31 janvier 2009
Mais qu'est ce que le Buzz du Falcon punch?
Mais qu'est ce que... a pour vertu de vous expliquer un concept, quelque soit la nature de ce dernier. Grâce à nous, vous pourrez briller en société, ou tenir une conversation avec un groupe de geek, vous la péter à la cinémathèque du coin et connaitre l'un des nombreux mystère de la vie. Mais qu'est ce que, est une façon légère et illustrée d'apprendre et ainsi d'élargir son horizon, grâce à des réponses à des questions que vous ne vous étiez jamais posé.
Aujourd'hui, et pour commencer, je me propose de vous expliquer qu'est ce que le buzz du Falcon Punch. Si vous n'êtes pas de fervent joueurs, habitué au monde trépidant des loisirs ludo numérique, vous n'aurez certainement pas entendu parler du Falcon punch, et encore moins du buzz qu'il a put provoquer.
Petite définition:
Définition 1: Le falcon Punch est un coup spécial, d'un personnage non moins spécial, appelé Captain Falcon.
Ce personnage est apparut dans les années 90 dans F-zero, jeu de course futuriste de la super Nintendo. Mais il a connut un élan de popularité avec son arrivée dans la série Smash Bros. Sorte de grande réunion ou tous les personnes nintendo se foute joyeusement sur la gueule. Et c'est ainsi qu'est apparut le falcon Punch:
Définition 2: Le falcon Punch est un coup d'une puissance si extrême qu'il détruit des galaxies...
Explication: Au départ, ce n'était qu'un coup spécial anodin, mais Nintendo a eut l'idée de commander une série animée sur F-zero... Et là ce fut le drame... En dehors de la piètre qualité de la série... Les fans ont retenu une scène particulièrement marquante:
A partir de cet instant, le falcon punch passa du statut de simple coup spécial, à celui de coup légendaire. Plusieurs éléments sont réunit pour faire de cette scène, une scène culte: Le manque total de charisme du personnage, et son son ennemi: Black Bull, le fait qu'il perde son casque, ce qui dévoile une coiffure somme toute ringarde... La musique, du plus mauvais goût... Le hurlement de son acolyte, qui est au moins aussi culte que le coup en lui-même... Et puis surtout, le travelling arrière ultime sur une galaxie en train de payer pour le coup du héros, ce qui, en soit, n'est qu'à peine abusé... A partir de cet instant, les fans s'en sont emparé et toutes les occasions furent bonne pour le placer:
Si l'image ne bouge pas, ouvrez le lien en cliquant dessus...
La folie des fans n'ayant pas de limites, je suis tombé sur des vidéos totalement délirante, et d'un abus extrême, je ne vous diffuse que les moins obscures, mais sachez qu'il existe entre autre, une chanson chanté par Kirby (personnage rond et rose de nintendo et lui aussi présent dans smash bros. Sa capacité a absorber les coups spéciaux des autres personnages, fait qu'il peut lancer un falcon Punch affublé d'un casque de captain falcon...) sur le thème, mais c'est proprement inaudible... Bref, si je vous parle de ce phénomène, c'est bien parce que c'en est un. Il suffit de voir le nombre de vidéos sur le sujet, présentes sur le net, pour s'en persuader. Et qui sait, vous n'êtes pas à l'abris de vous retrouver Falcon Punché par un fan...
Cet article aura donc le mérite de ne pas vous laisser dans l'incompréhension...
Avant de vous quitter, une dernière pour la route: Pour tous les fans de la série Gurren Lagann (excellente série qui débarque bientôt en France et dont je vous reparlerais.): Le Falcon punch de Kamina:
Voilà, j'espère que cela vous aura intéressé, voir intrigué. On ne soupçonne pas ce qui peut se passer dans notre dos. Sachez que la prochaine fois, je vous parlerais d'un truc bien moins obscur, puisqu'il s'agit du Wilhelm scream...



30 janvier 2009
L'étrange histoire de Benjamin Button
Chronique de Rael
Savez vous que j'ai été frappé 7 fois par un éclair?
Réalisé par David Fincher
Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond...
