28 février 2009
The Wrestler.

Réalisé par Darren Aronofsky
Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2008
Distribué par Mars Distribution
L'histoire: The Wrestler nous invite à suivre le chemin de croix de Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), ancienne star du catch aujourd'hui usé et fatigué par la vie... Une sorte de Rocky, mais sans l'aspect American dream...
Après Pi, Requiem for a dream et The fountain, Darren Aronofsky revient avec ce film plein de sobriété de larme et de sang... Pendant plus d'une heure et demi nous suivons un Mickey Rourke juste hallucinant, dans sa vie qu'il ne maîtrise plus depuis bien longtemps. Trop vieux, fatigué, dépassé et seul, il ère dans cet univers remplie de looser, d'alcool et de rock 80's...
La caméra est au plus près du personnage, et capture sans fioriture ou effet de style ces quelques instants d'un personnage attachant, plein de failles et de fractures, le tout, en nous montrant l'envers du décors d'une machine bien rodée aux states: le catch, mélange de sport et de spectacle, avec ses ficelles, ses excés, ses stars déchues et ses enjeux financiers.
Bref, pour peu que vous soyez sensible et que vous aimez les histoires de looser à la dérive, ce film est pour vous. Attention tout de même: certaines scènes ne font pas dans la dentelle et ça fait parfois mal à voir...
Mon avis: Aronofsky saute du coq à l'âne avec ce film, en abandonnant l'esthétique léchée de the Foutain, pour un cinéma plus intimiste. On retrouve parfois le style requiem mais en beaucoup plus sobre. Ce qui tend à prouver qu'aucun de ses films ne se ressemblent. Cela me conforte dans l'idée que ce mec est grand, et que c'est un grand raconteur d'histoire. Ne vous attendez pas à un récit traditionnel autour d'un sportif déchu, on en est loin. Ici on touche à l'intime, à la personne, pas à la légende perdue. Un très bon film, pas du tout prétentieux.
Même si l'ensemble est plutôt lent et morose, on rie beaucoup (on peut même dire qu'on se moque...) et cela ajoute à la sympathie que l'on ressent pour ce personnage. Et même si vous n'êtes pas amateur de catch, vous pouvez aimer. Little Flea a beaucoup apprécié. Bref, je dis banco!
Enfin, et je ne serais pas original en disant cela: Mickey Rourke est fabuleux. Il mérite le buzz qu'il a déclenché.
Joker, un mental torturé et angoissant.
Personne ne pensait ça possible, et pourtant, c'est arrivé. Le Joker est libéré d'Arkham, les docteurs de l'asile l'ont déclaré capable de marcher dans les rues et de se mêler aux citoyens...
Si vous êtes passé récemment dans un magasin culturel, vous n'êtes pas sans savoir que Dark Knight, le succès ciné de l'année passé, vient de sortir en DVD. Et cet album en est la parfaite extension. Il n'a pas été créé pour cela, les premières traces du scénario et les premiers croquis remontent avant que l'on parle du film cité ci-dessus. Cependant, la similarité des deux traitements pourrait faire penser le contraire, ne serai-ce que sur le visage du Joker.
Brian Azzarello est un scénariste plutôt habitué au polar, et même si il s'est déjà plongé dans l'univers de
Batman, il n'avait jamais vraiment touché son ennemi le plus intime. Et il faut bien avouer que c'est une réussite. Premier point, même si le clown meurtrier est le personnage principal, il n'est pas le narrateur, ce qui permet de ne perdre le lecteur. C'est Jonny Frost, malfrat ambitieux qui nous fait partager le récit. Ensuite, le scénariste a la bonne idée de ne pas traiter le personnage comme un comique troupier, c'est un fou dangereux, sans conscience et avec un sens de l'humour tout à fais particulier, à l'image du personnage campé par le regretté Heath Ledger. Tout l'univers criminel de Gotham est traité de manière terre-à-terre, afin de leurs donner une autre profondeur, loin de la grandiloquence qu'on leurs a trop souvent prêté, ils sont ici terrifiant de banalité.
Le dessin n'est pas sans rappeler la gravure ou la sculpture. Lee Bermejo, le dessinateur, travaille dans la masse et caractérise sans mal tout les malfrats qui peuplent la ville de l'homme chauve-souris. Comme si il inscrivait dans le marbre chaque version des personnages qu'il propose. Chacun est majestueux, campé, imposant et à sa place dans le bestiaire inquiétant qui peuple les bas-fonds de cette cité imaginaire.
Si vous cherchez un complément à Dark Knight, c'est cet album, il correspond à la vision du film tout en étant totalement différent. De plus, aucunes connaissances de l'imposante mythologie des personnages n'est nécessaire, il vous sont présentés neuf et vierge de tout passé. Les deux auteurs (qui avaient déjà donné leur propre vision de Lex Luthor dans l'album du éponyme) signe un album qui se lit d'une traite, prenant, qui plus qu'une nouvelle aventure est surtout une plongée dans une vision perturbée et dangereuse.
