Pulp Club

Blog commun de Bloggeurs Avertis

29 mai 2009

Love the hard way, ou comment perdre une soirée

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En gros, Love the hard way, c’est l’histoire de Jack, un malfrat, qui à l’aide de deux filles et d’un autre pote piège des hommes étrangers. Alors que les deux filles les allument et les emmènent dans une chambre d’hôtel, Jack et son pote entrent habillés en policier pour arrêter les filles, demander de l’argent aux victimes pour les laisser partir et en profiter par la même occasion de les voler.
Puis, un jour, Jack rencontre une fille. (dont j’ai oublié le nom). Il en tombe amoureux, mais refuse qu’elle soit mêlée de près ou de loin à ses affaires. La fille est un peu en colère, mais accepte tant bien que mal la décision de son copain. Seulement voilà, alors qu’elle revient d’un voyage, elle tombe sur Jack au lit avec une des fausses prostituées.
Et là, c’est le drame.
Et pour se venger, elle  décide de la faire la pute et de baiser (excusez-moi, mais y’a pas d’autres mots) les victimes devant Jack. Ce dernier n’en peut plus de jalousie, mais préfère ne rien dire.
Par manque de chance (et puis parce que c’est bien fait pour eux) la bande de malfrats (sauf la fille absente à ce moment là) se fait arrêter par la police. Jack se retrouve en prison. A sa sortie, il décide de recontacter la fille et de lui faire lire des textes qu’il avait écrits plus tôt. Elle le retrouve alors dans une sorte de hangar où Jack avait son bureau. Elle lit les textes et les trouve tellement beaux qu’elle lui suggère d’en écrire un livre. Sur ce, Jack l’emmène dehors et lui propose d’aller marcher.
Voilà, l’histoire de Love the hard way.
Je n’ai pas lu le résumé du film avant de le visionner (j’aurai peut-être du), et en lisant le titre, je me suis dit : « encore une histoire d’amour tortueuse, et compliquée, cool ». En fait, pas du tout. Je trouve que ce film est une grosse merde. Un film inutile, que les acteurs vont je pense s’empresser d’oublier. Et il vaut mieux pour eux.
C’est Adrian Brody qui campe Jack, et pendant tout le film il se traîne une sale veste en peau de serpent. En clair, en plus d’être nul, ce film est aussi moche. C’est terne et sans relief. Y’a pas de suspense, pas de scènes qui donnent envie, y’a rien. C’est du vide. Les personnages aussi sont plats, les dialogues inexistants. Je me demande vraiment comment on peut faire un truc comme ça. En même temps, je ne pense pas que ce film ait vraiment eu du succès, on l’aurait su. Et je ne pense pas non plus qu’il soit sorti en France au cinéma.
Je me suis donc emmerdée comme pas possible.
Et si je devais vous dire un truc ça serait : ne le regardez pas. Pitié. ^^

PS : maintenant, si y’en a qui l’ont vu et qui l’ont apprécié, je suis prête à savoir pourquoi. ^^

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28 mai 2009

Les marécages de Joe R. Lansdale, une face sombre de l'amérique.

Harry, 13 ans, vit dans le Texas des années 30. Un endroit encore rancunier de la Guerre de Sécession et où le Klan a une influence non-négligeable, mais ça, ça n'intéresse pas Harry, il vit une petite vie tranquille avec ses parents et sa sœur. Seulement, il va être amené à se retrouver au milieu de l'enquête que son père va mener sur des meurtres de prostituées noires dans les marécages.

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Exercice très difficile, raconter une histoire par les yeux d'un enfant. On a souvent le droit a un point de vue très naïf, et donc fatiguant à la longue. L'auteur arrive quand même à nous intéresser au récit et même si le narrateur ne comprend pas tout, il laisse le lecteur suffisamment d'indices pour comprendre ce que Harry ne peut pas. Le lecteur est donc mis dans à contribution, il est obligé de faire les liens et de combler les blancs face auxquels le narrateur est impuissant.

 

L'âge du héros permet aussi de distancier un peu l'horreur des crimes et des comportements. Même si Harry avance certaines hypothèses qui peuvent paraître ridicule, elles passent très bien, et on arrive à ressentir la peur de l'enfant pour le croque-mitaine qui sévit. Cependant, Lansdale n'en reste pas à Harry et livre une galerie de personnage haut en couleurs et étonnante, mais toujours logique et bien décrite.

