour lancer le set !
Bref, un régal. On ne pouvait rêver meilleure ouverture.
La suite reste dans la même lignée : La Famine
débute curieusement sur des airs d’accordéon pour se voir suppléer de
saxos déroutants. On remarque la nette mise en avant d’un jeu de basse
qui donne un sacré côté rock’n roll à nos bretons skateux.
Cependant Les Caméléons aiment piocher dans leurs placards à succès : La Muneca semble être tout droit sortie de l’album révélateur Todos, où les sonorités nous donnent l’impression d’avoir été déjà entendues. Tout comme sur La Machine,
morceau réussi sur le réchauffement de la planète, mais avec un refrain
assez ressemblant à des passages de leurs acolytes des Marcels…
Mais les choses se gâtent. Juke-Box
est le premier flop : on ne voit pas la réelle utilité de ce troisième
track. Une revendication « génération post enfant du rock, ton histoire
tient dans un juke box » où voix remixée lance le début de la compo.
Reprises de célèbres refrains mythiques entrecoupés de « j’aime
regarder les filles qui marchent sur la plage ». Les trois minutes
passées nous paraissent bien longues… Même constat pour Royal de Luxe : les mélodies sont banales et musicalement parlant cela n’apporte rien de nouveau.
Après un léger retour au rock festif, Les Caméléons semblent s’orienter vers un punk rock festif aiguisé encore plus marqué que sur Pas de Concessions… Les Dix Doigts nous rappelle Soleil d’Italie (album précédent), et n’hésitent pas à nous submerger de riffs de guitare imposants.
Ecolo quant à lui va faire figure d’ovni au milieu de Y’a Basta !!!!
Un portrait disco/rock noir des politiques qui se disent écologistes
est dressé… Si le concept est original, son rythme casse littéralement
la ligne directive fragile de l’album.
Comme si la moitié du set passée nous lançait un sérieux message : Les Caméléons n’ont
pas renié leurs origines et peuvent encore faire du ska en chantant en
espagnol. Mais ils savent aussi faire du punk rock festif.
Une fois
le signal capté, on se dirige presque sans surprise vers les derniers
morceaux : des compos très inégales, qui se subdivisent en plusieurs
rythmes. On chante en espagnol… en faisant du rock plus que du ska !
America Latina et Barcelona
dégagent une puissance époustouflante et risquent de faire des dégâts
sur scène, mais symbolisent aussi beaucoup de choses : elles sont le
reflet de ce que veulent être Les Caméléons
aujourd’hui : un groupe plus punk rock festif que de ska en essayant de
mixer le tout, tout en gardant ce qui plaisait au public : l’alternance
du chant en français et en espagnol.
Enfin les deux derniers morceaux seront eux exclusivement tournés vers le punk. Adieu Chantal va faire très mal par sa violence, on peut imaginer y voir un Rancid. A la manière de La Ruda, Chanson à Fab
dresse le portrait d’un amateur de rock « faudrez bouger, tous à
l’unisson, le rock’n roll c’est tout à fond ! », avec riffs saccadés,
guitares déchainées et coup de buttoirs endiablés.
Une fin d’album en feux d’artifices qui met un terme au 49 minutes de Y’a Basta !!!!
On est malgré tout déçu de ce nouvel album des Caméléons. Pas de Concessions marquait un net tournant musical dans le groupe, Y’a Basta !!!!!
ne fait que le confirmer. Ce n’est pas tant le virage amorcé qui gène,
mais plutôt le fond à proprement dit : des paroles très inégales qui
soufflent le chaud et le froid, certaines compositions qui manquent de
rythmes entrainants, et surtout des passages punk assez ressemblants
qui souffrent de diversité…
Espérons que l’album prenne toute son ampleur en live. Mais dans ce domaine, Les Caméléons excellent depuis des années…
Dans les bacs le lundi 21 septembre 2009.