Joker, de Brian Azzarello et Lee Bermejo, collection DC Icons, 128 pages, 18 euros.
26 février 2009
Bellamy

Chabrol, un Dieu vivant pour certains, un gros chiant, pour d’autres. Un grand nom, quoi qu’on en dise. Je ne suis pas spécialement fan de son œuvre mais j’aime bien aller voir ce qu’il fait, quand j’ai l’occasion. Je n’aime pas tous ses films mais certains m’ont semblé, en leur temps, plutôt intéressant…beaucoup me laissent pourtant à moitié convaincue et Bellamy fait partie de ceux-ci.
Bellamy (Gérard Depardieu, mon dieu il va finir par être aussi large que haut!) est en vacances à Nîmes avec sa femme. Bellamy est commissaire, il aime sa femme, elle le lui rend (bien ?) mais accessoirement, elle rêve surtout de croisières au bout du monde. Bellamy a un jeune demi frère (Clovis Cornillac, trop sexy dans son petit jean moulant) un cliché à lui tout seul : un sale gosse qui fume, boit, vole, la honte de la famille. Un looser magnifique quand même bien sympa parfois, aussi.
Bref, Bellamy est un homme vieillissant, débonnaire et qui, malgré tout, préfère être occupé que lire le journal dans son fauteuil.
Ca tombe bien, en fait…
Ca tombe bien parce qu’un inconnu (Jacques Gamblin, je t'aime) traîne dans son jardin depuis quelques jours et …fini par prendre contact avec lui : il pense avoir tué un homme. Il est caché dans un hôtel. Il ne sait pas trop quoi faire et raconte son histoire rocambolesque au commissaire…dont on apprendra les détails que peu à peu.
En fait, cette histoire de meurtre, d’identité volée blablabla, on s’en fout un peu et Chabrol n’a pas l’air d’être très intéressé lui non plus. C’est là que le bas blesse : on croit qu’on va avoir affaire à un vrai polar et on se retrouve avec un film…qui n’a rien à voir. On attend tout le temps l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres…elle n’arrive pas !
Mais ça se laisse regarder, comme on dit. Vraiment. Autant, dans certains films de ce réalisateur, je me suis réellement fait chier, autant là, les 1h50 passent à peu près bien. Mais je n’ai pas eu ce que je voulais avoir et ce n’est vraiment pas gentil gentil de jouer avec mes attentes !!
Parait que c’est un film sur les faux-semblants. Faut dire que l’enquête que mène Monsieur Bellamy l’entraîne plus à réfléchir sur sa propre vie que sur le cas qui lui est exposé. Des réflexions sur le couple, des suspicions d’adultère, le temps qui passe, la fin de l’hiver, un homme fatigué par la vie et l’ambiance assez morose et tristounette de la province…C’est vrai qu’on dirait du Simenon. Mais bon, on aurait pu faire plus palpitant. J’ai du mal à ne pas ricaner quand je lis des critiques qui disent qu’on a un suspens fou jusqu’à la fin…certes, on ATTEND quelque chose, mais quand le générique de fin arrive c’est vraiment du beaucoup de bruit pour rien.
Ps : J’aime bien les « jeux » sur les noms des personnages enfin…je suis peut être la seule à en voir. J’ai direct pensé à Bel-ami de Maupassant mais je vois pas en quoi on pourrait trouver une correspondance entre les deux hommes… Quant au personnage de la maîtresse jouée par Vahina Giocante, elle s’appelle Mlle Sancho (et on peut dire qu’elle est loin d’être frigide), Mr Gentil (qui pourrait être un vrai connard en fait),…
Ps n°2: Je m’inquiète un peu parce que quand Chabrol sera mort, comment qu’y pourront travailler, tous les membres de sa famille qui apparaissent au générique ?
Ps n°3 : J'ai aussi envie de dire qu'au casting il y a aussi la chanteuse Adrienne Pauly (pardon si 'jécris mal son nom) et elle est vraiment bien, comme le reste des acteurs, mais ce fut une bonne surprise de la voir :)
20 février 2009
Street fighter IV - Here come a new challenger!!!
Oyé oyé!!! Mais brave comparses Gamers, le messie est de retour. Le roi de la distribution de pains vidéoludique sur plan x/y nous reviens!!! Il est en forme, et il va tout ravager.
Pour les néophytes ou les plus jeunes, j'ai trouvé une petite vidéo sur you tube qui retrace l'évolution de la série:
En grand fan de jeu de combat, j'attends depuis quelques années maintenant, que le genre revienne sur le devant de la scène. En effet, le jeu de combat en 2d est un peu tombé en désuétude depuis l'arrivée de la 3d et des tekken ou autres soul calibur. Un peu comme si les deux avaient un rapport et ne pouvaient pas cohabiter. Bref la 2d ça ne marche plus... Et pourtant, qu'est ce que c'est bon!!! Et puis l'an dernier, Capcom a lâche une petite bombe, cette image:
Et la communauté des gamers s'est enflammé! Le nouveau street fighter était annoncé, mais il serait en 3d. Quand on se souvient avec émotions des épisodes EX de la ps1 qui étaient en 3d on ne peut que frissonner d'horreur à l'idée que le nouveau porte étendard de la baston soit un street 3d. Mais capcom nous a vite rassuré, le jeu serait d'apparence en 3d, mais se jouerait à l'ancienne. Bon... Wait and see.