 

Avec ce livre Joe Lansdale livre un portrait de l'Amérique loin d'être glorieux. Toujours englué dans le racisme, les ragots, cette Amérique-là vit toujours dans le XIXe siècle. Les gens qui sont un peu plus ouvert, qui respectent les noirs sont montrés du doigt, voir lynchés. Une part noire de son histoire, qu'elle aimerais oublier, mais qui est encore très récente.

 

Un livre très prenant, bien écrit qui livre un portrait de l'Amérique peu reluisant et sans concession. Je ne l'ai pas réussi à m'en détacher. Vraiment passionnant et très bien écrit.

Posté par Clownface à 10:40 - Au menu - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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27 mai 2009

New X-men Par Grant Morrison

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Certains le savent, j'ai une passion pour Grant Morrison, ma passion est née durant la lecture de son passage sur les X-men. Je suis actuellement en train de relire cette période, et il m'a semblé  intéressant de vous expliquer pourquoi cette époque est mythique.

Grant Morrison récupère la série x-men, et décide de partir aux antipodes de ce qui avait pu être fait auparavant. Exit les tenues moulantes, il arrête avec les équipes étendues pour se recentrer sur Wolverine, Cyclope, Jean-Grey, Emma Frost, le Fauve et Le professeur Xavier, et surtout il développe des thèmes propres aux X-men, mais à sa sauce: Expéditif, irrévérencieux, à contre-sens et le tout, sous poudré d'une réflexion sous-jacente, pas forcement visible au premier coup d'œil...

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Le début de la saga, voit arriver un personnage qui va avoir un impact immense dans l'univers des x-men, et dans l'univers marvel: Cassandra Nova. Elle va rythmer la série par ses actes, un génocide mutant dès le second numéros la disparition de Magneto, la remise en cause du bien fondé des actes de Xavier, la ruine de l'empire extra-terrestre Shiar (juste ça...).

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Par la suite, les nouveautés ne s'arrêtent pas: L'arrivée de Xorn, peut être le personnage le plus énorme de l'univers Marvel (un mutant avec une étoile à la place de la tête), et son influence sur l'école pour mutant, et sur l'avenir des X-men... L'apparition du Kick, une drogue, qui replace d'emblée un thème cher à Morrison: Les psychotrope et leurs effets. Ici le Kick est une drogue décuplant les capacités mutant, mais aux effets secondaires plutôt dévastateurs. L'arrivée de la menace des U-men, groupuscule d'humains cherchant à s'accaparer les capacités mutants par la greffe. Et surtout un approfondissement des relations entre les personnages qui va aboutir à de gros changements.

Bref Grant Morrison fout un beau bordel, les jeunes mutants qui apparaissent dans ses pages sont loin d'être aussi glamours que les héros de la série, pour beaucoup, leurs pouvoirs sont de véritables handicaps. Tous Ces éléments rendent l'univers X moins propre. On est moins certain du bien fondé des actes de Xavier, il y a beaucoup de dissidence au sein de l'école, le couple Jean Grey/Scott summers en place depuis des décennies, bat désormais de l'aile, les personnages ont des problèmes très humains et les méchants sont sales et agissent sans prendre de gants.

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A suivre, numéro par numéro, c'est un véritable plaisir, il y a de nombreuses péripétie, on découvre pas mal de nouveau personnages attachants, il se passe des évènements tellement énorme qu'on se demande comment le scénariste qui va passer derrière pourra s'en sortir, mais c'est lorsqu'on regarde l'œuvre dans sa globalité qu'on capte à quel point le délire est maitrisé et aboutie. En effet, lorsqu'on arrive au chapitre " Planète X" on se dit que Morrison s'est décidément bien foutu de la gueule du monde en balançant des promesses en l'air et en faisant l'exact contraire, et s'il s'était arrêté là, on aurait pu être frustré, mais malgré ses tensions avec le responsable éditoriale de Marvel, l'ami Grant a quand même pondu un ultime chapitre: "Here come tomorrow" qui pour le coup est, excusez moi du terme, une putain de conclusion de tout. Le chapitre se déroule dans un futur plutôt lointain, rien ne se déroule comme on peut l'espérer, et on comprend surtout que tous les éléments développés durant les différents chapitres, et qui semblaient ne pas avoir de liens, se retrouvent noués ensemble pour ces quelques derniers numéros. On se rend compte aussi que le scénariste avait truffé son récit de sous-entendus (notamment autour du personnage de Jean-Grey, clé de voute de l'édifice, et du fauve), ce qui rend la relecture passionnante. Le final apocalyptique en laissa plus d'un sur le carreau, à commencer par les éditeurs eux-même, qui ne trouvèrent qu'une relance pure et simple de la série pour justifier la chose...