Film américain.
Genre : Drame, Fantastique, Thriller, Romance
Durée : 2h 35min.
Année de production : 2008
Titre original : The Curious Case of Benjamin Button
Distribué par Warner Bros. France
Imaginez... Imaginez une grande fresque Romanesque s'étalant sur un siècle... Vous allez me dire: on en a déjà eu des moulons... Alors imaginez que cette fresque romanesque soit entachée d'un énorme "SAUF QUE"...
Benjamin Button est donc une fresque romanesque SAUF QUE le héros nait vieux et rajeunit avec l'âge... Et là, on a le contrepied ultime, l'histoire impossible d'un homme confronté à sa différence. David Fincher nous a pondu un film fabuleux, un mélange entre un Forrest Gump pour la fresque du 20e siècle, un titanic pour la romance, et un film de Caro & Jeunet pour les petites anecdotes farfelues qui parsèment le récit, et le foisonnement de personnages secondaires hauts en couleurs.
C'est ainsi qu'on traverse une histoire de 2h40 sans que cela soit éprouvant. Pourtant il n'y a pas une once d'action frénétique... Là où les 3h00 du Seigneur des anneaux sont indigestes, Benjamin Button est un vrai régal, j'aurai même accepté 30 minutes de plus, histoire de faire durer le plaisir.
Un mot sur la spécificité du film: Brad Pitt et son évolution dans le temps. Juste énorme. Les maquillages et les effets numériques sont de grande qualités, le jeu d'acteur est parfait (j'aurai préféré le voir en VO mais ça attendra le dvd...), et puis... Il est beau!!!! Attention! SI vous voulez du Brad Pitt beau, il faut attendre un bon moment... Soyez patient(e)s.
Cate Blanchett est toujours aussi gracieuse et blanche... Son évolution, même si elle est moins spectaculaire que celle de Mr Pitt, reste très bien foutue.
Bref, j'ai adoré ce film, Fincher est décidement un génie visuel, chaque plan est un régal, le scénar est très bien équilibré, entre romance humour, émotion et suspens. C'est décidé ce film est mon coup de coeur de ce début d'année, il va falloir en foutre un coup pour le détrôner!
RAEL A DIT: MATTEZ CE FILM D'URGENCE!!!!
Commentaire de little flea:
je suis presque totalement d'accord avec rael. Cependant je dois dire que les 3 heures furent tout de même assez longues et quelques passages sont trop lents à mon goût.
Le film reste quand même fabuleux et super bien fait. il y a des scènes émouvantes, d'autres techniquement délectables etc. Les acteurs m'ont plu, on s'y attache.
Enfin le couple est ultime!! Brad Pitt est à tomber et Cate Blanchett est magnifique.
Certains diront que c'est trop romancé, je comprendrais, mais ce film est beau bien réalisé et original
mon dernier mot sera : à voiiiir mercredi prochain
Présentation : la Maison des Feuilles
Roman apparemment culte, je n'ai découvert son existence il y a que quelques mois en lisant une interview de James Franco, le méchant furieusement sexy de Spider-Man, qui le donnait comme son livre de chevet :
"La Maison des feuilles, le best-seller publié en 2000 par l'écrivain Mark Z. Danielewski. Je ne cesse de lire et de relire ce roman très expérimental. C'est l'histoire d'une famille qui trouve une maison dont l'intérieur est plus large que l'extérieur. Mais c'est difficile à résumer, car il y a des narrateurs multiples, des annotations, une mise en page très bizarre... Pour un amoureux de l'écriture, c'est une mine d'or!"
Intriguée par l'appellation roman expérimental, je l'ai inscrit sur ma lettre au père Noël.
La 4ème de couverture étant alléchante, j'avais hâte de le recevoir pour voir un peu ce que pouvait être ce roman si spécial...
"« Je fais encore des cauchemars. D'ailleurs, j'en fais si souvent que je devrais y être habitué depuis le temps. Ce n'est pas le cas. Personne ne s'habitue vraiment aux cauchemars. .. Ainsi parle Johnny Errand au seuil de cette Maison des feuilles, et de poursuivre sa mise en garde : « Ça ne se produit pas immédiatement, mais sans prévenir vous vous apercevrez que les choses ne sont pas telles que vous pensiez qu'elles étaient. Livre subversif, livre défendu, le lecteur est prévenu... et bien entendu tenté.