LE CD DANS LE DÉTAIL
L'album :
1) Comme s'il en pleuvait
2) La famine
3) Juke-box
4) La muneca
5) Les dix doigts
6) La machine
7) America latina
8) Tête de pioche
9) Barcelona
10) Royal de luxe
11) Ecolo
12) Adieu Chantal
13) Chanson à Fab
Sortie : 21 Septembre 2009
Durée : 46 minutes
Label : Todos Production
Album : 7e album studio
NOTE CD : 12/20
Pour en savoir plus…
- Site Officiel : www.lescameleons.fr
- Myspace : www.myspace.com/lescameleons
Egalement disponible sur Le Musicodrome, mais aussi sur le Webzine Discordance.fr
19 septembre 2009
District 9
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope...
Film néo-zélandais, américain. Genre : Science fiction
Durée : 1h 50min. Année de production : 2009
Distribué par Metropolitan FilmExport
Un vaisseau extraterrestre arrive au dessus de Johannesburg et le gouvernement découvre un peuple au bord de la disparition, incapable de rentrer chez lui. Il faut donc les traiter, les loger... Rapidement le camps D9 s'étend et devient un bidonville immense. 20 ans plus tard, le MNU un organisme privé est chargé de reloger les aliens dans un camps plus éloigné de la ville, L'agent Wikus un petit bureaucrate raciste est chargé de faire signer l'avis d'expulsion aux aliens.
Je ne vous en raconte pas plus. Rapidement, le film traite de l'apartheid avec brio. Le scenar, s'il est assez classique, profite d'un enrobage plutôt inédit au cinéma, ici le héros est un connard, les méchants sont des connards, les aliens sont des êtres normaux... Du coup on aborde le cheminement du héros d'une manière différente, vu qu'on ne l'apprécie pas. C'est pas mal.
Autre point fort, le film calme. On en sort essouflé, un peu comme après Les fils de l'homme. L'ambiance est lourde, ça nous met le nez dans le caca et nous y maintient tout du long. Certaines scènes sont assez dures et l'aspect réaliste du film (qui commence comme un reportage et glisse doucement vers une fiction plus traditionnelle), son contexte crédible et la justesse des personnages font froid dans le dos.
Point négatif à mes yeux: La violence. Le film est franchement violent. Par moment j'ai tourné les yeux, parce que c'est assez dur. Quand les corps explosent on sourit, le réal ne s'attarde pas sur le truc et c'est plutôt comique, mais les scènes dans l'hopital sont désagréables. Un peu plus de sobriété dans la violence n'aurait pas nuie à l'impact du propos. Je reviens encore aux Fils de l'homme tant l'expérience m'a semblée comparable: Dans ce film, on est malmené du début à la fin, mais la violence, qui est très présente, reste sobre, alors que dans District 9, on enchaine les gros plans sur des scènes de souffrance, de déterioration, de démembrement... Bref...
Au final, un excellent film de science fiction crédible, un peu trop violent à mon goût, mais intelligent, bien mené et avec une fin ouverte. Mention spéciale pour la scène du Mécha qui démonte tout.
L'avis de Clownface :
Alors, on nous sert un film sur un apartheid alien, soi-disant réaliste. Déjà, on nous situe ça à Joannesburg au cas où nous ne pouvions pas comprendre, bah oui, le spectateur de SF n'est qu'un gros abruti. Et la métaphore sera appuyée pendant toute la durée du film avec un burin pour bien le faire rentrer dans le crâne de tout le monde. La subtilité, faut oublier !!!
Encore un film qui succombe à la mode de la caméra à l'épaule façon reportage, c'est bien pratique, puisque ça permet au réalisateur d'éviter toute forme de mise en scène et un montage sur-découpé totalement dégueulasse et pénible. C'est vite gonflant, et injustifié.