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Le passage de Grant Morrison chez les x-men se fait encore sentir aujourd'hui, en effet le gros évènement House of M découle directement de ce qui s'est passé durant la période Morrison, et l'évènement X-men La fin, écrit par Claremont (le papa spirituel des X-men) est une suite directe de l'histoire de Grant Morrison, impliquant les agissements de Cassandra Nova, et le fait d'avoir lu cette période pour espérer y comprendre quelque chose...

Le pavé que représente cette histoire est disponible chez Panini dans la collection Marvel deluxe (3 tomes et demi puisque le dernier tome contient la transition inepte qu'a pondu Marvel après que Morrison lui ai dit merde.) ce qui fait que ce n'est pas donné, mais franchement, pour une fois, ça vaut le prix que ça coute...Le seul reproche que je peux faire à cette série, c'est que c'est souvent moche. Passé l'intro de Franck Quitely et l'annual de Leinil Yu, il faut attendre la fin de la série avec l'arrivée de Chris Bacchalo et Marc Silvestri, pour voir quelque chose de potable, mais ça contribue à l'ambiance générale pas nette de la série.

Bref lisez ce morceau d'histoire!!

Posté par Rael à 08:57 - Au menu - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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25 mai 2009

Fais pas ci, fais pas ça, une série française drôlatique !!!

Les Bouley et les Lepic sont voisins, mais ce n'est pas forcément pour ça qu'ils sont de grands amis. Alors que les Lepic sont plutôt pour une éducation assez stricte, les Bouley sont plus libertaires quant à leurs enfants. Cependant, une affaire de quartier va les rapprocher.

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Très franchement, je ne pensais pas voir ça un jour, mais il y a une très bonne série 19094473française de 52 minutes, et en plus c'est extrêmement drôle !!! Déjà, l'écriture des petits moments du quotidien sont un petit délice, la fin du générique quand Fabienne Lepic hurle dans l'escalier : "A TAAAAAABLE !!!"  est un modèle du genre (personnellement, ce passage et beaucoup d'autres m'ont rappelé ma propre vie de famille). On sent que les scénaristes ont vécus pas mal de ces petits instants de vie, c'est très bien tourné, c'est à la fois, ridicule, drôle, très vrai et surtout très tendre avec les personnages.

faispasci_faispascaLes personnages, justement, un vrai beau travail. Ils ont chacun leurs caractères bien particulier, chacun leurs attentes, on sent un qu'ils sont très bien cernés. Et il faut rajouter à ça, les merveilleuses prestations des acteurs qui ont chacun leurs petits moments (l'interprétation de Bruno Salomone en chanteur de maison de retraite est un immense moment).

Enfin, voilà, une bonne série française est une chose à célébrer et à encourager. Si vous avez loupé le passage TV, vous pouvez aller courir vous procurer le coffret DVD à 20 €, je vous assure que vous ne perdrez pas votre argent !!!

23 mai 2009

J'ai vu de la lumière, je suis entrée...

Quand on m’a dit que je faisais officiellement partie du très privé Pulp Cluub, on m’a aussi fait comprendre que je devais me présenter. J’étais alors à deux doigts de faire cette blague pourrie (qui ne fait rire que moi, je précise) : « Je me présente, je m’appelle Henry ». Puis, je me suis dit que pour une première fois je n’allais pas me rendre ridicule. Et que j’allais rester sobre.
Cette blague faite, je me suis vraiment posé la question de savoir ce que j’allais bien pouvoir vous dire en guise de présentation.
J’ai pourtant l’habitude de parler de moi (la preuve) mais là, ce soir, je n’arrive pas à me présenter. Se présenter c’est toujours un peu délicat. Faut paraître cool et sympa, faire de l’humour, mais pas paraître con…
Bref.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’officie habituellement ici. (Comment ça je n’ai pas le droit de faire ma pub ?)
Pour les autres, je suis la relou qui a fait perdre Rael au Trivial Poursuit lors d’un week end un peu spécial. ^^
Enfin, comme je n’ai pas envie de raconter tout et n’importe (pour le premier RDV, je le répète), je dirais simplement que je suis heureuse de faire partie intégrante de cette bande de blogueurs fous, que j’apprécie vraiment.
(Comment ça j’en fais trop ?)
Ah oui, au fait, moi c'est Aecia, ou Anto... comme vous voulez, de toute façon, je répondrais quand même.

