28 juillet 2009
Chronique "La Belle Etoile" Babylon Circus (2009)
Babylon Circus, un acteur incontournable de la scène festive française. Son absence pendant plus de 5 ans s'est faite ressentir, comme si le maître en son genre avait décidé de tirer sa révérence définitivement. Mais lorsque fin 2008 la bande déjantée cuivrée annonça son retour pour le printemps 2009, on trépignait d'impatience à l'idée de se délecter de la nouvelle galette, intitulée La Belle Étoile.

Babylon Circus c'est un collectif à l'oeuvre depuis 10 ans. Avec seulement trois albums à leur actif, ils se sont forgés une réputation digne de ce nom. Comme quoi la qualité d'un groupe ne se résume pas à sa discographie. Il vaut mieux proposer un album aboutti tous les 3 ans qu'un album baclé tous les 2 ans.
La notoriété acquise par le groupe a atteint des proportions inespérées vu d'où il est parti.
Elle se voit par sa capacité à rassembler la foule : force est de constater qu'aujourd'hui la machine infernale du Babylon Circus continue d'amasser encore et encore toujours plus de monde. La tournée symbolisant le grand retour en 2009 bat actuellement tous les records.
Les neuf membres brûlants n'ont pas perdu leur fougue, loin de là, ils savent encore l'exploiter à merveille. La composition du nouvel opus La Belle Etoile en est la preuve. La première écoute reflète le chemin parcouru par l'ensemble du groupe. Cinq années passées à travailler autour du Babylon Circus Experience auront été bénéfiques pour la qualité du travail fourni. Musicalement, l'étiquette "ska/fanfare" peut-être décollée, Babylon Circus n'hésite pas à explorer d'autres variantes. Et c'est sans retenue qu'on le dit.
Les cuivres sont toujours présents mais plus en retrait par rapport aux guitares. Rock, alternatif et chanson française se mêlent au milieu d'un ska beaucoup plus atténué, mais tout en restant dans le même état d'esprit véhiculé.
Mais ne me faites pas dire que Babylon Circus tourne le dos à ses origines ! Le côté critique et fanfare est toujours présent : il prend toute son ampleur sur le morceau La Cigarette qui se la joue très Carpe Diem. Ce morceau est d'ailleurs une reprise des Barbarins Fourchus.
On retrouve la finesse et la dérision des faits de société actuels racontées à la sauce Babylon Circus avec le très réussi Le Fils Caché du Pape. Cette compo co-écrite avec Mickaël Fumon (Mickey 3d) attaque directement les derniers propos de Benoit XVI concernant l'usage du préservatif. La poésie se mélange au trombone et aux cuivres percutants de façon très mélodieuse et entrainante.
Marions Nous Au Soleil dénonce de façon très festive et boulégante les dérives de la société de consommation liées au rêve américain avec un featuring de Karina Zeniani. Chaque morceau y va de sien !
On s'imagine déjà en train de sauter sur des morceaux tels que Nina, L'envol ou Sista tous droit sortis des débuts du groupe, avec des airs de basse et de reggae sur Sista qui en feront craquer plus d'un !
Mais là où l'album se démarque le plus des précédents, c'est sur certains opus comme Des Fois ou Sur La Tête qui s'affirment comme de véritables parades acoustiques, où les rythmiques de guitares et de claviers sont d'une stabilité déconcertantes. Oui, Babylon se teste sur la chanson française... on aime comment il manie les mots, légèreté, facilité, un peu à la façon de La Rue Kétanou sur certaines compos.
La Belle Etoile étonne, c'est le premier mot que nous avons à la bouche. Cette nouvelle galette est soignée, et surtout elle nous propose des rythmiques et mélodies très variées. Babylon n'hésite pas à élargir son champ d'utilisation d'instruments mis en valeur au fil de l'album, tout en faisant dégager plusieurs styles : ska festif bien évidemment, mais aussi du rock, de l'aternatif, de la chanson française. Un tournant musical indéniable, mais Babylon Circus s'est renouvellé positivement, il est là l'essentiel.