Dans son introduction, Johnny explique comment il a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle, décidé de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de "home movie". Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui jusqu'alors n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante : la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique. Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices ? Pourquoi le manuscrit de Zampanô semble-t-il le rendre fou?
A la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée."
Voilà pour le résumé.
J'avoue avoir été largement surprise en le feuilletant, et pour cause. Textes en miroir, à l'envers, pages vierges ou presque, partitions musicales, notes de bas de page plus longues que le texte, textes barrés, en diagonales, de travers, bref un joyeux bordel littéraire. (mots soulignés = photos)
Ma plus grande question, c'est comment je vais réussir à lire ce truc ?!
*propos reccueillis par Guillaume Crouzet, Oct. 2008, parution l'Express Styles - Le reste de l'interview de James Franco
28 janvier 2009
Les noces rebelles
Sortie le 21/01/09
De Sam Mendes

Années 50. Etats-Unis.
Franck et April Wheeler ont une trentaine d'années, deux enfants, une jolie maison dans une agréable banlieue pavillonnaire...Tout pour être heureux.,,enfin, c'est ce que les voisins disent.
Quand ils se sont rencontrés, apparemment une petite dizaine d'années auparavant, ils avaient des projets, des rêves. Elle, elle voulait être actrice. Lui, il ne savait pas trop quoi faire de son existence mais restait confiant.
Ce qui les a unis et gardé ensemble c'est cette sensation d'avoir trouvé en l'autre...un être humain avec les mêmes idées, les mêmes valeurs. Coincés dans une Amérique conventionnelle et quelque peu coincée du cul, pour rester polie, ils aspiraient à mieux, à ne pas être comme les autres, bref, ils voulaient une vraie vie comme dit April, une vraie vie à vivre avec intensité.
Mais avec les années, le mariage, les enfants, la routine...toutes ces belles idées se sont cassées la gueule et Franck n'est guère heureux. April, encore moins. Elle propose un jour une idée folle : et s'ils partaient tous les quatre refaire leur vie, en Europe,...à Paris?
...sauf que dans la vie, on ne fait malheureusement pas toujours ce qu'on veut. Ils vont l'apprendre à leurs dépens.
Je suis peut être bête mais quand je vois le nom de Sam Mendes, je me dis toujours que ça va être un super film...tellement je suis fan de son American Beauty. Pour moi c'est LA référence pour ce type de films...
Et je n'ai pas été déçue. J'ai adoré ce film.
On a beaucoup parlé de la réunion du couple mythique Winslet/Dicaprio et c'est vrai qu'ils crèvent l'écran...mais si on pensé à Titanic pendant une ou deux minutes, on oublie vite. C'est admirablement bien joué, c'est fort, intense et la critique de la société fine et très intelligente, à mes yeux. On ressent vraiment l'étouffement latent de ces deux personnages, surtout celui d'April, femme au foyer (tout à fait désespérée) qui se voit vraiment pas finir la vie entre la panier à linge et le four.
C'est un thème qui me parle forcément, cette envie de tout envoyer balancer pour faire ce que l'on veut, vraiment, sans se soucier du quand dira t on et de la méchanceté/jalousie des gens. Ca ne sombre pourtant pas dans le cinéma intello, prise de tête où les jugements sont faciles et les portes, enfoncées avec joie et bonne humeur.
Je ne peux que vous conseiller d'aller le voir, en V.O. Si possible, c'est quand même mieux.
25 janvier 2009
La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – La reine dans le palais des courants d’air
Ceux qui connaissent auront reconnus là les deux derniers de la trilogie de Millénium entamée avec Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
A la fin de ce 1er opus, on laissait Mikael Blomkvist revenir à la rédaction de Millénium et Lisbeth Salander partir aux Caraïbes. Le second commence quand Mikael Blomkvist s’attaque à un nouveau morceau journalistique, une nouvelle petite bombe prête à exploser : le trafic de femmes mineures venant des pays de l’est.