Posté par Aecia à 18:30 - Entre serveurs - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2009

Good Morning England

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Réalisé par Richard Curtis

Avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Bill Nighy   

Film britannique.

Genre : Comédie, Romance, Musical

Durée : 2h 15min.

Année de production : 2009

Titre original : The Boat That Rocked

Distribué par StudioCanal

Richard Curtis... Un nom qui ne m'évoque pas grand chose... 4 mariages et un enterrement m'a laissé de marbre, Bridget Jones... Beurk... Coup de foudre à Nothing Hill... Bof Bof Bof... Sa carrière de scénariste à succès n'a pas généré le moindre haussement de sourcil de ma part. Son passage à la réalisation m'a laissé dans une totale indifférence... Pourquoi? Je déteste les comédies à l'eau de rose... Et puis, il a réalisé Good morning England...

Le film raconte la venue d'un jeune homme sur le bateau de Radio Rock, une des nombreuses radios pirates qui diffusaient du rock et de la pop au large de l'Angleterre dans les années 60, alors que les grandes radios refusaient d'en diffuser plus d'une heure par jour... Il va découvrir un monde délirant peuplé de personnages hauts en couleurs, luttant contre un gouvernement conservateur, cherchant à faire taire ces radios pourtant populaires.

This movie is Awesome!!! Je ne vois pas mieux. La Bande son est légendaire et entrainante, les acteurs s'éclatent et livrent une galerie de personnages absolument fabuleux, avec une classe folle. Philip Seymour Hoffman est énorme, Bill Nighy incarne le flegme British décontracté et rock'n roll, tendance Charlie Watts des stones. Nick Frost (Shaun of the dead) est un gros enfoiré adorable et dragueur, Ryan Ifans (Le coloc de Hugh Grant dans Nothing Hill) est l'incarnation de la classe... Mais surtout, Kenneth Branagh campe un membre du Ministère luttant activement contre la radio pirate, il est absolument odieux.

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Tout ce petit monde évolue dans une ambiance survoltée, un doux délire contagieux, et les deux heures et quelques que dure le film passent comme un doigt dans le beurre... On ressort de la séance avec la banane, et on en redemande!!! Si vous êtes un peu sensible à la musique, ce film vient titiller votre âme de rocker. Pourquoi ce cocktail d'humour, de classe, de belles nanas et de rock n roll ne dure pas plus longtemps?

Pour ma part, ce film est le film du mois, voire du trimestre, voire plus... Mais l'année n'est pas finie.

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Avis de little flea

Bon je ne vais pas vous raconter l'histoire le monsieur au dessus l'a très bien fait!
Ce film va surement être l'un de mes préférés de l'année!
Tout m'a plu BO géniale (j'étais à fond!), mélange d'humour (j'ai pas arrêté de rire), de douceur, de nostalgie, de cruauté, d'originalité etc
C'est un film sans prise de tête, super agréable et on a envie que ça dure des heures encore! on a envie d'être sur ce bateau, installé dans un fauteuil recouvert de velours, on a envie de danser dans les champs et de sourire!
Les acteurs ont un charisme fou ; et le ptit jeune est très mignon!
Bref si vous êtes sensible au rock courez-y, sinon jetez-y un oeil très attentif!

Avis d'Aïollywood


Little Fea et Rael ont déjà très bien débrousaillé ce film qui déjà y'a quelques mois m'avaient bien motivé pour aller le voir. Maintenant c'est chose faite. Je pense que cette réalisation est complète en tous points : c'est rare de trouver un film aussi complet dans tous les domaines. Amateur de rock, on ne peut que jubiler en écoutant tout le long la BO. On se retrouve avec la crème des crèmes du rock UK des sixties ! Un vaste mouvement populaire, un concept original, et surtout une portée significative d'un point de vue liberté d'écoute et d'expression. Drogue, sexe, rock'n'roll, le gouvernement conservateur a toujours voulu faire taire la voix de l'émancipation et de la rebellion. Les radios pirates ont réellement existé, en Angleterre comme ailleurs, et ont participé à la prise de conscience sociale d'une large partie de la population. Naissance réelle d'une identité auprès des jeunes qui représentent à cette période là la classe d'âge majoritaire de l'Angleterre et de la France notamment. La massification des jeunes fait peur, les radios pirates avec leur rock'n'roll et leurs messages inquiètent les autorités.
Le film retranscrit à merveille cet état d'esprit de l'époque, véritable retour en arrière de 40 ans, où Curtis ne nous propose pas seulement un simple coup de projecteur sur ce thème. Les acteurs ont tous leur personnalité propre, se montrant attachants tout en cohabitant dans une harmonie hippie sans faille.
De loin mon meilleur film vu en 2009.