Lorsqu'on remarquera que le groupe s'hasarde même sur des soupçons électroniques ou des claviers plus dominants, cela ne nous choquera même pas.
Babylon Circus a grandi, La Belle Étoile est partie pour briller un bon moment.

LE CD DANS LE DÉTAIL
L'album :
1) Des Fois
2) Marions Nous Au Soleil
3) L'envol
4) Sur La Tête
5) La Cigarette
6) Perdu
7) Valsamourette
8) Nina
9) Le Fils Caché Du Pape
10) Sista
11) Une Minute
12) Ici
Durée : 40 minutes
Album : 4e album
Sortie : 9 Mars 2009
NOTE : 16/20
ALBUM EN LIBRE ÉCOUTE
Découvrez la playlist La Belle Etoile de aiollywood
24 juillet 2009
Wii sport Resort et le wii motion +
Aujourd'hui j'ai testé pour vous Wii sport resort. Ayé le motion + est enfin utilisable et wii sport Resort se veut la vitrine de ce nouvel accessoire. Alors, que vaut-il?
Le jeu s'ouvre sur une séquence de chute libre, graphismes identiques au 1er wii sport, bon, ça on le savait... La chute commence, et là, c'est la claque: la wiimote répond au moindre mouvement. C'est juste hallucinant de voir que l'on peut faire exactement ce que l'on veut. Bon ici c'est une application simple mais c'est quand même énorme... Les mauvaises têtes se seront fait un avis avant de tester: "Ouaih! c'est un scandale!!! Nous vendre un truc qu'on devrait avoir de base!!!", mais c'est passer à côté d'un truc assez fabuleux.
Le coeur du jeu:
Au programme 12 sports, tous plus ou moins fun: Super Fun pour le sabre (vraiment le top), l'arc (Precision), le golf (vraiment plus puissant que sur ws 1) le tennis de table (La base est celle de Wii tennis mais avec plus de possibilités), le frisbee (super dur), les jeux aeriens (La fameuse chute libre, et des jeux d'avions assez sympa)...
Fun mais pas ultime pour le wakeboard (Agréable mais un peu répétitif) , la motomarine (Juste du pilotage et pas de figures à effectuer), le canoé (quoi qu'a 2 c'est marrant), et le cyclisme (Gestion de la fatigue intéressante mais éprouvant)...
Enfin, même si je n'ai pas encore testé le bowling, le dernier sport, le basket me semble plutot aléatoire... A creuser...
Bref, c'est quasiment du tout bon, les épreuves sont multiples et variées (Chaque sport est décliné en plusieurs épreuves ou niveaux), il y a du challenge (Des conditions d'éxecutions spéciales débloquent des sortes de "succés"), et les commandes répondent du feu de dieu... Il suffit de tester le sabre pour imaginer ce que pourra donner le motion + dans d'autres jeux.
Non vraiment ce nouveau wii sport est vraiment excellent, ca reste un ensemble de petits jeux mais c'est super fun surtout à plusieurs. Dommage qu'il n'y ait pas de classement online, cela aurait augmenté l'esprit de compétitivité...
21 juillet 2009
Tout est sous contrôle, l'avis de Zofia
Allez rassurez-vous, je vais faire court, surtout que mon avis est sensiblement le même que mes comparses ;-)
Thomas Lang est un mec bien, je confirme. Et j’ai aimé suivre ses aventures, un brin farvelue, il faut le dire !
C'est un personnage charismatique, très bien développé, doté d’une répartie assassine et d’un flegme déconcertant.
La
galerie des personnages secondaires est du même niveau : excellente, à
la fois un peu clichée mais teintée d’originalité, d’une différence,
d’un truc en plus.
L’histoire en elle-même est prenante mais pas
totalement neuve, bien que l’humour distillé tout au long des pages
renouvelle vraiment le genre.