Mikael prépare ce numéro spécial en compagnie de Dag Svensson, à la recherche d’un éditeur pour publier son bouquin sur le sujet et Mia Bergman, sa compagne, qui elle est en pleine rédaction de thèse pour devenir docteur en criminologie. Les trois sujets en préparation se ressemblent, se recoupent et vont foutre un sacré bordel au sein des plus hautes instances suédoises.
Lorsque ces collaborateurs se font assassiner et que les médias se lancent dans une chasse sauvage contre Lisbeth, il n’en faut pas plus à Mikael pour se plonger au cœur de cette nouvelle affaire avec un but : dénouer tous les fils et prouver l’innocence de Sally.
Peu sont de son côté, il va lui falloir persuasion et courage pour les convaincre de le rejoindre dans cette lutte.
C’est ainsi que commence le tome 2, autant dire très fort. On apprend de nouvelles choses sur le fonctionnement de la Suède, de son gouvernement. On découvre une Lisbeth surprenante et pleine de ressources.
Et on ne lâche pas le bouquin. L’intrigue est peut-être moins fournie que le 1er tome et se focalise davantage sur la traque que sur l’enquête de Dag, encore que ça me semble être bien réparti.
L’écriture est toujours vraiment aussi bonne, fluide malgré la quantité d’informations distillée tout au long des 650 pages.
Quant au troisième tome… il est pour moi le meilleur, le plus abouti de cette superbe trilogie. On laisse les personnages dans un drôle d’état à la fin de La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Je n’en dirais pas trop, pas plus pour ceux qui n’ont pas encore lu le 2.
Quoiqu’il en soit, une fois le 2 finit, on est obligé de commencer le 3, pour avoir le fin mot de l’histoire.
Ce tome va donc révéler une multitude de renseignements, d’informations sur Lisbeth que le lecteur n’avait pu que deviner jusqu’à présent. C’est l’histoire de Salander. La sienne. Mêlée à d’autres ramifications, des branches sombres de la Säpo, des activités souterraines et insoupçonnées.
Les alliés de Sally vont plus que jamais apporter leur soutien, combattre, en vue de publier un nouveau roman de Blomkvist, une nouvelle bombe plus importante que la première salve.
Ici encore on est face à une tonne de documentation, d’histoire politique et sociale mais tout est si bien fait, si bien monté, cadré, qu’on ne s’égare pas. On mène de front plusieurs enquêtes, plusieurs recherches à la façon d’un journaliste. Les personnages se font plus nombreux mais toujours aussi captivants. Les intrigues, on peut l’imaginer, mélange fiction et réalité.
Bref un des meilleurs romans que j’ai lu, tout s’y trouve et tout y merveilleusement décrit.
Contrairement au premier qui peut se lire individuellement, le 2 et le 3 sont trop imbriqués pour se contenter que d’un des deux.
23 janvier 2009
Slumdog millionaire
Sortie le 14/01/09
Danny Boyle, c’est qui c’est quoi ?
C’est Trainspotting. C’est Une vie moins ordinaire. C’est La plage. Et plus récemment, c’est Sunshine.
Je ne suis pas fan fan fan mais quand même quoi, c’est le monsieur qui a réalisé Trainspotting alors…j’ai eu envie de voir son nouveau film.
Boyle a adapté un best seller indien, un roman de Vikas Swarup intitulé : "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire" et en a fait un film….
…Survolté. C’est bien le mot.
Dynamique, fluide,… Une impression de vérité, aussi. On est bien loin de l’Inde merveilleuse, majestueuse et mystérieuse qu’on avait trouvé dans The darjeeling limited (pour ceux qui l’ont vu). Nan, ici on a l’impression d’être dans l’Inde telle qu’un indien peut la voir, cruelle, dure, belle aussi, parfois,…Une Inde sale et difficile, mais pas montrée comme misérable ou digne d’apitoiement. J’aime bien ce juste milieu. Montrer la dureté de la vie de ces gosses, sans nous donner envie de chialer ou de culpabiliser. Parce que ces personnages sont pleins de vie et d’espoir. Ils vivent.