A voir aussi la critique sur sick sad blog

20 mai 2009

Playlist de l'amoouur

Le soleil est présent, il est temps de se dévêtir un poil, les hirondelles chantent et c'est le bonheur sur le Pulp Club !
Eh oui après la dépression et la colère, on continue d'explorer la palette des sentiments et là on fait fort... Ça risque parfois d'être niais ou peut-être de vous faire pleurer, enfin quoiqu'il en soit, en ce moment on baigne dans l'amour et on voulait que ça se sache ^^

La Playlist d'Aïollywood "Love & Fun" (copyright Fatals Picards) 

La Rue Kétanou "Tu parles trop" : Autre visage de l'amour proposé par La Rue...
Les Fatals Picards "Boum" : L'amour racontée en se foutant des ados avec un vieux punk/rock qui se la joue à la Superbus... j'aime !
Guerilla Poubelle "Etre une femme" : L'amour en étant macho c'est quelque chose, ou la connerie des mecs ça dépend :p
Debout Sur Le Zinc "La déclaration" : Un peu plus de sérieux s'il vous plait. J'adore ce morceau... très calme et miéleux au départ, pour finir en grosse fanfare à la fin !
Babylon Circus "J'aurais bien voulu" : Même topo, superbes métaphores tout le long.
Java "Pépètes" : ultra connu, mais toujours aussi bon.
Louise Attaque "La plume" : dur de choisir un morceau de Louise, mais ils sont tellement tous incontournables...

J'aurais vraiment aimé mettre Les Cowboys Fringants, avec Les Etoiles Filantes ou Entre Deux Taxis, très triste.

La playlist d'amour de Rael


Découvrez Mass Hysteria!

Se lover dans les flammes - Mass hysteria

Enfin une chanson d’amour qui donne la patate !!!

Le tunnel d’or - Aaron

Quand l’amour ne marche pas, Aaron nous propose de nous tirer une balle.

Fold - Archive

Je ne saurais dire pourquoi cette chanson me touche, mais elle est pleine de sens, à mes yeux. (et mes oreilles)

J’avais pas vu - Blankass

Parfois on cherche l’amour dans tous les sens et on oublie de regarder autour de soi…

Ça - Zazie

Parce que faut bien citer Zazie… On est tous passé par cette phase, une phase dont on ne peut jamais vraiment se dépêtrer...


La playlist de Little flea


Découvrez Tryo!

-Tryo serre moi : chanson de mon premier amour
-Zazie j’envoie valser : je trouve cette chanson très douce et belle
-Louise attaque : premier concert avec Lui
-La rue kétanou : 1ère chanson qu’il m’a fait découvrir
-La Bo de garden state (pas vraiment des chansons d’amour) mais pour moi cette BO a du sens

je voulais mettre : s'en aller de saez (mais elle n'y est pas sur deezer!)

La Playlist de Zofia


Découvrez Emily Loizeau, Franck Monnet!

Jasseron d'Emily Loizeau : peut-être pas ce que tout le monde attend en matière de chanson d'amour et même si elle peut paraître triste, l'amour après la vie, c'est tentant...

Chasing Cars de Snow Patrols : Those three words Are said too much. They're not enough Rien de plus...

Le tunnel d'or d'Aaron : j'ai voulu l'enlever vu qu'elle a déjà proposé mais elle est tellement sublime, planante. Ca aurait également pu rentrer dans la playlist de la dépression ^^

Clandestins de Saez : comment ne pas mettre du Saez ?!

Bang Band de Nancy Sinatra : pas vraiment une chanson d'amour peut-être... encore un truc triste mais enfin !

Sur toi de Zazie : presque une chanson classique mais qui représente beaucoup pour moi

Belle à en crever d'Olivia Ruiz : qui ne voudrait pas se faire Belle à en crever pour son homme ?! ;-)

La Playlist de Clownface


Découvrez Jack Johnson!