C’est parfois un peu ardu à
comprendre, un peu touffu et la ressemblance entre certains personnages
ne facilite pas toujours la compréhension. Certains passages qu’il faut
relire mais dans l’ensemble, le roman se lit plutôt bien.
J’ai passé un agréable moment en compagnie de
Thomas Lang (et c’est l’essentiel) qui se trouve être fort charmant, en
plus d’être un mec bien. Et pour finir, l’avis du Washington Post : «
Hugh Laurie crée un genre nouveau, le « réalisme sarcastique » avec ce
thriller qui à la fois captive et fait hurler de rire. »
17 juillet 2009
Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
Dans
la salle, il y avait comme une ambiance de matin de Noël, où les
enfants ont gardé le plus gros cadeau pour la fin. Y a eu un
frémissement lorsque la lumière s’est éteinte et l’écran allumé.
On était partis pour voir le sixième Harry Potter, décalé de 9 mois, tu parles d’une attente.
Et nous avons vu Harry Potter. Et puis, évidemment, j’ai été déçue par Harry Potter.
C’est
peut-être le film le mieux réalisé avec une ambiance assez sombre, une
lumière très travaillée, très importante, des très bons effets spéciaux
(vu le budget, j’imagine que c’est rassurant). Un film beaucoup plus
drôle que les précédents (du moins dans mon souvenir) mais alors pour
tout le reste, il faudra repasser !
Je suis bien placée pour
savoir que dans une adaptation, on doit faire des choix, enlever
certaines parties peu visuelles ou les remplacer, faire un énorme
travail de réécriture, de dialogues mais transformer à ce point là un
pur livre d’action, d’aventure, de magie en un film d’amourette pour
adolescents aux hormones en folie, c’est du vrai, bon gâchis !! J’avais
l’impression de me faire le tome 5 de Twilight…
Je ne veux pas
trop en dire mais pour moi le scénariste s’est fourvoyé tout au long
des 150 minutes qu’il nous propose. Des tas de parties importantes ont
été supprimées, les souvenirs dans la Pensine sont minimisés, on ne
connaît rien finalement de la quête des Horcruxes qu’Harry va devoir
mener, il n’instaure aucun climat de suspense ou de stress pourtant
très présent dans le livre.
On a droit au minimum possible
d’explication et je me demande vraiment comment ils vont faire dans le
7 pour expliquer les futures scènes qui arriveront comme un cheveu sur
la soupe, sans queue ni tête (à moins que cela laisse penser d’autres
grosses coupures…).
Les scènes en rapport avec les souvenirs de
Voldemor, les Horcruxes sont vraiment très bien réalisées mais elles
sont complètement dissoutes dans le sentimentalisme amoureux qui
s’installe. C’est pour dire, la seule conversation sérieuse entre Harry
et Hermione parle de jalousie et de ce qu’ils ressentent lui envers
Ginny, elle en vers Ron…
Une partie positive du film, c’est
l’histoire de Malefoy qui est bien retransmise. On voit son désarroi
grandir, ses plans s’améliorer. Le personnage de Luna est très sympa,
elle prend plus d’importance et c’est bien pour la suite. Mais Neville
a complètement disparu.
Ils auraient pu aussi renommer le film
parce que l’intrigue du prince de Sang Mêlé a quasiment disparu. Aucune
recherche, aucune interrogation, on ne voit même pas tout ce qu’il
permet à Harry. Juste à la fin, on a droit à une vieille phrase « au
fait, le prince, c’est moi ! ».
Personnellement, j’aurais préféré
que les scènes de Quidditch et d’amour soient enlevées. Bon le
Quidditch, ok, c’est vrai, c’est marrant. Ça fait parti de la vie de
Harry, de l’ambiance du château mais ça participe peu à l’intrigue. Et
alors l’histoire entre Ron et Lavande qui occupe tout le devant de la
scène, c’est vraiment « je reviens, je vais vomir ».