Passons au scénario, les personnages n'ont aucune épaisseur, leurs histoires nous laisse de marbre, et leur dialogues se réduisent à des insultes la majorité du temps. Ce type d'histoire a déjà été écrit maintes et maintes fois dans l'histoire de la SF, depuis longtemps et de manière bien plus intelligente. Aucune exploration des aliens, de leurs cultures, ce qui serait bien plus intelligent que ce qu'on nous donne sur le sujet. Nous passerons sur la multitude d'incohérences pour un film qui se veux réaliste. Et puis un petit mot sur les acteurs, qu'on ne reverra pas de sitôt au vu de leur piètre performance, les extra-terrestres jouent mieux.
Enfin, un film prétentieux, filmé n'importe comment, appuyé avec des démonstrations de violence inutile qui m'a presque rendu malade sans oublier un scénario d'une bêtise affligeante. Ca faisait trèèèèès longtemps que je n'avais pas regretté une place de ciné à ce point, du pur foutage de gueule.
17 septembre 2009
The resistance - Muse
Le nouveau Muse est dans les bacs, que vaut la nouvelle galette de nos trois amis?
Je les ai découvert à Nimes durant un festival où je m'étais retrouvé parce qu'entre autre, il y avait Noir Désir à l'affiche. Les p'tits gars de Muse sont entrés sur scène, et je me suis mangé une grosse baffe dans la gueule, ils venaient de sortir Origin of symetry, le lendemain j'ai acheté les deux albums.
Dès lors Muse a accompagné la fin de mon adolescence avec brio. Depuis j'ai changé un petit peu, et eux aussi. The resistance continue sur la lancée de Black Holes, le changement dans la continuité.
1er Constat: Matt a considérablement revu sa façon de chanter, plus grave moins geignarde, bref il a fait sa mue...
2nd constat: L'album est plus calme, et toujours rempli de sons électro, sans oublier bien entendu, les instru qui font du bien.
Critique après la 1er écoute:
L'album démarre sur les chapeaux de roue avec le titre Uprising bien péchu, et enchaine sur Resistance, un morceau sympa, au refrain dans le plus pur style Muse. La 3eme piste Undisclosed Desires est plus calme et aussi plus électronique et représente peut être le morceau le plus significatif en terme de changement de voix du chanteur...
United States of Eurasia (+ Collateral Damage) respire le Queen à plein nez et c'est bien fun! Guiding Light rappelle Invincible de l'album précédent... Unnatural Selection ressort les buchettes pour nous les envoyer à la face et arrive pile poil quand il faut. Mk ultra reste dans le même délire tout en se permettant quelques envolées. Ensuite arrive le morceau OVNI: I belong to you-mon coeur s'ouvre à ta voix... Où Matt se permet quand même de chanter un couplet en français... Et ce passage vaut son pesant de cahouettes. "Réponds à ma tendresse, verse moi l'ivresse", un grand moment de rigolade.
Après cela, arrive Exogenesis Symphony... Un morceau en trois pistes... Et j'attendais beaucoup de ce truc, mais en fait, c'est pas ultime parce que ça ne décolle pas vraiment... Je réécouterais ça plus tard...
On a donc un album plus cool que les précédents, encore plus grandiloquant, rempli d'envolées qui rappellent que Muse aime se la donner. Un album qui déborde d'instru, assez sophistiqué, mais qui tombe dans l'oreille et qui y reste.
La tracklist:
1. Uprising
2. Resistance
3. Undisclosed Desires
4. United States of Eurasia (+ Collateral Damage)
5. Guiding Light
6. Unnatural Selection
7. MK Ultra
8. I Belong To You (+ Mon Coeur S'ouvre A Ta Voix)
9. Exogenesis: Symphony Part I (Overture)
10. Exogenesis: Symphony Part II (Cross Pollination)
11. Exogenesis: Symphony Part III (Redemption)
13 septembre 2009
Playlist de Rentrée
Allez c'est la playlist de la rentrée :-)
Playlist de Rael:
Découvrez la playlist Rael's Playlist avec Guns N' Roses
1. Gimme sympathy - Metric (Fantasies)
Parce que Metric ça vaut vraiment le coup, parce que c'est pas assez connu à mon gout, et parce que le clip de cette chanson est magique, comme le refrain...