So what?
Le jeu est sortie, il démonte tout. Voilà c'est dit. Visuellement tout d'abord: Le style cartoon assez particulier est en fait une façon d'effectuer la transition entre la 2d-3d en douceur. Le style est très respectueux et conserve la pêche des anciens épisodes. En terme d'animation, c'est simplement somptueux, les impacts sont super bien rendu et quand ça explose, on s'en prend plein les yeux. Les décors sont souvent très beaux, variés. Les personnages ont un style bien à eux, on peut parfois douter du bien fondé du look de certains personnages... Mais ils sont leurs personnalités et restent en mémoire.
Je ne peux pas vraiment me prononcer sur les musiques: je joue avec un son peu élevé, ma chère moitié bossant comme une féroce... Mais j'ai ouïe dire que ce n'était pas le point fort du jeu.
On démarre?
On lance donc le jeu, on se matte une intro en se disant que les créateurs se sont lâchés. On arrive très vite sur l'écran titre et on choisit son mode:
Le classique mode arcade, ou l'on doit se farcir une bande dénervé pour atteindre son rival (combat qui débutera sur une petite cinématique) avant de se farcir un boss de jeu 2d, ce qui sous-entend qu'il est moche et imbattable... Ici, ce sera Seth, un espèce de Dural (boss de virtua fighters) avec un début de charisme, mais faut pas pousser quand même... Ce mode est encadré par un dessin animé fort sympathique, différent pour chaque personnage. Petit truc sympa: le mode challenger, qui permet, si on le souhaite, d'autoriser les joueurs du net de venir vous défier durant votre partie Arcade, un peu comme si vous jouiez dans une salle d'arcade. C'est fun, mais n'espérez pas finir le mode arcade ainsi... On est défié toutes les 30 secondes.
Viennent ensuite les modes VS et Xboxlive qui permettent d'affronter des amis, sur la même console ou en ligne. Le live est bien foutu, on peut personnaliser une carte de joueur à l'aide de titre de combattant et d'icône déterminant son niveau... Bien cool.
Le mode défis est très cool: Il vous met face à 3 type d'épreuves avec plusieurs niveaux, plusieurs difficultés et des trucs à débloquer à chaque fois: le mode chrono qui vous met au défis de défoncer un certain nombre de perso dans un temps impartie.
Le mode survie, qui vous donne une barre de vie et un nombre déterminé plus ou moins grand à défoncer.
Enfin le mode épreuve est le plus intéressant puisqu'il vous propose d'apprendre à maîtriser votre personnage au travers d'épreuve de manipulations à effectuer. Ce mode vous apprendra pour les débutants, à faire les coups spéciaux de base, et ensuite à faire les combo plus compliqués. Essentiel!
Ensuite, vous trouverez un mode trainning très complet, un mode gallery qui vous propose de mater les vidéo, et artworks que vous aurez débloqués dans les différents modes.
On a enfin les options de jeu (qui entre autre vous permet de choisir la langue parlé entre Japonais ou Anglais) et le marché xboxlive qui pour le moment ne propose rien de bien folichons, mais rassurez vous, bientôt vous pourrez acheter à des prix honteux des costumes ridicules.
Bon, qu'est ce qu'il a dans le ventre ce nouveau street?
Bon, on lance le jeu et il se passe quoi? La prise en main est immédiate. Si on a touché à un jeu de baston 2d, on sait jouer. Street 4, a le bon gout de mêler la simplicité d'accès d'un street II, et la profondeur d'un street III. Moi, j'ai jamais été trop street, je préfère les King of fighters, c'est technique profond et on assume. Street III c'est juste impossible à jouer parce que le mécanisme de base est implacable (une parade qu'on lance en faisant avant...), Mais soit! Street 4, réussit à imposer un mécanisme de jeu terrifiant de simplicité mais qui laisse tellement de possibilités:
Les techniques EX, viennent directement de street III, On lance une attaque spéciale en appuyant sur deux touches au lieu d'une. Le personnage clignote en jaune et le coup est plus puissant, ca bouffe un peu de la barre de spécial.
La barre de spécial se remplie quand on frappe. Quand elle est pleine on peut lancer une attaque spéciale qui fait du mal.
La barre d'ultra se remplie quand on prend des coups, et permet de sortir une attaque Ultra, qui est comme la spéciale, mais en plus puissante. Bien fun.
Enfin le focus attack est la grosse nouveauté du jeu: on coup que l'on lance avec pied et poing moyen, qui se charge et qui permet d'enchaîner l'adversaire. Sa spécificité c'est que si on vous tape pendant le coup, vous morflez mais vous pouvez quand même frapper, ca donne donc un contre. Les possibilités deviennent grande grâce à ce coup assez simple à placer.