On ne connaît
absolument rien de l’ascension de Voldemor, toute sa mythologie est
passée sous silence alors que c’est un des personnages capital. Sans
Voldemor, pas d’Harry.
Bref, je suis vraiment très déçue. Je peux
l’avouer, je suis vraiment fana des livres et voir ça m’a laissé
pantoise. Surtout pour la fin, vraiment nulle.
Honnêtement, on a
pu trouver que le 3 et le 5, ou même le 4, avaient été moyennement
adaptés mais là c’est vraiment pire. Vraiment pire car c’est le tome
charnière, le tome révélation avant la guerre finale, bon c’est aussi
mon tome préféré, mais je crois pouvoir affirmer qu’il est capital dans
l’histoire générale d’Harry Potter.
Couper des scènes géniales, intéressantes, captivantes, explicatives pour nous mettre des scènes de bécotage, c’est moche.
Dès
le début, j’ai senti que ça n’allait pas le faire vu que la scène
d’entrée est une scène rajoutée. Bref y a peu d’action, pas de
batailles, pas d’intrigue et c’est niais. Ils auraient mis des petits
cœurs sur l’affiche, on aurait été prévenus…

source : Allocine.fr © Warner Bros. France
16 juillet 2009
C'était le Cratère Surfaces sur Le Pulp...
On ne va pas revenir sur les habituels débats qui ont agité la vie paisible du Pulp concernant cette longue semaine spéciale, mais j'en ai terminé avec le Festival du Cratère Surfaces édition 2009.
J'ai essayé de sélectionner les représentations "coup de coeur", pourtant il y en avait bien d'autres. J'ai également vu d'autres choses, plus ou moins sympa, que je n'ai pas développé... Alors voici les dernières représentations.
L'aile ou la Cuisse : Un nom peu commun pour un groupe de musiciens, mais qu'est ce qu'ils étaient bons ! Un orchestre résolument ska, un peu à la sauce Babylon Circus, avec un chanteur qui était à l'oeuvre dans un long mégaphone. Ca a rendu super bien ! 1h30 de live vraiment épatant et boulégant.

Les Miniatures : De la danse contemporaine en 3 étapes de 10 minutes chacune. Très très bizarre : quatre personnes devant une table qui bougent les bras en malaxant une grosse boule de pâte à modeler qui évoluer en fonction des gestes. Une deuxième représentation avec un volontaire du public... incompréhensible. Nous n'avons pas pris la peine de voir le troisième volet. Les Miniatures resteront à mes yeux quelque chose d'incompris !
Diabladas Corps Soufflant : Encore un groupe de musique qui lui aussi a su garder un gros côté fanfare. Fête et morceaux dans les rues pour occuper les temps morts entre les représentations, histoire de ne pas en perdre une miette !

Les Contre-Visites Guidées : Alors ça mes amis, si ces deux gaillards passent du côté de chez vous et vous proposent leur fameuse contre visites, sautez y dessus ! Votre ville comme vous ne l'avez jamais vu ! Un peu de vrai, beaucoup de mythes, et énormément de vannes ! Ils vont aller repérer tout ce qui est susceptible d'attirer votre attention en inventant des histoires de fous, et qu'est ce qu'elles semblent vraies ! Un RE-GAL !! Une de mes représentation préférée, mais je n'ai pas pu vous la présenter : ça ne s'explique pas. Premièrement faut connaitre la ville, et beaucoup est dans la façon de le raconter et les conneries faites à côté.