Dans cette Inde là, il y a le jeune Jamal Malik. Il a 18ans et il est orphelin depuis belle lurette. Il a grandit dans la rue, avec son grand frère, Salim mais aussi avec la mignonne petite Latika, une petite esseulée, tout comme eux. Ensemble, ils ont fait la manche, les quatre cent coups, ils ont connu la misère, la violence et les emmerdes.
Jamal a toujours été amoureux de Latika mais la vie veut autrement.
Slumdog millionaire, c’est aussi l’histoire d’un amour contrarié. Ca rappellerait presque les films Bollywoodiens ça…
Le film commence sur le plateau d’une émission que vous connaissez tous : Qui veut gagner des millions. Malik vient de gagner le max. Une fortune. On soupçonne ce pauvre serveur de thé d’avoir triché…comment expliquer son succès autrement ? Il sait lire mais n’a jamais fait aucunes études… C’est au fur et à mesure que l’interrogatoire avec des flics quelque peu bourrins que l’histoire de Malik s’explique et se démêle devant les yeux des spectateurs.
Deux heures qui passent assez vite. Un casting de purs inconnus, du moins pour nous, occidentaux. Je me souviendrai longtemps de la scène de la course poursuite dans le bidonville, un exemple du genre. Elle nous fait rentrer directement dans l’histoire, nous scotche dans nos fauteuils et même si, par la suite, on pourra lui reprocher d’avoir quelques malheureuses longueurs, Slumdog millionaire a le mérite d’être différent de ce qu’on nous sert souvent en salles.
Mention spéciale pour le générique de fin carrément made in Bollywood. J’adore.
22 janvier 2009
Home
L’histoire : au milieu d’une campagne de l’Indre déserte et plate, une autoroute à l’abandon, jamais utilisée, à côté de laquelle une famille habite. Une maison pleine de vie à quelques mètres du bitume et des barrières de sécurité.
Un jour, la rumeur annonce que les travaux vont reprendre et que l’autoroute va ouvrir…
J’avais raté ce film à sa sortie en octobre dernier et grâce au festival Télérama, j’ai pu le voir et je ne regrette pas.
Ce film est un mélange savoureux d’une comédie familiale et d’un thriller de type Shining.
On se retrouve à vivre au bord de cette autoroute, au départ, comme un jour d’été, une journée de juin où l’école va bientôt s’arrêter et la nuit arrive tard. Une famille un peu déjantée où l’aînée bronze en écoutant du métal à fond, la mère attend le retour de tout le monde, la deuxième fille un peu introvertie et le ptit dernier espiègle ; je dirais même complètement déjantée.
Et quand l’autoroute ré-ouvre…
La famille reste là, en place. A vivre dans le bruit.
Et c’est l’escalade, la descente aux enfers. La maison se resserre sur ses habitants.
Le couple formé par Isabelle Huppert et Olivier Gourmet est détonant, surprenant, angoissant.
J’aimerais en dire plus mais ça serait trop en dire.
Au départ, c’est bucolique. Au bout d’un temps, c’est tellement oppressant que ça en devient douloureux, suffocant.
En sortant de la séance, j’avais vraiment besoin de sentir l’air froid sur mon visage, le vent sur mon front et voir le ciel.
J’aime quand dans un film les personnalités sont poussées à l’extrême, torturées et torturantes. Ça fait des choses difficiles à regarder parfois. Mais j’ai aimé regarder ce film, pour son esprit décalé, pour ses personnages, pour cette situation franchement absurde, pour les acteurs et la photographie du film avec des couleurs vives et des tons blafards tirant sur le glauque.

source : Allocine.fr © Diaphana Films
20 janvier 2009
Et après
Sortie le 14/01/09
Un film de Gilles Bourdos
1h47
Pour moi, Musso (celui qui a écrit le bouquin dont ce film est adapté) c’est un l’équivalent de Marc Lévy : c’est bien si certains prennent leur pied à les lire, ça fait tourner l’industrie littéraire, mais il ne faut pas me demander de m’y intéresser. A la base, je ne voulais donc pas spécialement voir ce film, même si Duris et Malkovich sont des acteurs que j’aime par-dessus tout. J’ai pourtant suivi une amie…je n’ai pas regretté, mais sincèrement, c’est loin d’être le film du siècle.