Niveau personnages, on a 25 combattants très différents, massivement issus de street II + un mélange de perso des street alpha (Sakura!!!!) + deux boss inédits (Gouken!!!) + 4 petits nouveaux, et attention: des nouveaux que l'on veut tester, pas des perso douteux de street III.
Conclusion:
Street fighter IV est une véritable réussite! La 3d passe très bien, les sensations sont celles de la 2d, il n'y a pas de perte de sensations. Au chapitre des regrets, quand on a été habitué à jouer aux street alpha à Kof, guilty gear et autres jeux présentant moult furies bien abusés. Les deux pauvres furies par perso de street IV font un peu de la peine. Mais le propos n'est pas là: Ce n'est pas un déluge de coups abusés, mais du combat!!!! Bref on peut passer outre. Enfin le collector n'est pas l'objet ultime tant espéré: Les figurines sont sympathiques, mais le guide est un petit trucs jolie avec 8 pages, et le film offert est un second CD glissé sous le cd du jeu dans la boite de base... Pour le prix, on aurait apprécié d'avoir une boite pour le dvd du film et une pour le jeu, et un guide complet sur tous les perso du jeu...
Passons! Le jeu est fun! Le jeu est beau! Le jeu est le messie attendu: celui qui sera à même de ramener les joueurs sur les combats en 2d, celui qui va peut être apprendre aux "joueurs" de maintenant à faire des manip de jeu de baston (les jeunes ne savent plus faire un quart de cercle pour lancer une boule de feu, on peut appeler ça un joueur?) et espérons, celui qui va permettre un nouvel essor du jeu de combat!!! Maintenant, j'attends Kof 12 qui lui s'engouffre à fond dans la 2d de haute qualité!!!
Avant de vous quitter, je ne peux pas résister à l'idée de vous faire voir la vidéo mythique de street fighter 3, la vidéo qui montre à quel point ce jeu est technique, et ce que l'on peut en faire quand on sait jouer (ce qui n'est pas mon cas), espérons que des matchs pareil vont apparaitre pour le 4, je fais confiance aux japonais. Je vous situe le contexte: Daigo est un joueur ultime, il a Ken, il a plus de vie, et le mec en face veut sa peau. Tournoi en public, écoutez les réactions. Illustration du parring, le truc implacable de street III (ou il faut faire avant pour bloquer). Joueur, pleurez...
19 février 2009
L'Anneau de Moebius, Franck Thilliez
Bon, en toute franchise, ça me fait bizarre de faire une chronique express sur un bouquin, et non pas sur un cd. Peu importe, je m'y lance. Car d'un côté je me sentais presque obligé de ne pas la faire. Pas après ce mois passé à espérer la petite faille pour pouvoir dévorer quelques pages supplémentaires de son nouveau petit bijoux : L'anneau de moebius. Explications.

Franck Thilliez c'est un jeune romancier français, spécialiste dans le thriller, le suspense, le sanglant. Des polars à la française comme on avait perdu l'habitude d'en lire. C'est même plus que de la lecture : ça devient de l'acharnement, pour ne pas pousser le vice jusqu'à de la torture. Des nuits entières haletantes, alors que le matin le réveil est fracassant. On devrait mettre en place un livre qui se détruit tout seul, impossible de le lire la nuit pour éviter tout écart de conduite.
Thilliez du haut de ses 36 ans est pratiquement un débutant. Son nom n'est pas crié sous tous les toits, il est ingénieur dans les hautes technologies du côté du nord de la France.
Son premier roman sort en 2003, intitulé Train d'enfer pour Ange Rouge. Excellent, certes, mais une fin un peu tirée par les cheveux à mon goût. On lui pardonne, c'est son premier.
En 2005, c'est le premier coup de massue. La Chambre des Morts est un carton, je le conseille à beaucoup. Il récoltera 2 prix, celui qui Quai Polar 2006 et celui du Polar français SNCF 2006.
En 2006, deux vont sortir : Deuils de Miel et La Forêt des Ombres. Les deux sont impressionnants, une fois plongé à l'intérieur, impossible d'en sortir. Comme un cercle vicieux, pervers, où vous vous sentez littéralement oppressé par ce que vous lisez. Il maitrise à merveille l'art de vous tenir en haleine, vous serez aussi surpris à lire la fin de la page suivante avant même de l'avoir commencé !
En 2007, le cinquième roman est attendu. Et il arrive. Malheureusement Zofia, si tu t'es arrêtée à celui là, tu ne peux pas être emballée. La Mémoire Fantôme avec le recul est un fiasco. J'exagère. Il est pas mauvais, mais comparé à ce qu'il nous a proposé, je le trouve fade, poussif et assez mal ciblé. A part le flic, les personnages ne sont pas assez intéressants à mon goût.
C'est donc avec des pincettes que j'attaque le sixième opus, sorti au moment des fêtes de noël.