2. The pretender - Foo fighters (Echoes, Silence, Patience & Grace)
Parce que si ça ne tenait qu'à moi j'aurais balancé que du Foo fighters parce que c'est un sinon le meilleur groupe de rock actuel... Et que j'avais pas capté qu'un album était sortie en 2007...
3. Sweet child o mine - Guns n'roses (Appetite for destruction)
Juste pour montrer que je bosse mon sujet, que j'avance dans ma découverte des groupes cultes, tranquillement, mais surement, et qu'il est de bon ton d'avoir un groupe à voix de hyène geignarde dans sa discographie... Comme j'aime pas ACDC, j'ai trouvé ça...
4. So long - Uh huh her (common reaction)
Pour me la peter avec un groupe pas connu, et qui est bien sympa... Encore deux nanas moches qui sont reconnues pour leur talent et uniquement leur talent... ^^
5. Call me - Blondie (je sais plus l'album)
Parce qu'à écouter du the sounds, faut pas oublier qu'il y a aussi blondie... Alors je suis moins fan, mais celle-là je suis plutôt fan.
Playlist Aerials
Découvrez la playlist Aerials' Playlist avec Biffy Clyro
1. Breathe Me - Sia : magnifique morceau que j'ai découvert (oui j'ai un peu de retard) un soir très tard en faisant mumuse sur last.fm. Merci last.fm.
2.That Golden Rule - Biffy Clyro: le premier titre très prometteur du prochain album de Biffy Clyro que j'attends vraiment avec impatience!!!
3. Jungle Drum - Emiliana Torrini: Une petite chanson tout à fait sympathique qui parle de la répercussion du sentiment amoureux sur le rythme cardiaque. J'ai le refrain dans la tête depuis le concert à Plages de Rock.
4. Mosh 'n Church - The Used: Morceau qui apparaît sur une édition spéciale du nouvel album des Used. Edition spéciale que je n'ai pas mais bon tant pis. Ce morceau serait apparemment une démo mais il aurait très bien pu faire partie de l'album vu qu'il est dans le même ton.
5. Chupee - Cocoon: J'ai trop entendu ce titre oui, mais il me fait tout de suite penser aux vacances. C'est léger, un peu prise de tête vers la fin quand même. Puis ça reste. Désolée.
Playlist Anto :
Découvrez la playlist Septembre avec Keith
Keith – Hold that gun : Avant qu’on me fasse écouter Keith, je ne connaissais pas du tout, même pas de nom. C’est tout ce que j’aime, I’m lovin’ it.
Laroux - I’m not your toy : La Roux c’est un peu la révélation electro de la rentrée. Sur certaines chansons je n’aime pas trop sa voix, trop aigue à mon goût, mais j’trouve que sur celle-là, ça passe. En plus, j’aime bien les paroles.
Arthur H – La légion étrange : Je ne connaissais pas du tout Arthur H (sauf de nom) et je dois dire que cette chanson est une agréable découverte. J’aime bien la voix grave d’Arthur.
Fool’s garden – Lemon tree : Ça fait un moment que je connais cette chanson, mais elle passe à la radio comme si c’était leur dernier single. Ah, les mystères de la radio. Toujours est-il que ça fait bien plaisir, au final…
Marilyn Manson – Personal Jesus : Ah, Marilyn et ses reprises. Que du plaisir. Rien à rajouter ! ^^
La Playlist d'Aïollywood :
Découvrez la playlist Playlist Septembre avec The Clash
1) Jet "Are You Gonna Be My Girl" : On dit que je suis anti anglais ou que je n'aime que les groupes qui chantent en français. C'est archi faux. On ressort des vieux groupes du placard, c'est une playlist à 90% rock, et presqu'anglais. Et oui. Et ça fait du bien.
2) Hushpuppies "You are gonna say yeah !" : en anglais mais ils sont français ces petits, s'il vous plait !
3) The Clash "The Guns Of Brixton" : le plus mythique des groupes anglais, de A à Z, indétrônable. Mais je voulais contrer la règle en proposant leur passage très réussi reggae.