Et après, c’est avant tout l’histoire de Nathan et de Claire. A huit ans, ces deux enfants se rencontrent pendant des vacances. Un après midi Claire tombe dans l’eau et Nathan court chercher du secours. Il se fera violemment percuter par une voiture. Mort ? Oui. Et puis non. Il est revenu à la vie le Nathan, personne ne sait comment, lui-même n’arrive pas à savoir pourquoi.
Vingt ans plus tard, Nathan et Claire sont divorcés (ah ah). Divorce un peu spécial, disons, tout à fait douloureux et traumatisant à cause de la raison principale (on la trouve dans certains résumés, moi si vous la connaissez pas, je préfère ne pas le dire, c’est mieux de le découvrir à mesure, les résumés en disent souvent bien trop) . Nathan est devenu un brillant jeune avocat, il ne vit que pour son travail et vit loin de son ex et de leur petite fille. Sa vie aurait pu se continuer ainsi…Mais un mystérieux médecin, le docteur Kay, fait irruption dans sa vie. Il prétend pouvoir savoir à quel moment certaines personnes vont mourir, son travail est, en quelque sorte, de leur apporter la paix intérieure avant que ceux-ci disparaissent pour de bon. Il implique Nathan dans ses manigances.
La vie, la mort. Le sens de la vie. C est quoi la mort ?
L’idée est sympa. L’intrigue intéressante. Et les images sont très belles. Visuellement, ce film est assez beau oui. Mais Romain Duris m’a particulièrement déçu et ça n’a rien à voir avec le rôle, je sais pas…je l’ai trouvé terriblement inconsistant. ET puis j’ai vu le film en VO et ça m’a fait bizarre, au départ, de l’entendre parler anglais.
Je n’ai jamais trop aimé les livres ou les films qui font un peu de la philosophie de vie à deux euros cinquante, avec de jolis préceptes…ça ne me touche pas vraiment. Mais je sais que certaines personnes peuvent y être sensibles alors elles seront peut être plus enchantées par ce parcours initiatique que je n’ai pu l’être.

18 janvier 2009
Twilight - Chapitre 1 : Fascination La review de Rael. De l'importance d'un contre-avis...
En temps normal, j'aurai ajouté mon article à la suite de celui fait précédemment (et je vous le conseil puisqu'il vous donnera un regard positif sur le film), mais je ne me suis tellement pas retrouvé dans ce qui avait été dit, que j'ai pensé qu'un deuxième avis, à part, était indispensable... Voici donc:
L'avis de Rael
Ce film est ridicule... Pendant deux heures, on nage dans une mare de lieux communs : Rhooo il est beau le vampire ténébreux... En plus c'est un gentil vampire qui mange des lapins, tout ca parce qu'il est torturé par sa conscience encore intacte.... (Note du scénariste: penser à remercier Anne Rice pour sa contribution au monde vampirique), et puis l'ado rebelle qui se sent pas bien dans sa nouvelle école (alors que tout le monde la kiffe à mort quoi!!!)... Un méchant très méchant, avec une tête de méchant et l'attitude trop féline du méchant super méchant, alors que les gentils sont très gentils (sauf une qui est jalouse)... Super tranché comme antagonisme merci...Et puis quand le bellâtre sauve l’héroine, le truc qu'elle remarque c'est qu'il va très vite, pas qu'il arrête un mini van à une main, bref... Je passe... Tout est "so Cliché", même l'arrivée des méchants, avec leur démarche de Killers sortant d'un rideau de fumée, et l'arrivée des gentils vampires au ralenti parce que c'est la classe... (Mais de qui se moque t on?) Le gentil vampire ne sait visiblement pas jouer la comédie et il bataille comme un dément pour essayer d'avoir l'air Cool et ténébreux (mais quand même torturé...) Raté... Mais c'est pas grave, il est trop beau! Et puis comment ne pas se moquer des tentatives d’effets spéciaux (de vampire...) : La scène de course vers le sommet de la montagne est juste risible et rappelle la scène mythique de course dans Astérix mission Cléopâtre... Et je passe sous silence les grimpettes dans les arbres qui ramènent la technique du harnais à ses balbutiements...