La Playlist d'Aerials



Découvrez CAKE!

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17 mai 2009

Millénium, le film

39480521L’histoire (pour ceux qui ne la connaîtrait pas…) : Mikael Blomkvist journaliste économique et rédacteur à la revue Millénium, est condamné pour diffamation et décide de s’éloigner de son métier de journaliste. Mais il est contacté par un gros industriel suédois, Henrik Vanger, qui sollicite ses qualités d’enquêteur pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à sa nièce Harriet dans les années 60.
Mikael accepte et investit une petite maison sur l’île que possède la famille Vanger.
Il ne sait pas encore que son enquête va le mener beaucoup plus loin que prévu… et que grâce à elle, il croisera la route de Lisbeth Salander, jeune femme à la mémoire photographique, aux talents multiples et à la personnalité fascinante mais déroutante.


L'avis de Zofia

Niels Arden Oplev s’est donc attelé au tournage des Hommes qui n’aimaient pas les femmes. Et si sa réalisation peut paraître classique, elle apporte ce qu'il faut à ce thriller. On est concentré sur l’histoire, sur le fond et si la forme peut paraître négligée pour certains, elle se rattrape avec un bon montage qui donne plus d’effets.
Concernant les acteurs, on découvre Michael Nyqvist et Noomi Rapace
(paye la prononciation ! ^^) qui incarnent superbement les deux acteurs principaux de l’histoire. Noomi Rapace s’est fondue dans le personnage de Lisbeth et mon imagination n’avait pas fait mieux !
Le film possède tous les éléments pour faire un thriller sombre, angoissant, au rythme soutenu, le cadre des pays nordiques ajoute à cette atmosphère particulière, que l’on a pas l’habitude de voir sur grand écran.
Bref, ce film m’a énormément plu. D’abord parce que j’aime ces histoires d’enquête, un peu tordues, perdues d’avance où chaque détail est à scruter, et parce que c’est une adaptation très réussie !


L'avis de Clownface

L'adaptation du premier tome de la série best-seller est classique, mais, plutôt bien menée. L'ambiance nordique est relativement bien rendue et prenante. Elle renforce le côté assez glauque de l'histoire, qui est agréable, même si on reste dans les canons du genre, en se permettant toutefois, quelques petites variations assez sympa sur les codes.
Le film m'a plu, sincèrement, à part sur un point qu'on pouvait espérer moins démonstratif, la violence. Elle est crue, affichée. Je ne sais pas comment elle est représentée dans le livre (ne l'ayant pas lu), mais il me semble qu'on aurait pu se passer de scènes très (trop ?) violentes et gérer le tout avec des ellipses peut-être plus suggestives mais qui aurait eues, je pense, plus d'impact.
En somme, un bon film, mais j'ai quelques réserves sur la représentation de la violence, surtout de la part d'un réalisateur non-hollywoodien.

L'avis d'Aerials

Ah la Suède, quel merveilleux pays... J'aurais aimé avoir lu le bouquin pour pouvoir me préparer psychologiquement à certaines scènes de ce film , des scènes aussi dures qu'ignobles, qui participent à l'ambiance malsaine et glaciale qui règne du début à la fin. Le personnage que j'ai préféré est sans doute Lisbeth qui, de par sa noirceur et son côté androgyne représente une vision peut-être pas nouvelle mais du moins différente de la femme. Ce personnage est traité de façon très interressante et intelligente, de même que celui de Blomkvist. Finalement, je trouve que ce film est une réussite surtout grâce aux deux protagonistes, et je me laisserai sûrement tenter par les prochaines adaptations.

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Bonus
Le site officiel, vraiment très bien fait
Un circuit Millénium mis en place à Stockholm

Mon avis sur le livre

source : Allocine © UGC Distribution

16 mai 2009

Chronique "Grand Soir" La Ruda (2009)

Plus de 15 ans d'existence pour nos angevins de la Ruda Salska qui est désormais devenue La Ruda tout court. L'année 2009 marque donc le grand retour sur nos platines de la nouvelle galette fraîchement démoulée, elle s'intitule Grand Soir. Nous ne demandons qu'à voir...