Que dire ! Que faire ? Pas grand chose ! L'anneau de Moebius est retentissant. Une véritable bombe à retardement. Le bide du précédent est bien loin. A peine 20 pages (sur 540) pour être à fond dans l'histoire, qu'à chaque page tournée vous trépignez d'impatience...
Vous êtes happés par les évènements qui s'ensuivent, attention, vous risquez comme moi de faire beaucoup de nuits blanches.
"Lamorlaye, Oise. Vous rêvez. Vous vous voyez courir dans votre maison, les mains en sang. La police vous recherche pour le meurtre d'une gamine que vous ne connaissez pas. Vous vous réveillez. Et vous comprenez que ces rêves sont votre futur. Vous, dans quelques jours... Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis. Le corps mutilé d'une femme, enduit de vinaigre. Il semble avoir fait l'objet d'un rituel bien précis. Pour Victor Marchal, jeune lieutenant de police tout juste sorti de l'école, la descente aux enfers commence. Aucune relation entre ces deux histoires, a priori. Et pourtant..."
Le résumé m'avait pas forcément emballé, rassurez-vous. Et pourtant quand vous saisissez que le destin de ces deux hommes doit obligatoirement se croiser, vous ne voyez pas comment.
L'histoire est hyper bien ficellée, Thilliez fait l'effort de renouveller quelques points qui revenaient souvent dans ses anciens polars : ceux sont toujours des affaires de meutres atroces, mais il injecte dans ce dernier un petit peu de "sang" frais avec une légère dose de fantastique. Mais qui n'enlève en rien la réalité des choses. De suite vous vous accrochez aux personnages, vous vous mettez à croire en l'impossible, et vous n'avez qu'une crainte : avoir fini le roman.
Thilliez revient en 2009, selon moi, avec son meilleur roman. Et je vous promet que lorsque vous aurez fini ce dernier opus, vous n'aurez qu'une envie : vous jetez sur les autres.
Si vous êtes amateurs (ou amatrices) de thrillers ou polars, c'est indéniablement l'auteur du moment à ne pas rater. Honnêtement, si quelqu'un trouve mieux, qu'il vienne me le dire. Mais qu'il vienne me le dire une fois qu'il l'aura lu. Pas avant.

Auteur : Franck Thilliez
Titre : L'anneau de Moebius
Sortie : décembre 2008
Bibliothèque :
- L'anneau de Moebius (2008) [Le Passage] -6e roman-
- La Mémoire Fantôme (2007) [Le Passage/Pocket] -5e roman-
- La Forêt des Ombres (2006) [Le Passage/Pocket] -4e roman-
- Deuils de Miel (2006) [La Vie du Rail/Pocket] -3e roman-
- La Chambre des Morts (2005) [Le Passage/Pocket] -2e roman-
- Train d'Enfer Pour Ange Rouge (2003) [La Vie du Rail/Pocket] -1er roman-
Edition : Le Passage
La Chambre des Morts a été adapté au cinéma en 2007 médiocrement par Alfred Lot.
La Forêt des Ombres est en cours d'adaptation...
17 février 2009
Danger!!! High voltage!!! Electric six, un groupe qu'il est fun à écouter.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas du tout ce groupe... Il faut situer le contexte, je vous laisse donc regarder trois clips, vous allez assez vite comprendre de quoi il s'agit:
Voilà, maintenant que c'est fait, je vous fais passer un extrait du Wikipédia consacré à electric six: "Electric Six est un groupe mêlant rock, garage, disco, punk, new wave, et métal. Originaires de Detroit, USA, ils ont commencé à être reconnus en 2001 avec le single "Danger! High Voltage", et ont par la suite enregistré les albums "Fire", "Señor Smoke", "Switzerland" , "I Shall Exterminate Everything Around Me That Restricts Me From Being the Master" et Flashy. [...] Le groupe est formé en 1996, et s'appelle initialement "The Wildbunch". Ils changent leur nom pour "Electric Six" probablement à cause d'un conflit avec une collection Trip Hop de Détroit ayant le même nom. Durant la deuxième moitié des années 90, ils jouent régulièrement au "Old Miami" et au "Gold Dollar" à Détroit, au cœur d'une scène musicale dont sortiront entre autres The White Stripes. La composition originale du groupe est Dick Valentine (chant), Rock and Roll Indian (guitare), Surge Joebot (guitare), Disco (guitare basse), et M (batterie). Le groupe se sépare temporairement à la fin des années 90, ses membres se lançant dans des projets différents, et se reforme en 2001 pour enregistrer "Danger! High Voltage"" "Trois membres du groupe quittent la formation en juin après l'enregistrement de "Fire", il reste donc Dick Valentine, Tait Nucleus?, et M. Suite à cela, The Colonel, John R. Dequindre et Frank Lloyd Bonaventure rejoignent la formation, ayant déjà collaboré quelques fois avec Electric Six. Frank Lloyd Bonaventure quitte le groupe, remplacé par Johnny Na$hinal tandis que John R. Dequindre devient le bassiste. Récemment le bassiste Dequindre quitte le groupe pour jouer uniquement avec son autre groupe Alex Winston mené par la ravissante... Alex Winston. Ce changement n'est du qu'à des raisons "d'emploi du temps" et non plus des disputes avec les autres membres. Le nouveau bassiste est Smorgasbord. En novembre 2004, M. (le batteur) quitte le groupe, laissant Dick Valentine comme seul membre original de la formation. Le nouveau batteur, Percussion World, devient membre permanent du groupe après avoir collaboré à plusieurs reprises avec eux."