Non vraiment je ne vois pas ce qui pourrait sauver ce film... J’aurai pu me dire que j’y comprends rien parce que je suis un mec, ou bien je suis trop vieux, si je n’avais pas eu une Léa totalement hilare à mes cotés… Et dieu sait que je suis sensible aux histoires d’amour, mais là, NADA !!! Dire qu'on va nous en pondre encore je ne sais combien... Ca me rend malade! Je suis super fan des vampires, c'est un sujet qui me passionne... Mais là, on a l'impression de mater un long-métrage adapté de Buffy contre les vampires pour l'ambiance super mièvre... Rhooo et puis le montage trop branché djeunes avec ses travelling en diagonale... Non vraiment, ce n’est pas possible...
17 janvier 2009
Almost Famous - Presque célèbre version Untitled.
Réalisé par Cameron Crowe
Avec Patrick Fugit, Billy Crudup, Frances McDormand
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 30min.
Année de production : 2000
Titre original : Almost Famous
Distribué par Columbia TriStar Films
Ce film date un peu. Je vous le concède. Mais, il est tellement énorme, qu'il faut que je vous en parle.
William Miller (Patrick Fugit) un ado de 15 ans, étouffé par sa mère, il découvre le rock grâce à sa sœur. Nous sommes dans les années 70, une époque bercée par Led Zep, les who, Bowie... William décide d'écrire sur sa passion. Sa passion le conduit à couvrir un concert de Black Sabbat, où il rencontre Miss Penny Lane (Kate Hudson), une groupie extravagante, muse... Il va surtout rencontrer le groupe Stillwater (un groupe fictif) qu'il va suivre durant quelques dates de tournée. Le groupe est porté par son chanteur Jeff Bebe (Jason Lee) et son guitariste mystique Russel hammond (Billy Crudup), avec qui Miss Penny Lane a un rapport "privilégié". Le jeune Miller va découvrir les joies et les peines d'un groupe en tournée, avec pour objectif, la rédaction d'un article pour le magazine Rolling stone. Suivant les conseils de son idole, le journaliste Lester Bangs (Philip Seymour Hoffman) il va devoir faire la différence entre son boulot et l'affection qu'il a pour le groupe Stillwater. Il va aussi découvrir la vie que sa mère (Frances McDormand) a tenté de lui cacher...
En dehors de l'ode au rock des seventies qu'il représente, ce film quelque peu autobiographique (Cameron Crowe, le réalisateur ayant bossé pour Rolling stone mag dans sa jeunesse), est une savoureuse histoire de passage à l'age adulte. La vie de William va changé à tout jamais grâce à la rencontre avec Stillwater et surtout avec sa cohorte de groupies menée par la gracieuse et hypnotique Penny Lane (Kate hudson est carrément sublime).
Almost famous est très drôle, il respire la nostalgie d'une époque révolue, et nous fait ressentir l'excitation d'un concert vu de l'intérieur. Il traite aussi des dangers de la célébrité, en abordant les déboires d'un groupe saisi par la célébrité, les conflits entre les membres, les égos à satisfaire, le rapport à la critique et bien d'autres éléments que je vous laisse découvrir...
Il existe deux versions du film, je vous recommande la version Longue (untitled) plus riche en passages lives et plus profonde vis à vis des personnages.
Pour finir je voudrais donner une mention spéciale à Frances McDormand qui est juste énorme dans ce film en mère psychorigide qui démonte tout le monde, et qui fait passer un vrai calvaire à son fils...
Si vous aimez la musique, si vous voulez un épopée à la fois drôle et émouvante (ah l'adolescence), ce film est pour vous.
RAEL A DIT: MATTEZ CE FILM D'URGENCE!!!!



