I Do : Une rue entière occupée par des mini-ateliers de 20 minutes chacun. Ca aussi, ça a été excellent, mais il faut vivre ces petits ateliers très restreints, où les comédiens sont dans leur trip et n'hésite pas à se mêler aux spectateurs. Un premier atelier était "comment s'habiller tous les matins avec les mains de Mickey ?", un deuxième était "Mais où est passée ma femme ?" qui se moquait de situations que l'on a tous vécu, un troisième essayait de représenter "comment l'homme peut redevenir sauvage ?"... Un qui m'a particulièrement était une femme, très peu vêtue, qui racontait qu'elle enregistrait un cd uniquement de bruitages. Ces bruitages étaient en fait réalisés par l'action de tirer une caisse remplie de verres, ensuite de fringues, ensuite de plastiques. Elle expliquait très sérieusement qu'elle enregistrait le bruit de la caisse avec du verre, que le deuxième morceau de son album serait la caisse remplie de plastique... Mais ce qui était comique c'est que la caisse tirée dans la rue, quelque soit son contenu, faisait toujours le même bruit ! Enfin un atelier a confirmé que c'était bien la compagnie des jobards de service, un comédien expliquait que toute notre vie était tracée selon la courbe asymptote. Il faut le voir pour comprendre ces mots, je n'en dis pas plus... si vous vous voulez rentrer dans ce monde de fou, croisez la route de I Do et vous comprendrez !
Une édition 2009 de grand cru avec 3 jours haletants qui nous permettent de décourvrir les arts de rues, ce n'est jamais commun, et pourtant qu'est ce que c'est bon. Vivement l'an prochain !
15 juillet 2009
Cratère Surfaces présente Flux
Flux, ce devait être la tête d'affiche du Festival Cratère Surfaces de l'édition 2009. Honnêtement, j'ai trouvé ça nul à chier. C'est dit.
Sur le papier, le programme était alléchant. "Un parcours poétique mêlant images animées, déambulation et performance équestre". Ok, pourquoi pas. De toutes façons c'est l'évènement du Cratère Surfaces de cette année.
Le concept est pourtant intéressant : chaque spectateur se voit remettre un casque audio et un boitier audio en échange de sa carte d'identité durant le spectacle. Ce dernier a lieu de nuit, dans les vieux quartiers de Rochebelle, de l'ancienne verrerie, pour arriver à l'école de Salto d'Alès (+école de cirque). Le départ se fait du célèbre Musée PAB. Vraiment judicieux.
Au fur et à mesure de la ballade, des images et des vidéos sont projetées sur les murs environnants : un cadre imaginaire est crée, les murs parlent, chaque personne entend des murmures au fur et à mesure de la marche... Quand il n'y a pas d'images, des vers poétiques sont alors dévoilés.
On marche 5 minutes pour voir 15 minutes de films. C'est long. Surtout que la plupart du temps c'est en espagnol. Des ombres de chevaux sont visibles, mais deux sont seulement présents. Une femme et un homme. Les deux en réalité que nous voyons dans le film. Ce parcours vidéo est également créé par la compagnie, qui vise à mettre en place une sorte de voyage où l'on ferait le lien avec ce qu'on voit, ce qu'on entend, et le spectacle équestre. Il vise construire une sorte d'initiation imaginaire pour retranscrire les deux personnages de l'Iliade.
Vous voyez donc que le concept n'est vraiment pas bête : vidéo, audio, marche et spectacle équestre en même temps.
Sauf que le programme si alléchant ne le fut pas vraiment. "Un être étrange, mi homme, mi cheval, se livrant à une danse d'une perfection technique absolue, envoutante et sensuelle". Euh on n'a pas du voir le même show, les mots me manquent. On s'attendait à voir des choses spectaculaires, ou quelques peu en lieu avec ce que nous voyons : jamais on ne vit le lien ! La première apparition du cheval (avec son cavalier) nous indique le chemin à suivre, rien de sensationnel. La deuxième se déroule dans l'eau : un cheval blanc est immobilisé, il se livre au cavalier qui s'allonge et s'étire sans cesse sur le cheval. Cinq minutes et puis s'en va. La troisième apparition a lieu dans la cours de la verrerie, avec de vastes espaces. On s'est dis qu'enfin il y a allait avoir du remus ménage. Encore raté ! Elle fit des tours en forme de rond pendant quelques minutes.