Voilà pour wiki... J'ai découvert electric six à la fac, en 1er année, par les clips que faisait tourner un copain, comme beaucoup de gens... J'ai accroché à l'esprit au son, à l'humour omniprésent. A l'occasion de la sortie récente du dernier album, j'ai eu envie de parler de ce groupe inconnu en France, qui tourne en Angleterre, Suisse, Espagne... Mais pas chez nous... Je vais rapidement vous parler des cinq albums:
Fire sortie en 2003 (même en France!!!)
Peut être le meilleur album, alliance de fun, de puissance et de trucs débiles. Rien que la pochette mérite qu'on achète le cd. Fire représente la base si on veut écouter Electric six, c'est l'album le plus basique et le plus rock. Les morceaux sont immédiat et restent facilement dans l'oreille. De toute façon, c'est ici que tous se joue: Si vous appréciez la voix du chanteur, vous pouvez passer à la suite. Sinon arrêtez tout. Avec cet album, le groupe a planté le décors: Le kitch, la dérision, les "nuclear war" et les "fire", qui sont des termes qui reviennent régulièrement dans les albums et surtout, le fait que Dick valentine (mais qu'est ce que c'est que ce pseudo) annonce les solo de sa grosse voix grave. Je mets une option sur le dernier morceau: synthesizer qui démonte avec ses sonorités 80's.
Senor smoke sortie en 2005.
Le second album reste dans la lignée du 1er, assez rock, avec des grosses sonorités disco et des summums de connerie avec notamment une chanson au titre évocateur: Vibrator, une reprise dantesque de Radio ga ga de queen et une chanson du nom de Jimmy Carter qui rappellera des souvenirs au fans des backstreet boys... Personnellement j'ai la quasi-totalité des morceaux de cet albums, y compris les petites interlude débiles... Malgré tout, il reste dans la continuité du 1er album.
Switzerland sortie en fin 2005.
Deux albums dans la même année. Trop bien!!! Switzerland est moins rock, même si... Tout en restant dans le style electric six, le groupe évolue, déjà parce que les membres du groupes changent. On notera une chanson d'ouverture pas terrible (the band in hell), mais la suite se rattrape avec notamment le premier single: I buy the drugs... Un très bon album plutôt bien équilibré entre chanson qui bougent (Mr woman, slices of you) et morceaux plus calmes (Germans in mexico, chocolate pope).
I shall exterminate everything around me that restricts me from being the master. Sortie en 2007.
Attention! Album bizarre. Electric six expérimente des sonorités différentes, le resultat n'est pas toujours là (it's showtime! ; sexy trash), on lorgne parfois vers la new wave (Broken machine) ce qui est plutôt sympa et on a malgré tout quelques morceaux bien cool (down mcdonnelzzz, when i get to the green building...), à noter aussi un morceau super, qui possède le son de basse la plus audacieuse que j'ai entendu: Randy's hot tonight! Bref, un album un peu en demi-teinte, mais qui possède des qualités.
Flashy. Sortie en 2008.
Cet album sonne comme un retour aux sources, on y retrouve les sonorités des 1er albums, tout en gardant le travail effectué entre temps. La chanson d'ouverture est énorme: Gay bar part II et sonne comme un rappel de ce qui a été fait auparavant. La suite n'est pas en reste, même si pour l'instant je ne maîtrise pas tous les morceaux, mais ce que je peux en dire, c'est que l'album est massivement rock, lance des rappels de new wave à l'ancienne, les compo sont un peu plus complexe, même si on nage pas non plus dans le prog... Pour l'instant, Flashy sonne bien mieux que I shall exterminate... Même s'il ne possède pas forcement l'immédiateté des 1er albums.
Conclusions: Electric six est un groupe assez particulier, comme peut l'être the darkness... Un groupe avec une base parodique forte, une identité virile, une voix d'homme, qui n'hésite pas à se tourner en dérision au travers de clips salés. Je conseil vivement à tous les gens un peu curieux de solicité ce groupe, pour que leurs albums sortent en France et qu'ils viennent faire un tour dans notre beau pays...
14 février 2009
Valkyrie, de Brian Singer (2009)
Etudiant en histoire, vous allez finir par croire que je ne vais voir que des films en rapport avec mes études, malheureusement ce ne sont que de pures coincidences. Après avoir vu Le Che : L'argentin (que j'ai trouvé fidèle et très approprié au personnage), direction l'Allemagne et la seconde guerre mondiale pour infiltrer les généraux allemands à la botte (?) d'Hitler.