4) The Heavy "Brukpocket's Lament" : Premier morceau de leur premier album, il y a 2 ans. Vent frais sur l'Angleterre, mélange de rock, groove, soul, hip hop, le Wax Tailor anglais en version plus rock. Ça envoie !
5) The Prodigy "Voodoo People" : Ici aussi, le The Clash pour l'électro. THE groupe de l'électronique de tous les temps, depuis 20 ans. Non, je ne mâche pas mes mots. Précurseurs et développeurs, une claque monumentale. L'occasion de leur tirer notre chapeau suite à l'immense tournée en France cet été, avec notre pointure à nous, Birdy Nam Nam. Les Arènes de Nîmes et le Rock en Seine en tremblent encore !
Si ce morceau rappelle des choses pour certains d'entre vous, c'est un extrait de la BO du film Wasabi avec Jean Réno.
03 septembre 2009
Chronique "Bon Chic... Bon Genre !" Marcel et Son Orchestre (2009)
Retour sur le devant de la
scène pour les déjantés du Marcel et Son Orchestre en avril dernier
avec leur nouvel album intitulé Bon Chic… Bon Genre ! . Après que
beaucoup aient considéré la galette précédente E=CM2 comme un flop,
c’était forcément avec une certaine appréhension que l’on attendait le
7e album du groupe. Alors les Marcel, BCBG ?

Un peu plus de 2 ans et demi entre le 6e et 7e album, ce fut le temps que Marcel s’accorda pour remettre les couverts. Toujours aussi décalés, nos Marcel viennent encore enfiler leurs habits de fêtes, déguisés en femme, et ont décidé de nous montrer la vie sous un autre œil. La pochette de l’album a d’ailleurs été réalisée par Charb, dessinateur et désormais directeur de publication au Charlie Hebdo. On reste dans l’esprit ! Plus nerveux, plus fougueux, voici comment Marcel et Son Orchestre revient en 2009.
Bon Chic Bon Genre est indéniablement meilleur que E=CM2, aucun doute là-dessus. Cependant quelques petits détails viennent gâcher la copie, comme si les imperfections du précédent étaient encore présentes. Pour vous expliquer ce long album des Marcel, 55 minutes pour 18 morceaux (enfin long, on est tellement habitués désormais à avoir des albums de 35-40 minutes, que l’on est surpris !), que nous allons procéder par portraits. Car à vrai dire, cet album est truffé de clichés et de symboles.
Portrait n°1 : Mars Attack
Ah Mars Attack, film mythique me direz-vous, ô que oui ! Marcel lance comme il se doit cette nouvelle galette avec le premier rouleau compresseur vivant (oui oui !), le Marcel Attack ! Véritable chasse aux cons « la connerie est bien répartie, aucune place, pas un pays n’échappe à son lot d’abrutis ». Avec des sonorités tirées de Mars Attack, Marcel débarque de sa planète pour nous proposer leur son "furieux-démoniak-aphrodisiak ", avec un rock aiguisé tout droit sorti des tendances de l’album E=CM2. Grand retour des saxos sur le refrain qui nous lance un signal : cet album sera festif… mais toujours aussi rock.
Portrait n°2 : Une seule solution ? L’occupation !
L’ovni Marcel se transforme brutalement en bal musette ! Accordéon, effet des voix comme si l’album était enregistré dans les années 50, pour le morceau Nous n‘avons plus les moyens. Déconne et dénonce « qu’Est-ce qu’on attend pour effacer des mots comme Solidarité ? Prônons un seul mot, OCCUPATION ! » Une intro digne des radios pétainistes de l’époque « un rire bon, un rire frais, un rire français ! ».
Portrait n°3 : Le SDF et le froid
Place à la chanson française désormais, agrémentée de quelques cuivres en hommage à un SDF, Tuma, décédé à Lille durant le dernier grand froid hivernal. Séquence émotion après la phase « délirium » des deux premiers morceaux. Pas de doute, le vaisseau Marcel est bien redescendu sur Terre.