La dernière apparition a été avec les deux et uniques chevaux, dans l'antre de l'école de salto. Une sorte d'arène, où l'on pensait voir un affrontement enfin équestre. Que nenni ! Ils nous invitent à nous assoir et à les observer. Ils représentent en 10 minutes une sorte de fusion où ils font allonger les deux chevaux, tandis que l'homme et la femme font semblant de se caresser. Ils se lèvent, saluent la foule, et s'en vont.
Basta.
Alors je n'ai pas compris où était le fameux évènement tant attendu. Flux devait être la sensation du jour, il a été une sacré déception.

Pour en savoir plus...
Avec : Camille et Graal, étalon Frison, Manolo et Darwin, étalon Frison et Nuno, étalon portugais.
Film et Mise en Scène : Camille et Manolo.
Textes : Fabrice Melquiot.
Création Lumière : Pascale Bongiovanni.
Création Sons : Nicolas Lespagnol, Rizzi.
Composition Musicale : Christian Boissel, Solea, Garcia Fons.
Création Graphique : Jeanne Roualet.
Conseil Artistique : Raymond Galle.
Costumes : Joëlle Grossi.
Direction Technique : Christophe de Le Court.
Régie Vidéo : Jean Christophe Cariou.
A partir de 12 ans
Depuis plus de 10 ans, le Théâtre du Centaure implanté à Marseille, construit son travail sur l'utopique union entre le cheval et le comédien.
Dernier article demain sur le bilan des représentations et du Cratère Surfaces édition 2009.
13 juillet 2009
Cratère Surfaces présente Le Grand C
Le Grand C faisait partie de ceux que l'on attendait le plus, et l'on a pas été déçu. Malheureusement sa représentation a été un peu boycottée par le fait que nous devions partir voir Flux à l'autre bout d'Alès, donc nous n'avons pas pu tout voir. Malgré tout, sensations garanties !

PAR LA COMPAGNIE XY
C'est une foule monstre qui s'était déplacée au Théâtre de Verdure en plein air pour assister à la représentation d'1h de la Compagnie XY.
Le Grand C c'est 36 bras qui lancent, portent et rattrapent. Vous avez compris le topo. 18 acrobates, 36 mains, 180 doigts dotés d'une technique éprouvée et parfaitement maîtrisée. Beaucoup d'énergie dans cette représentation, beaucoup d'invention, mais aussi beaucoup de tensions. On a en effet assisté à quelques chutes heureusement sans gravité : la pluie et l'orage s'étant invités sur Alès, les tapis étaient quelque peu détrempés...
Cette heure d'acrobatie malheureusement incomplète pour mon cas personnel aura en tout cas était impressionnante. Premièrement, le principe du duo homme femme a été bousculé : grosse surprise lorsqu'une femme maigroulette a réussi a soulevé un homme baraqué de plus deux fois son poids. Les portés ont été plus acrobatiques les uns que les autres.
Le Grand C a exploré la technique du cirque, c'est indéniable, mais aussi un mélange de musique et de danse puisque le tout offre une chorégraphie qui tient vraiment la route. Les pyramides humaines elles aussi laisseront pantois.
Hommes, femmes, mais aussi rondins de bois, planches, chaises... ils mélangent tout ce qu'ils peuvent pour faire des figures. L'émerveillement a été assuré, dommage qu'il fut écourté.
Pour en savoir plus...
De, Par et Avec : Abdeliazide Senhadji, Airelle Caen, Anne de Buck, Antoine Thirion, Aurore Liotard, Caroline Leroy, Denis Dulon, Eloise Bouillat, Emilie Plouzennec, Eve Bigel, Frederico Placco, Guillaume Sendron, Maxime Pervakov, Michael Pallandre, Mikis Minier-Matsakis, Romain Guimard, Thibault Berthias, Thomas Cardeus.
Regards Complices : Loic Touzé, Mahmoud Louertani.
Création Musicale : Marc Peronne.