Le film nous amène dans la peau d'un général qui tente d'assassiner Hitler, un certain 20 Juillet 1944 en Allemagne. Réalisé par Brian Singer, qui a d'ailleurs adapté des certains X-Mens ou encore Superman, Walkyrie n'était pas THE film attendu de 2009, mais pour une fois qu'on ne tombait pas dans le traditionnel film de guerre/action pro-USA, ce concept nous a quelques peu apaté. Et surtout, sachant les faits puisque nous les avions étudié, l'envie de faire les curieux concernant la mise en scène nous a définitivement convaincu.
Avec des pincettes cependant. La production est américaine, et le général (et meneur) de l'opération Valkyrie visant à tuer Hitler est tout bonnement Tom Cruise.
Tom Cruise, parlons-en, à ma surprise, n'est pas lassant. Je trouve qu'il tient bien son rôle, n'en fait pas trop. Sombre et efficace. Mais les hics apparaissent vite.
Il ressemble un peu trop à La Chute à mon goût. Ca encore, à la rigueur, on passe. Le film, du haut de ses 2h, manque de vivacité, les scènes sont assez prévisibles, mais on ne voit pas le temps passer. Il n'a pas que des défauts, mais il apparait comme un peu fade au final.
Voilà pour le film. Par contre, grosse désillusion point de vue de l'approche historique, qui pour ma part apparait comme un énorme fiasco.
On cherche à présenter les officiers allemands de la Wehrmarcht comme des opposants à Hitler, marqués par un fort sentiment patriotique, à vouloir sauver l’Allemagne du bourreau Hitler. Ce qui ne faut pas oublier, c’est que cet attentat manqué a eu lieu le 20 juillet 1944, soit pratiquement à la fin de la guerre. Pourquoi les allemands s’en sont-ils rendus compte si tard ? Ce que le film oublie de mentionner, c’est la position des Alliés à ce moment là. Le rouleau compresseur soviétique est au front de l’est, l’armée aux portes de Berlin.
Ce qui signifie ? Que les officiers allemands, sentant que ce n’était plus qu’une question de temps, voyaient la défaite, irréductiblement. Au lieu d’être les pros-Hitler et être condamnés comme les responsables de cette seconde guerre mondiale, ces derniers ont cherché à assassiner Hitler pour pouvoir s’empresser de signer l’armistice avec les Alliés, et négocier. Comme pour limiter un peu les dégâts.
Le film nous montre une vision complètement différente de la réalité, où le réalisateur reste fixé sur cet attentat manqué, sans jamais réellement situer l’évènement dans son contexte.
Valkyrie, un film de Brian Singer avec Tom Cruise. Depuis le 28 Janvier 2009 au cinéma.
13 février 2009
Ricky
Ceux qui me connaissent un peu le savent, dès qu’un film de François Ozon sort en salle, j’y cours. J’ai tout vu. J’ai tout vu sauf son premier long métrage : Sitcom. J’aimerais bien combler cette terrible lacune, un de ces quatre.
Ricky c’est donc le Ozon de 2009.
Une histoire qui commence bien banalement. Katie (Alexandra Lamy) bosse à l’usine. Mère célibataire, elle vit une vie plutôt morose dans une cité assez glauque. Sa petite fille tire souvent une gueule de dix pieds de long. Mais mine de rien son regard d’enfant sera important tout au long du film. Bref, ce n’est pas la misère mais ce n’est pas la vie de château pour autant. Un jour, y a Paco (Sergi Lopez) qui débarque à l’usine et qui s’installe dans leur vie. Enfin, surtout dans la vie de Katie. Ils ne se marièrent pas et n’eurent qu’un enfant : Ricky. Bébé mignon mais un peu différent. Là, j’hésite à en dire plus. C’est à ce moment là que le film bascule dans le fantastique à cause d’un certain détail …qui se révèle pourtant être de taille. Si vous avez vu la bande-annonce, ou le film tout court, vous savez de quoi je veux parler. Si vous n’en avez aucune idée… ça serait aussi bien que vous alliez au ciné sans en savoir plus [et sans lire les éventuels commentaires qui seront liés à cet article].
Ca me rappelle une conversation qui avait eu lieu dans un des cours de ciné auxquels j’ai assisté pendant ma licence : les bandes annonces en disent souvent trop. Aujourd’hui y a bien trop de pub et finalement on arrive souvent au ciné en connaissant tout de l’histoire et en ayant déjà vu, dans bien des cas, les meilleures scènes.
La bande annonce du film détruit l’effet de surprise.
Bref.
Si certains ont trouvé le dernier Ozon tout à fait grotesque, moi je n’irais pas jusque là, je dirais juste que je suis un peu déçue. Du moins, que je ne suis pas aussi enthousiaste que d’habitude. Pourtant je n’ai rien contre le fantastique…mais là, il a, à mon humble avis, beaucoup de dérives symboliques. J’imagine qu’il y a toute un discours sur la maternité, sur le lien qui unit l’enfant à la mère, l’enfant au père…
On croit comprendre et on se demande si on a bien compris. C’est délicat. Du coup, en sortant, difficile de dire si on a aimé ou pas…
Je laisse en lien la critique de Télérama…
Intéressant de lire la critique plutôt pour, et la critique plutôt contre. Je crois que je suis un peu d'accord avec les deux, en fait.
http://www.telerama.fr/cinema/films/ricky,371629,critique.php
"Je me retrouvais sans sexe et sans emploi : beaucoup d'amputations pour un seul homme"
Journal d'Hirondelle.