Portrait n°4 : Je suis décomplexé !
Le ska tant espéré à la sauce Marcel arrive enfin sur cette quatrième compo. Jeux de basse, saxos entrainants, « je suis décomplexé ! » est tout à fait ce que l’on attendait des Marcel pour leur grand retour en 2009. Ce morceau, Décomplexé, porte bien son nom !
Portrait n°5 : L’ado de base
Marcel retombe un peu dans les travers remarqués dans l’opus précédent. Sur Elle veut plus me donner la main, le groupe s’hasarde dans un rock passe partout à la limite du punk/rock, avec des paroles futiles concernant les relations amoureuses d’adolescents… Mais force est de constater que Marcel en est conscient vu les références citées dans le morceau, avec Harry Potter en tête. Il faut dire que Marcel a toujours aimé se moquer des ados boutonneux soit dit en passant !
L’art du décalage, Leçon 1/3
Pigeons/Vaches est le premier interlude de 20 secondes de l’album, Marcel n’a cependant pas perdu son imagination pour trouver des conneries. Sur un air d’accordéon, on ressort scié du peu de paroles « lorsqu’on voit ce que font les pigeons sur les statues, il faut remercier Dieu… de ne pas avoir donné d’ailes aux vaches ! ».
Portrait n°6 : Claude François, la dernière étincelle
Marcel veut explorer tous les domaines, ne pas se prendre la tête, et surtout déconner. Cela se voit, La baignoire de Cloclo est en la référence ! Sur des airs à la Claude François, Marcel se lance dans une performance de 5 minutes disco qui élabore des morts stupides ! « En plus Johnny Halliday était une menace ! ». C’est vraiment con une mort domestique !
Portrait n°7 : Super Patron
Un ska timide fait son apparition sur Un jour viendra, mais toujours à prendre avec des pincettes, la batterie et les guitares sont encore dominantes. Ici Marcel s’attaque aux ambitions des hommes d’être sans cesse les meilleurs, et de s’obséder qu’à leur travail… Oui, « un jour viendra où plus personne ne rira ». Super Patron = Super Boulot = Super Héros.
L’art du décalage, Leçon 2/3
Restons Calmes est le deuxième interlude, un peu plus long que le premier. Délire punk/garage « non je ne suis même pas énervé », en déchargeant sa haine dans le micro !
Portrait n°8 : Quoi j’ai dit ?
C’est déjanté, c’est décalé « faudra m’expliquer, donnez moi la clé, le code est compliqué », Marcel essaie de trouver la bonne façon de parler, on est bien dans l’esprit BCBG. Par exemple « Je voulais sortir de ma place de parking, mais un gars est stationné devant… Je klaxonne et il m’a balancé ça te dérange qu’un arabe a une belle caisse ? ». La conclusion « les gens sont susceptibles ! », une série d’exemples en tous genres.
Portrait n°9 : Quel malheur d’avoir un mari bricoleur
Pour ma part le meilleur morceau de l’album. Super Bricoleur c’est une basse, claviers, saxos, des rythmiques authentiques à la Marcel, un retour aux sources digne des succès d’antan. En plus qui ne s’est jamais reconnu en tant que super bricoleur… et observer, dépité, son travail qui ressemble à tout sauf ce qui était prévu ?
Portrait n°10 : Le révolutionnaire
Waouh, deux morceaux consécutifs plutôt ska, ça a le mérite d’être souligné ! « La révolution se fera sur l’édredon ! ». Marcel n’avait pas encore trop parlé d’adultères, « on ne fait pas ça sans entraînement ! ». La règle a été respectée !
Portrait n°11 : Trop, c’est trop ?
Trop de trop est, sans faire un jeu de mots pourri, le morceau de trop. On ne voit pas de réelle créativité ou originalité d’un point de vue musical. Deux-trois notes à la guitare viennent casser la routine « car trop c’est trop, y’en a trop, on voit que ça sonne faux !». Le groupe se moque des gens qui mettent le mot « trop » à toutes leur fin de phrases, comme « trop bon, trop cool, trop con, trop nul, trop chanmé… » la liste est longue. Dommage que la musique n’est pas été plus travaillée car sur le fond ils ont raison !