Création Lumière : Vincent Millet.
Création Costumes : Marie Cécile Viault, Géraldine Guilbaud.
10 juillet 2009
Public Enemies - Le nouveau Michael Mann
Réalisé par Michael Mann
Avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard
Film américain. Genre : Policier, Drame, Biopic
Durée : 2h 13min. Année de production : 2009
Distribué par Universal Pictures International France
Affiche alléchante que ce nouveau Mann: Le réalisateur lui même est synonyme de prestige, et puis il y a Johnny Depp, Marion Cotillard, Christian Bale, bref du beau linge... Que vaut ce plateau cinq étoiles?
Public enemies se passe durant la grande dépression et raconte l'histoire vraie de John Dilinger, braqueur de banque de son état, et de sa traque par l'agent fédéral Melvin Purvis.
Le film affiche une image numérique HD du plus bel effet qui sert au mieux le style de Mann, souvent au coeur de l'action. L'esthetique est donc très travaillée. Comme souvent avec MM, le film est plutôt posé, et si quelques scènes d'actions ponctuent le film, il est surtout question d'ambiance, de regards, d'échange... Il laisse respirer son film et s'exprimer les acteurs, ce qui donne au tout un rythme plutôt lent. Film de gangster, oui, film d'action, clairement non.
Les personnes avec qui j'ai vu le film ont été déçu, ils ont déploré cet absence de rythme ou d'action, il est clair qu'ils n'étaient pas venu dans l'optique de voir un film de ce genre. Si vous n'êtes pas sensible à l'esthetique Mann, à sa façon de laisser filer les choses, n'allez pas voir ce film, mais si vous voulez de l'ambiance, des musiques qui déboitent, une image hallucinante et des acteurs qui se gavent (aussi bien les principaux que les seconds rôles), n'hésitez pas.
Cratère Surfaces présente Dérapage !
Être flic ce n'est vraiment pas la joie. Surtout lorsque deux jeunes gradés font leur première interpellation...

COMPAGNIE CARNAGE PRODUCTIONS
On pouvait s'attendre à un truc bien lourd lorsqu'on a vu sur le programme une reconstitution d'interpellation. On aime rire des flics, mais l'on avait surtout peur d'assister à une parodie ultra classique de la police, plate et sans originalité. Une nouvelle fois, faux sur toute la ligne.
Il est 23h dans cette soirée d'ouverture du festival. Nous sommes en pleine rue, où l'immeuble de l'autre côté de la route sert de décor. D'un coup, Dark Vador de son masque vêtu déboule avec son sabre et un poste à fond les watts. Un voisin commence à s'énerver et demande à ce dernier de partir. Qui refuse bien entendu. L'agitation du voisin du premier s'intensifie : à nos grande stuppeur, il balance son téléphone par la fenêtre. Quelques secondes plus tard, c'est carrément une tour centrale de PC qui passe par dessus bord.
Situation comique mais qui l'a été encore plus vu la réaction d'une partie du public croyant réellement qu'un voisin pétait les plombs. "Mais il est fou !". Pourtant étant sur les lieux d'un spectacle, il ne fallait pas s'appeler Einstein pour savoir que tout ça faisait partie de la pièce !
Donc suite au bordel monstre foutu par le fameux voisin, une voiture de flic arrive à vive allure, dérape miraculeusement et fini par se garrer au milieu de la scène en cherchant d'où venait ce foutoir. Belle entrée, bien amené en tout cas.
Plein de petits détails manquent pas de faire sourire : un autocollant sur la voiture de flic avec de marqué "voiture banalisée" (pas mal !). Ou encore les lettres inversées dans le dos du policier "PICOLE" ou lieu de "POLICE".
Alors qu'un forcené tire des coups de feu dans la rue, un duo mixte de policiers fraîchement gradés, mais pas vraiment au top de leur performance, se retrouve sur les lieux. Bien que souvent théorisée à l'école de Police, cette opération va s'avérer plus difficile que prévu.