                                  Grand_Soir

        On ne va pas se voiler la face : La Trajectoire de l'Homme Canon en 2006 nous avait considérablement déçu. Un virage rock amorcé, de sérieuses limites musicales, l'album nous semblait répétitif, plat, sans saveur... Heureusement quelques mélodies relevaient le niveau et la performance scénique restait toujours le point culminant du groupe. C'est un point qui n'est pas à remettre en question, de très loin. Cependant nous avions l'impression d'avoir une Ruda usée et à bout de souffle, un peu à la recherche d'une nouvelle vie.
Alors au lieu de laisser de côté le groupe et de partir sur des projets solos (très à la mode), La Ruda a tenté de forcer le destin. Et ça a marché. En 2007, elle laisse tomber les salles surchauffées et passe en version acoustique. Une petite année de tournée pour La Trajectoire de l'Homme Canon, et basta. Comme si cet album était déjà tombé aux oubliettes, La Ruda part pour un an en Tournée Acoustique, où les incontournables sont revisités. Quel succés ! Le périple est prolongé d'une année, les avis unanimes : l'expérience suscite les curiosités, le public adore. Un petit tour... et ça repart !

        C'est donc avec la bave aux lèvres que l'attente de Grand Soir s'opère. Allant les voir en concert moins d'une semaine après, l'achat de la nouvelle pépite s'avérait indispensable !
La première écoute est implacable : la tournée acoustique n'a été qu'une étape pour nous préparer au nouveau visage de La Ruda, et qu'est ce qu'il est séduisant. Fini le rock passagé de La Trajectoire de l'Homme Canon, bienvenu au rock'n'roll/swing angevin ! On retrouve une grande place des cuivres comme à ses débuts, mais sans tomber dans du déjà entendu. Un retour aux sources contrasté par les présence maintenue de l'acoustique. La guitare sèche ainsi que la basse donnent un sacré d'air frais sur les nouvelles compositions.

        Légèreté et subtilité. On retrouve les traditionnels portraits en musique à la sauce Rudesque, et lorsque l'intro a de sérieuses connotations rock'n'roll c'est en toute logique que la chanson est en l'hommage d'Eddie Mitchell avec Eddie voit rouge. Même constat sur Padam Elvis. Lucile nous met elle aussi une claque, on se croirait tomber au milieu des USA dans les années 70.

        La gravité aussi : la voix de Pierrot est nettement mise en avant, et sur Un beau matin au plus tard c'est des frissons -un peu à la façon de Simples Choses- qui nous traversent l'avant bras. Dynamisme et mélodie à la perfection, on ne s'hasarderait pas à dire que nous avons ici le meilleur morceau de l'opus. Et quand La Ruda hausse le ton sur la crise sociale de Quand le réveil sonne, le refrain finit par ne plus vous quitter. La parade de Gordon Banks est très "jumpy" et nous rappelle la fougue des premiers albums.
On retrouve toujours cette dose d'humour et de cynisme lorsque La Ruda décide à nous faire passer un message...

        Certains n'hésiteront pas à citer les deux morceaux phares de l'album : Grand Soir monte en puissance pour finir dans un chaos de cuivres et de guitare électrique, tandis que Go To The Party ouvre la galette de la meilleure des façons : une intro au violencelle, une gratte légèrement touchée, et sans crier gare, un basse qui suit le rythme effréné de la trompette et du saxo, pour finalement enchainer avec l'arrivée de Pierrot au chant. Une ouverture qui annonce de la bonne humeur, de la légéreté et un... grand soir.

        Pas de doute : on flirte avec la chanson, le swing, le rock'n'roll, et les cuivres font mouches. C'est léger, c'est frais, ça donne envie de bouger. On y croyait pas, mais pourtant la vérité est belle et bien là : La Ruda est de retour avec, certainement, l'album le plus abouti musicalement de sa carrière. Le Grand Soir, c'est maintenant.

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LE CD DANS LE DETAIL :

L'album :
1) Go To The Party
2) Eddie Voit Rouge
3) Un Beau Matin Au Plus Tard
4) Dans La Même Rue
5) Fantomas 2008
6) Quand Le Réveil Sonne
7) La Parade de Gordon Banks
8) Grand Soir
9) Padam Elvis
10) Si Tu Allais
11) Lucile
12) Depuis Ce Jour


Sortie : 14 Mars 2009
Single : Quand Le Réveil Sonne
Durée : 43 minutes
Label : Wagram
Album : 8e album

NOTE : 17/20

Chronique également dispo sur l'Empire du Moi et Le Musicodrome ;)

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15 mai 2009

Révélation, tout est dans le titre...