Ce roman d’Amélie Nothomb c’est l’histoire d’une rupture, d’un chagrin d’amour. Le personnage principal dont on ignore l’identité réelle, et tout ce qui compose habituellement un personnage de roman, perd tout goût de vivre, tout sentiment. Il ne ressent rien : ni le goût ni l’odeur ni la beauté, même le sexe n’a pas d’effet sur lui. Il est comme une coquille vide.
Puis, un jour, il va retrouver quelque chose qui va lui procurer pleins de bons sentiments : le meurtre. C’est comme ça qu’Urbain devient tueur à gage.
Le héros complètement solitaire vit détaché de la réalité, dans un monde où les règles classiques du bien et du mal n’ont pas lieu. On se croirait dans un univers parallèle avec un narrateur un peu malsain sur les bords. Dans l’attitude du personnage qui se fait du bien en solo après avoir assassiné, ça m’a rappelé American Psycho, en moins trash et en plus réfléchi. Dieu merci !
C’est un court roman alors c’est difficile d’en parler sans trop en dire sur l’histoire.
J’ai bien aimé cette immoralité, quelque part Baptiste le personnage du dernier roman de miss Nothomb, tire un peu son origine d’Urbain : il n’a pas de nom, d’identité propre, il s’en crée des nouvelles qui collent à chacun des moments de sa vie.
Bref, c’est court mais c’est cruel, drôle, tragique à sa manière et insolent, qui à part Amélie Nothomb aurait pu écrire quelque chose de ce style en usant de finesse et non de vulgarité.
Extrait : On ne devrait jamais trop manger quand on a le vague à l'âme. Cela suscite des vertiges romantiques, des élans macabres, de lyriques désespoirs. Celui qui se sent sur le point de sombrer dans l'élégie devrait jeûner pour conserver son esprit sec et austère. Avant d'écrire 'Les Souffrances du jeune Werther', combien de choucroutes garnies avait-il dû avaler ?
Les philosophes présocratiques, qui s'alimentaient de deux figues et de trois olives ont donné une pensée simple et belle, dénuée de sentimentalisme. Rousseau, qui a écrit la dégoulinante 'Nouvelle Héloïse', prétendait qu'il mangeait 'très légèrement : d'excellents laitages, des pâtisseries allemandes'. Toute la mauvaise foi de Jean-Jacques éclate dans cette édifiante déclaration. (page 81)
12 février 2009
La saint valentin : sujet qui fache ou sujet qui saoule!
Personnellement je trouve ça ridicule
Je déteste qu'on m'impose des jours particuliers : genre la journée mondiale du sida; la journée contre le racisme ou ce genre de connerie
Si les gens ont besoin de ces journées pour avoir un tilt et se rappeler que
tout ça existe c'est qu'ils sont vraiment débiles! Ça m'écœure en fait!
Vous me direz : oui mais ça peut aider des associations et des malades etc. Je
pense que les gens savent très bien tous les problèmes sur cette terre et ce n’est
pas avec quelques jours par an qu’ils vont retrouver une conscience altruiste !
Tout ça c'est de l'arnaque, des trucs bien commerciaux pour nous faire raquer comme toujours et pour nous faire culpabiliser et donc encore plus raquer !
Sauf que ça ne marche pas.
Quand je croise dans la rue des gens qui travaillent pour des associations et qui me forcent la main ça me donne encore moins envie de donner. C’est con mais je déteste être forcée dans mes actes…
En ce qui concerne la saint valentin, ça ne sert à rien, ça attriste les gens seuls, ça endette les couples et ça enrichit les entreprises…
Et puis surtout ça me rend folle que des centaines de couples fassent pareil ce soir là : ciné resto baise.
Je ne comprends pas que les gens suivent cette tradition qui n'est pas romantique pour un sous !
Alors peut-être que pour certains ce jour compte comme un symbole. Pour moi un jour comme celui-ci n’est vraiment pas symbolique car il est partagé par tous et donc pas personnel du tout.
On peut célébrer son amour lors de jours qui comptent vraiment pour nous, des jours qui nous ont marqué et pas un jour choisi en fonction d’un calendrier commercial pour écouler des chocolats de noël et des cartes de vœux mièvres !
Vous allez surement me dire : je suis aigrie, radine, et que je n'aime pas faire comme tout le monde que je fais exprès de ne pas aimer parce que c'est trop populaire! et bien vous perdrez votre temps car ce n'est pas le cas!
J’aimerais quand même connaître les avis de tout le monde sur cette "fête" et comprendre cet engouement






