Portrait n°12 : Halte à ceux qui suivent les films en deux parties !
Raconte la Suite 1 et 2 (morceau en deux parties, ironie quand tu nous tiens !) est à l’eau de rose, bruit de la mer, on imagine déjà une plage au sable blanc, avec une bonne vieille gratte. Une belle histoire, d’amour, allez « raconte la suite ! ». La dérision poussée dans ces derniers retranchements, la deuxième partie dévoile malheureusement que la jolie fille était un alien… et lui broya les testicules. Comme quoi il vaut mieux s’arrêter à la première partie…
L’art du décalage, Leçon 3/3
Comme les filles, troisième et dernier interlude de BCBG. A coup de buttoirs électroniques, « comme les filles, on est des langues de putes ! Comme les filles, on prend une bière… et on est défoncés ! ». C’est dit.
Portrait n°13 : Chérie, ce soir on… ?
On retrouve sur Elle n’est pas d’humeur ce côté disco que Marcel semble apprécier, mais on se délecte bien des excuses trouvées par votre femme pour ne pas faire de câlin ce soir… « par contre les filles sur le net elles sont d’humeur ». « Oui mais avec les rencontres sur le net, les virus je me méfis ! ». Pour finir, Marcel change le célèbre refrain de Matmatah pour un « si ta copine te contrarie, vient donc faire un tour à Orchy ! ».
Portrait n°14 : Ce sera tout ? Hum non !
On adore, c’est entrainant, c’est frais, c’est sautillant « au marché, tu vas tout trouver, des chaussettes magnifiques, des bonbecs en sac d’une tonne… sauf si tu cherches l’amour ! ». On se laisse facilement embarquer par le discours utilisé, simpliste mais qui fait mouche, du Marcel. Un des meilleurs morceaux de l’album indéniablement, qui élabore un rapport entre l’amour à l’étalage et le marché…
J’ai un peu fait la mauvaise langue sur l’idée que cet album, comme le précédent, est résolument moins ska que ceux des débuts du groupe. Certes, c’est une constatation, mais pas une fin en soi. Il est meilleur que E=CM2, plus long, plus abouti, plus soigné, plus varié aussi. Marcel et Son Orchestre est vraiment parti dans son délire en essayant diverses influences (rock, ska, reggae, disco, musette, acoustique…) et en abordant tous les thèmes qui lui passait par la tête. On est beaucoup plus dans l’esprit « danse/déconne/dénonce » que, je me répète, E=CM2. De façon générale il manque un peu de panache. Ceux sont les quelques imperfections que j’ai remarqué, comme notamment des morceaux un peu trop rock « rudimentaire ». Mais la présence de 18 titres nous les fait vite oublier. Je n’émets aucun doute sur la prestation scénique du groupe, où ce BCBG est taillé pour le live.
Marcel et Son Orchestre, Bon Chic… Bon Genre ! (55 min), dans les bacs depuis avril 2009.
Tracklist :
1) Marcel attack ! // 2) Nous n’avons plus les moyens // 3) Tuma // 4)
Décomplexé // 5) Elle veut plus m’donner la main // 6) Vaches / Pigeons
// 7) La baignoire de Cloclo // 8) Un jour viendra // 9) Restons Calmes
! // 10) Susceptibles // 11) Raconte la suite // 12) Trop de trop //
13) Super Bricoleur // 14) Révolution // 15) Raconte la suite II // 16)
Comme les filles // 17) Elle est pas d’humeur // 18) Au marché.
Pour en savoir plus…
- Site Officiel : www.marceletsonorchestre.com/
- Myspace : www.myspace.com/marceletsonorchestre
Pour écouter l'album c'est ici :
http://lemusicodrome.canalblog.com/archives/2009/07/01/14255807.html#comments