Un spectacle réaliste et caustique aux rebondissements inattendus, qui laisse place largement à la dimension humaine. Des situations cocasses, de l'humour, beaucoup de maladresses, dans un spectacle qui mélange cascades, burlesque et décalages sans jamais tomber dans les clichés.

Pour en savoir plus...
Avec plus de 1 000 représentations données dans toute la France et aussi à l'étrangers, le collectif ariégeois de Carnage Productions continue d'occuper la rue avec ses cascades spectaculaires et son célèbre sens du ridicule...
Mise en scène : Stéphane Filloque
Avec : Bérengère Déméautis, Yann Collin et Jérome Jolicart.
Compagnie : Carnage Productions
Durée : 55 minutes
La suite des spectacles lundi, pas de parutions ce week end.
09 juillet 2009
Cratère Surface présente Les Tockés
Dur de vous présenter Les Tockés car ça reste du théâtre pur et dur. Pas d'acrobaties, pas de spectacle à sensation je veux dire. Une pièce pleine d'humour et bien grasse. Grasse en matière de calories, pas d'autre chose ! Pourtant à déguster sans modération.

C'est une pièce de théâtre tournée vers l'humour et une certaine touche de dérision qui ne manquent pas de culot ! Un décor dérisoire : deux rideaux qui cachent deux menus, un en français et un en espagnol, ainsi qu'une vieille cage qui sert de frigo. C'est tout. Pas besoin de plus pour mettre le public dans sa poche.
Ils sont seulement deux sur scène : une femme, caricature de "la puta madre" espagnole, ainsi que son mari qui joue le rôle du balourd. Ces deux gaillards ont une mission pour nous : présenter la recette miracle qui fera taire la fin dans la monde ! Oui oui, la clé mondiale est ici, devant nos yeux !
La femme parle tout le long espagnol, d'ailleurs très simpliste et compréhensible par tous, et le mari sert de traducteur. Lassé, il finit par raconter n'importe quoi et se laisse prendre à son propre jeu...
La pièce dure 45 minutes et elle sert avant tout à nous présenter ce fameux menu qualifié de "menu incarnation " !!
Voici le contenu du Menu Incarnation : Apéritif explosif pour débuter. En entrée : Salade dans son bain d'huile. Plat de résistance : lapins et frites hypercholestérolémique de type II B. Dessert : Gateau plombé aux lipides saturés. Vous voyez le topo !
La mise en scène est comique : ils nous donnent réellement l'impression que ce menu est la solution à tous les problèmes de nourriture dans le monde. Ils nous font passer un message qui pourtant sur le fond et la forme est à l'opposé de la solution voulue. Ce menu est trop gras, trop saturé, à l'image de celui des occidentaux. Les deux Tockés se gavent d'ailleurs sur scène ! La femme planque du chorizo partout, dans ses seins, dans ses poches ! Pour l'apéritif, le taureau explosera en pop corn qui atterira dans le public ! Le mari distribuera des frites chaudes qu'il avait planqué sous ses habits... Entre chaque réplique, l'espagnole s'empiffre de chorizo et en distribue à tour de bras !
"Mangez du gras ! Tenez, mangez mon gras !!"
Des numéros burlesques qui au final tournent en dérision la situation mondiale actuelle. Et tout ça s'enchaine à un rythme époustouflant. Comme quoi avec deux bouts de ficelle, on peut faire chavirer un public !

Pour en savoir plus :
Créée en 1985, la Compagnie des 12 Balles dans La Peau est à l'origine de la fondation du Lido, l'école des arts du cirque de Toulouse. Depuis toujours, ses spectacles mélangent le "kitch" du plus mauvais goût avec de réelles performances circassiennes.
Mise en Scène : Marie Vidal
Avec : Eric Burbail et Sophie Assouan
Décors : Aurélien Nozerand
Durée : 45 minutes