On avait quitté Bella en proie à des grands questionnements fondamentaux (Edward ou Jacob ? Immortalité ou mortalité ?), on lui a soufflé la réponse mais ça n’a pas suffit et Bella a décidé de répondre favorablement à la requête d’Edward.
Elle s’apprête donc à épouser ce dernier.

109m4winPour l’histoire, je n’en raconterais pas plus. Pour ceux qui veulent savoir ce qui s’y passe, je me ferais un plaisir de répondre à leurs questions par mail.
Bref.
Bella épouse Edward et le mariage est à l’image du jeune homme…

Ce tome-ci présente une originalité (amorcée avec la fin du tome 3) et l’histoire se divise en 3 grandes parties dont une racontée par Jacob. On change donc de narrateur. Ce n’est pas mal, ça donne un nouveau point de vue et le personnage de Jake étant extrêmement sympathique, sa partie est à son image. Ce qui met un peu de fantaisie et d’humour dans la saga.
Bon ça aurait été encore mieux si Stephenie Meyer avait décidé de tout faire en utilisant un narrateur extérieur…mais ça demande plus d’imagination que pour un roman à la première personne.
Révélation est semblable à la saga : complètement inégale !
Toute la première partie contée par Bella est d’un ennui total, dans la même veine que le 3. Niveau niaiserie, on atteint de sommets avec le mariage et le voyage de noces (mais enfin ça baise ^^). Et même si celle de Jacob est agréable à lire, elle est assez dénuée d’intérêt, n’apportant que peu à l’histoire.
Ça change quand on passe à la dernière partie où on retrouve Bella en sacré mauvaise posture et prête à être transformée…
C’est intéressant de suivre tous ces changements, de lire ses pensées, ses idées plutôt que ses descriptions insipides d’Edward. Et ça devient vraiment captivant quand Bella refait surface, vampirisée, et que tout s’enchaîne. Il faut quand même attendre la page 400 (ou presque) pour ça…
Les 19 derniers chapitres valent le coup. Bella est sûre d’elle, et même si sa fragilité pouvait plaire, elle se découvre de nouveaux aspects. Sa confiance en elle l’a rend plus sympathique. Ce qui me dérange un peu, je me suis rendue compte en lisant un commentaire d’internaute sur amazon, que l’auteur donne une image qui est celle que les gens forts, beaux et riches réussissent. Une espèce de supériorité qui rend l’humain presque inutile. Et cela se voit avec Bella qui n’avait rien dans la cervelle (je suis un peu sévère) pendant les 3 tomes et qui là se révèle avoir une intelligence extraordinaire. C’est dommage de ne pas avoir donné plus de dimensions aux humains…
Comparativement, le dernier chapitre amène une fin rapide. On dirait que l’auteur n’ayant plus envie de continuer, a torché une fin vite fait mal faite… c’est trop abrupt, trop facile. Les chapitres précédents auraient mérité quelque chose du même niveau, de plus poussé, réfléchis.
On a un bon pic d’excitation du milieu à la fin du livre mais qui retombe lourdement !

On a donc une série avec un super tome et demi, le reste peut se passer d’une lecture approfondie (malheureusement). Il y avait vraiment matière à faire quelque chose de bon avec cette histoire d’amour femme/vampire mais trop de niaiseries, accompagnée d’une traduction minable (d’ailleurs, je ne comprends pas que l’éditeur n’est pas viré ce Luc machinchose après le 1er tome !), un exemple que j’ai noté « Pour moi, l’heure est venue de la guerre ».
Ce n’est pas compliqué à la relecture, de voir qu’il vaut mieux dire « Pour moi, l’heure de la guerre est venue » non ?
Je ne sais pas si c’est l’auteur qui manque de synonyme ou le traducteur qui avait du mal mais c’est fou ce que Bella s’est répétée ! Je crois que je n’avais lu autant de fois de  ma vie « son (superbe) torse marmoréen ». Ah on en bouffe des descriptions abusives du corps magnifique d’Edward.
Je radote mais c’est pour conclure :
- il aurait mieux valut écrire ces livres à la 3ème personne
- construire une vraie mythologie des vampires, quitte à en créer une nouvelle
- donner plus d’importance aux nombreux personnages secondaires, les vampires mais aussi les Quileutes
- et supprimer Edward ^^

Mon avis sur le tome 3, Hésitation

Posté par Zofia à 15:08 - Au menu - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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